‹ Correspondance inédite;Chapitre 10 sur 123 · L. Tolstoï · texte numérisé non relu

L. Tolstoï

27 mars 1860.

(juolle joie m'ont fait vos projets, mon cher petit oncle, je ne puis vous le dire. Et ce n'est pas îi moi seul que vous avez fait plaisir, mais à tous les miens, à commencer par la tante jusqu'au moine ivrogne. Maintenant, je n'ai peur que d'une chose : que tous ces plans ne s'écroulent par une hôtise quelconque. Les conditions réelles de votre séjour à lasnaia existent toutes. Mon désir que cela se réalise est si fort que, si ces conditions n'existaient pas, je les ferais naître. Je percerais encore trois murs et moi-même m^installerais dans la cheminée. Alors cela doit être. Naturellement, il y a une foule de petits détails qu'il faut examiner d'avance : dans quelle maison et quelles chambres préférera vivre Marie Pétrovna? par oii entrera et sortira Maruchka, votre femme de chambre, etc.? Et encoVe, oi^i placer les chevaux : dans une écurie à pari, ou chez un paysan à trois verstes de la propriété, ou chez mon frère, à Pirogovo? Moi je tiens mes che-

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vaux à lasnaia, mais il faudra installer les vôtres autrement. En général, il faut causer de tout cela.

\^enez sans faute quand vous irez à Serpoukov. Quelles promenades nous ferons avec Marie Pétrovna ! Elle sera contente du jardin. De quelles bonnes choses, pédagogie, agriculture et même poésie, nous causerons avec vous et Ferducie! J'attends votre réponse et votre personne. Je baise la main de Marie Pétrovna et lui demande, en cas de difficultés, de vous aider à trancher le nœud gordien.

Il est probable que je n'irai pas maintenant à Moscou.

Au revoir.

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