‹ Correspondance inédite de Voltaire avec Frédéric II, le président de Brosses et autres personnagesChapitre 49 sur 61 · FRÉDÉRIC A VOLTAIRE · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIC A VOLTAIRE

Votre efrontrie m^étone après ce que vous Tenez de faire , et qui est clair corne le jour *• Vous persistez an

* Pour ce billet et sa réponse , M. Beachot déclare quMl a copié servilemeut les originaux qui sont à la bibliothèque du Roi. Il place ces deux pièces entre le 19 et le aS décembre i75a.

* L^impression de la Diatribe du. docteur jékakia , faite subrepticement à Taide d'une permission donnée pour la Défense de milord Bolingbroke, autre pamphlet de Voltaire. (XXXIX; édit. Beuchot.)

Heu de tous avouer coupable. Ne vous imaginez pas que TOUS frez croire que le noir est blang : quand on ne Toit pas , c^est qu^on ne veut pas tout voir ; mais si tous poussez TafTaire à bout ' ^ je ferai tout imprimer, et Ton Terra que si tos ouvrages méritent qu'on tous élève des statues y votre conduite vous mériterait des chaînes. L'éditeur est interrogé , il a tout déclaré.

RÉPOJVSE.

Ab mon Dieu y Sire , dans Tétat où je suis ! je voua jure encor sur ma vie à laquelle je renonce sans peine y que c'est une calomnie affreuse. Je vous conjure de faire confronter tous mes gens*. Quoi ! vous me jugeriez sans entendre ! Je demande justice et la mort.

' Cest-Ji-dire si la Diatribe paraît et se distribue. * Pour établir que ce n*était pas lui qui avait eavojë le manuscrit de la Diatribe k rimprimeur-éditeur.

12 rETTRES PB VOLTAIRE.

VOLTAIRE , AU CHEVALIER DE LA TOUCHE

Le malade V... présenle ses respects à monsieur lechevalier de la Touchej il le suplie irèshumblemeut de vouloir bien luy envoyer un certificat de vie. Il avoue que la proposition est peut-être hardie, et qu'on peut fort bien luy contester qu'il soit vivant '. Mais il espère des boutez de monsieur l'Envoie qu'il ne voudra pas le jugera la rigueur. Ilaura l'honneur d'envoyer chercherchez le secrétaire de monsieur l'Envoie ce certificat favorable samedy malin. Il voudrait bien pouvoir venir chez liiy luy témoigner sa respectueuse reconnaissance.

Jeudy.*

Je prie M. son secrétaire de m'intituler gen-

* On peut 9 sans malveillance , croire qu^il y avait Beaucoup de feinte dans cette maladie. Si Von en croit Colliniy alors secrétaire de Voltaire , celui-ci ne cessa de travailler y malgré la disgrâce de Frédéric, à des ouvrages qui supposent une entière liberté d^esprit, entr^autres au plus licencieux de ses poèmes.

* Peut-être le jeudi 21 décembre 1/52, après la réception de la lettre 111 ci-dessus.

LETTRES DE VOLTAIRE. l3

tilhomme ordiaaire de la chambre du Roy, car mon premier devoir est d'aparlenir toujours au Roy mon maître ' .

YL

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