A M. DE RUFF£Y
A Ferney , 8« auguste 17^6.
Votre Tigne et Totfe laurier sont très-ingénîeux * 9 mon cher Président. Votre Académie devient de jour en jour plus brillante. 11 faut espérer que ces éta- Blissemens feront beaucoup de bien aux provinces; ils accoutumeront les hommes à penser et à sacrifier les préjugés aux vérités. Les jeux floraux n'ont guère contribué qu'à perpétuer dans Toulouse le mauvais goût; mais des prix donnés à des recherches utiles sont un véritable encouragement pour Pesprit humain.
Il y a dans le Recueil de l'Académie des belles-lettres de Paris des Mémoires qu'on cite dans toute l'Europe ; mais tous les compUmens faits à T Académie Française sont oubliés , et c'est bien ce qui peut leur arriver de plus heureux.
Mon triste état augmente tous les jours ; et ce n'est pas seulement parce que j'ai bientôt soixante et treize ans, c'est parce que je suis né extrêmement faible ilpse fecit nos , et non rpsi nos.
Madame Denis , qui se porte bien , fera les honneurs à M. le Marquis de La Tour du Pin , et je serai aussi sensible à ses boutés que si j'étais dans la force de l'âge.
* Publiée par Girault en 1819, et réimprimée par M. Beuchot sous le no 4733.
' Il s^agissait du desdn qui encadrait les diplômes de FÀcademie de Dijou.
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Je nVi point entendu parler de mon contemporain M. de La Marche ' .
Je vous suplie de Youloîr bien présenter mes respects à M, Legoikt. Conservez-moi surtout vos bontés.