OPINION DE LE ROT
Le baron Jacques Le Roy, agent de la pour d^Espagne , a composé en i683 un traité sur ee camée , et il a réimprimé à la suite les Dissertations des auteurs qui Tavaient précédé , sans doute- pour mieux faire ressortir son explication (2).
La première est relative à la partie supérieure à\i camée : on y voit, dit-il, dans la partie supérieure Rome casquée, vPiue d'un patudamentum, qui porte dans sa rrrain le globe terrestre , et Auguste déifié , la tête couronnée de rayons et d'un voile sacré, tenant une pique sans fer, ou un sceptre. Caius Julius Caesar^ la tête lauréc , et tenant un bouclier dans chaque main Drusus Germanicus est porté sur un Pégase : sa figure est assez semblable à celle que nous voyons sur ses médailles. Ilest couronné de laurier, à cause de sa victoire sur les Germains. Vénus Tavait placé dan»
( I ) hoc, eit, , p. 309 et teq*
(2) Achates Tiberianus, twe Gemma CoesareafJ)» gusti Apotheo$in reprœsentans , etc. , pag. t - a3.
Opinion de Le Roy. \oj
\t ciel souf le nom de Lucifer. Il étend la main vers Auguste ; un amour tient la bride du Pégase, le vêtement qui (on)be du cheval indique la chute dans laquelle Drusus se rompit la cuisse. La rangée du milieu offre Tibère assis sur le trône impérial : auprès de lui est Livie sa mère , vêtue d'une tunique , et couronnée de laurier ; elle porte dans la main des pavots, symboles de là prospérité publique. Le captif qui est à set pieds paraît être un esclave arménien , peut êfre l'Arménie elle-même. Derrière Livie est Drusus le jeune 9 fils de Tibère : il porte un trophée , symbole de ses
' victoires dans la Germanie , et il étend ses bras ven AugiisJe qu'il implore pour la conservation de Tibère et celle du peuple romain , à moins qu'il n'étende sa main vers le globe que porte Rome corhlne lui étant destiné. Près de Drusus est Liville son épouse , avec une stola : une de ses mains est élevée, l'autre pose sur un des bra^ de son fauteuil qui est orné d'un
, sphinx ; mais Tristan est ridicule de lui faire tenir un mouchoir pour s'essuyer les yeux : les sphinx étaient communs »ur les anciens meubles, et ce prétendu mouchoir est un pan de la robe de Liville. A gauche de Tibère est Antonia , épouse de Drusus , et mère de Germanicus : elle est aussi couronnée de laurier ; elle embrasse son fils qui est prêt ^ partir pour la Syrie , et qui porte la main à sim casque pour l'indiquer. Derrière German^ci's est son épouse Agrippine :«lle tient dans ses mains un rouleau ; elle n'a pas une stola comme Livie et Liville , mais une chlamyde à cause du séjour ordinaire qu'elle faisait dans les camps à la
^ suite de son mari. Près de sa mère t'st le petit Caligula en habit militaire , et s'appuyant sur un bouclier : il porte des trophées, symboles des victoires de son. père ; il est figuré seul, parce qu'il fut le seul parmi ses fi'ères qui l'accompagna dans ses expéditions : ni lui ni son père n'ont la chaussure militaire ; tous deux ent une espèce de sandale qui leur couvre tout le pied , ainsi qu'on le remarque aux principaux soldats sur la colonne Trajane.
Peiresc avait vu dans le rang inférieur plusieurs nations vaincues , sans déterminer lesquelles ; Rubçni les décrit comme les principaux Germains qui ornèrent le triomphe de Germanicus ; mais^ selon Jacç|ues
lo8 Opinion de Monifaucon. .
Le Roy, la forme des armes, le costume, tout indiqué des nations orientales; c'est T Arménie soumise par Hbère , ainsi que le pays des Parthes.