LIII * AU MÊME
GoBUingoe, le • . • mars 18Së.^
Ma lettre pour vous venait à peine de partir, cher Robert, que j'en ai reçu une dlmmermann qui commence ainsi... « Pour répondre d'abord à votre demande, je viens vous dire que je donnerai trèsvolontiers quelque chose, cette année, aux Fleuri du Rhin, et que vous pouvez l'annoncer à vos amis. Il faut toujours obéir aux appels et aux sommations des jolies femmes, — autrement le bonheur se retire de nous. J'ai entendu d'autres encore que vous vanter la beauté de madame Robert, et je serais heureux de rencontrer une fois cette charmante femme. »
Après vous avoir rapporté ainsi les propres paroles d'immermann (à qiibi j'ajoute que je lui avais écrit, antérieurement, d'envoyer bientôt ce qu'il destinait, à l'Almanach), je crois n'avoir plus rien à faire. C'est maintenant au rédacteur lui-ra^viie de demander directement à Immernn^»^ QUflHfl ^t combien il compte envoyer.
Je VOUS prie, cher, très-cher Robert, d'excuser la précipitation et la négligence de ma lettre; je suis,' réellement, enfoncé jusqu'au cou dans les tribulations. Votre bonne Frédérique — car cet attribut lui appartient aussi de plein droit — me pardonne, j'en suis sûr.
A M. MOSER
Gœuingue, le i*' août 1825.
Cher Moser,
C'est beau à toi de ne* pas complètement ra'oublier. Je ne donne guère à mes amis Toccasion de songer à moi, et, dans ma disposition morose,' ou, pour mieux dire, dans ma situation actuelle, il n'y aurait rien de bien étrange s'ils se détournaient de moi peu à peu. —N'attache point d'importance à ce début; car, de par Dieu, je ne suis pas en état, dans ce moment, de penser à autre chose qu'à mes douleurs physiques. J'en ai été tourmenté, ces quinze derniers jours,. presque autant que je tourmente mes amis en les entretenant constamment de mes souffrances. — Le but essentiel de cette lettre