‹ Correspondance inédite de Henri Heine: avec une préface et des notes explicatives--Chapitre 6 sur 51 · PROPAGE VII · texte numérisé non relu

PROPAGE VII

mière partie de cette Correspondance de 4810 à 48^9. Les lettres à Immermann et à Moser forment ici les séries essentielles du recueil. Sa correspondance avec Immermann nous montre Henri Heine sous le charme d'une de ces admirations de jeunesse qui durent trop peu, mais qui pour lui ne devait pas subir Tatteinte du temps; elle révèle chez le satirique et le railleur des facultés d'affection, je dirai presque de tendresse, que beaucoup de ses lecteurs n'avaient guère soupçonnées en lui, et une modestie sans affectation qui va jusqu'à grandir démesurément l'objet de son culte. Les lettres à Mosès Moser, l'ami le plus cher de sa jeunesse, et dont l'attachement pour Heine eut quelque chose de tout particulièrement désintéressé et de fraternel, sont de toutes^ si je ne me trompe, celles qui mettent le mieux en plein jour son caractère et son existence intime ; c'est sans doute la portion la plus précieuse du recueil *,

i. Ces lelires, avant de prendre place dans la collection compléle, farent publiées, il y a quatre ans, à Leipzig, par le fait d'une indiscrétion. Après la mort de Moser, en 1838, Heine avait prié M. de Varnbagen de réclamer cette correspondance, ainsi que ses lettres à Gans, mort vers le môme temps. Ce vœu ne put ôtre rempli, et nous devons nous en féliciter, car il est probable que, si elle fût revenue dans les mains de Heine, la correspondance avec Moser serait encore inédile aujourd'hui. —

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