‹ Correspondance inédite de Henri Heine: avec une préface et des notes explicatives--Chapitre 7 sur 51 · VITI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VITI PRÉFACE

ne fût-ce que parce qu'elle prouve, ndn moin&que la correspondance avec Immermann, combien Heine sut rester fidèle à ses attachements, à travers les luttes et les fautes de sa vie.

La seconde portion du recueil embrasse les derniers temps que Heine passa en Allemagne, et les douze premières années de son séjour en France, depuis le moment où il vint se fixer à Paris en 4834, jusqu'au voyage qu'il fît à Hambourg, dans l'automne .de 4843^. Les causes qui amenèrent la rupture de Heine avec le pays de sa naissance, à la suite de la révolution de 4830, et surtout du déplorable effet que produisirent ses injustifiables attaques contre le comte Platen, se trouvent indiquées dans une série de lettres, fort importantes à d'autres points de vue encore, adressées à M. et à madame Yarnhagen, ainsi

Quant aux lettres à Gans, elles ont disparu, et, lorsqu'on songe à la valeur de rhomme à qui elles étaient adressées, on ne peut que le regretter.

i . Ce voyage fut, on le sait, l'occasion du plus mordant de ses poëmes, le Conte d^une nuit éChiver, qui acheva de le brouiller avec rAllemagne, au moment même où il se sentait repris d'un Accès incurable, disait-il, d'affection pour son pays. Ces contradictions sont habituelles chez Heine. '— Ce fut le seul voyage qu'il fit en Allemagne, pendant les vingt-cinq ans qu'il vécut à Paris.

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