A M. I>B LA MARCHE
frère ^ que vous daignez me proposer. Il eût élé bleu doux et bien honorable pour moi d'avoir tout te votre famille pour arlntre. Mais M. de Srosses n'en veut point *j il veut plaider parce qu'il croit que ce qu'on appelle la justice de Gex n'osera le condamner et que je n'oserai en appeler au Parlement. C'est en quoi il se trompe. Je respecte trop votre auguste compagnie pour la craindre. Je lui ai écrit à luimême une lettre très*ample ^ dans laquelle je lui remets devant les yeux tous ses procédés ^^ et je finis par lui dire que, s'il y a un seul homme dans Dijon qui l'approuve , je me comdamne. J'aurai l'honneur de vous envoyer copie de ma lettre ; elle répond à tout ce que vous jQie faites l'honneur de me dire ^ j tout y est ex-
» M. Fyol dé Neuilly.
* On a TU par la lettre de M. do Brosses à Voltaire (suprd p» 162), que c^étaîent précisément les arbitres invoqués parle poète qui avaient décliné Tarbitrage , ce qui est confirmé par la lettre à M. Lebault (p. 173 ). Il était même de règle en Bourgogne qu^nn membre du Parlement ne pouvait être arbitre , sinon dansune affaire de famille. (Arrêt du 25 novembre i5ji j cité dans le Répert. de jurisprudence , au mot Arbitrage,)
^ La lettre du 20 octobre 1761.
^ M. de la Marche avait donc fait des objections à Yoltaire sur sonfactum inséré ci-dessns p. i40| et Vol-*
pliqué : c'est un factum adresse à lui-même ;
vous me jugerez. J'aimerais mieuic vous envoyer
ma tragédie y mais venez la voir jouer sur mon
théâtre 9 il est joly. Nous y avons représenté
Mérope , nous avons fait pleurer jusqu'à des
Anglais. Oh !que le cher RufFey ' aurait dormi !
Vous ne pouvez savoir à quel point je vous res-^
pecte et je vous aime,
Aux Délices, 19 décembre*.
Je prends le parti d'adresser ma lettre chez monsieur de Pondeveile , car c'est chez l'amitié qu'on doit trouver M. de la Marche*. L'amiiié a
taire apparemment n^avait rien de solide à répondre y puisqu'au lieu de le faire, iLpromet copie ultérieure d'une le tire beaucoup moins concluante au fond qu'il n'affecte de le croire ( la lettre XLV ci-dessus p. 149) 7 copie qu'il ne tenait qu'à lui d'envoyer ce jour-là.
' V, la lettre à d'Argental , du 14 septembre 1761 .
* M. de la Marche avait en effet conservé une liaison intime avec Pont-de-Yeyle , son condisciple. On dit même qu'il ne fut pas étranger à la composition du Tat puni e^da Contflaismt*