‹ Correspondance inédite de Henri Heine: avec une préface et des notesChapitre 32 sur 49 · CORRESPONDANCE INÉDITE SÛ · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE INÉDITE SÛ

est de te recommander mon frère, qui est sur le poi nt de partir pour Berlin, où il va étudier la médecine. Ce que tu peux faire de mieux pour lui, c'est de le mettre en relation avec un habile médecin qui lui indique les cours universitaires à suivre, et avec un bon économe qui lui apprenne comment on peut vivre le plus économiquement à Berlin. Fais-lui faire aussi la connaissance de Zunz et de Gans, et, si cela te plaît, du vieux Friedlànder. Il est assez jeune encore pour s'éprendre de lui. — Mon frère est un homme rangé, de bonne volonté, d'un extérieur assez peu attrayant; au dedans, farci des auteurs grecs et romains, et qu'il faut surtout mettre en garde contre l'esthétique, la v , et autres maladies contagieuses. Et, puisque j'en suis aux recommandations, je prends aussi la liberté de me recommander à toi. Conserve-moi, car tu ne trouveras jamais un ami pour qui tu puisses mieux mettre en oeuvre toute la patience et toute la sollicitude de l'amitié. Oui, vraiment, cher et bon marquis t

Ma situation extérieure n'a guère changé. J'ai travaillé tout l'hiver à la jurisprudenc^e 5 î'^^^^ ^^^^^ des jours de santé, et, si dans ce it^^. ^^vt \^ ^^'àsin^ pas un si rude retour de mes nria^ . \\\e ^etTi\*à

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annoncer pour le doctorat. Mais, dans l'état où je suis, Je n'y peux penser; ce qui est d'autant plus triste qu'après ma promotion, je comptais beaucoup écrire, et surtout fitiir le Rabbin,, qui pèse lourdement sur mon âme* Cette œiivre^ la plus désintéressée de toutes, sera aussi la plus parfaite. — J'ai bon espoir de guérir réellement cet été ; mon médecin se donne beaucoup de peine pour cela, et moi aussi : force dépenses et ingurgitations de désagréables drogues.

Mon oncle, à Hambourg, a mis encore un semestre à ma disposition. Mais tout ce qu'il fait arrive d'une façon peu agréable. A cette heure, je ne lui ai pas encore répondu ; car il me répugne de lui démontrer combien sottement et misérablement on m'a calomnié à ses yeux. C'est aussi par dégoût que je ne m'arrête pas sur ce sujet nauséabond. Quand je serai bien portant, je me sens assez fort pour changer tout cela; jusque-là, il faut que je patiente.

J'ai écrit aux Robert, à Carlsruhé. Je veux publier mon Voyuge du Hartz dans les Fleuré du Rkirii h l'ai redemandé à mon oncle Hettri Heine, à qui je l'avais envoyé, et, aussitôt réçu^ je l'adresserai à Carlsruhe. J'étais résolu d'abord à le publier dans

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