‹ Correspondance inédite de Marie AntoinetteChapitre 10 sur 33 · LU MÉMOIRE · texte numérisé non relu

LU MÉMOIRE

nous étions allés visiter, et attesta par écrit la minutieuse exactitude du sens et des mots de leurs diverses conversations.

Relation des Conférences de M. le comte d'Hunolstein avec MM. de Sybel et d*Arneth.

Aujourd'hui, 29 septembre i865, j'ai eu l'honneur d'être appelé ici, à Munich, à une conférence entre M. le comte d'Hunolstein et M. le chevalier d'Arneth, directeur des archives impériales privées de Vienne. Cette conférence avait pour but de connaître l'opinion de M. d'Arneth sur la publication de la correspondance de la reine Marie-Antoinette, par M. le comte d'Hunolstein, et surtout aussi d'avoir son jugement sur les originaux eux-mêmes qui lui étaient présentés par M. le comte d'Hunolstein et qui avaient servi à faire la publication.

Ce matin, 9 heures, M. le chevalier d'Arneth se rendit chez M. le comte d'Hunolstein, qui

POUR LA QUATRIÈME ÉDITION. un

mit SOUS ses yeux les originaux en question. Après un examen attentif, pendant lequel on put voir combien M. d'Arneth était vivement frappé, il fit la déclaration suivante :

<c 1^ Sans aucun doute, personne plus que « moi n'a eu en main tin plus grand nombre a d'originaux de la Reine, car la correspondance c que j'ai publiée de la Reine avec sa mère a l'Impératrice ' ne contient pas moins de <c trente-six lettres originales, auxquelles vien- <r dront s'ajouter un certain nombre d'autres, a provenant de la correspondance avec ses <c frères, les deux empereurs Joseph et Léo pold, (c que je publierai prochainement.

<c 2^ Sans contredit, personne ne connaît <K davantage l'écriture de la Reine que moi, c( ainsi que Ton peut facilement le comprendre,

<c 3^ Je déclare que les lettres qui me sont <c produites par M. le comte d'Uunolstein, imi- « tent si parfaitement l'écriture de la Reine, ce dans la seconde période de sa vie, que je ne a pourrais, sur le moment, décider si elles sont <c vraies ou si elles sont fausses ; bien plus, je

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