Célèbre médecin, professeur de l'Université de Moscou
publie mon roman chez Riss; je prépare et envoie le manuscrit et les épreuves, et je dois le faire chaque jour, sous peine d'une indemnité pour le retard dans la publication. C'est, comme vous le savez, à la fois agréable et ennuyeux.
Au sujet de Fumée ^ je voulais vous écrire depuis longtemps et naturellement juste la même chose que vous m'écrivez.
C'est précisément pourquoi nous nous aimons. Nous pensons de la même façon, avec la raisofi du cœur, comme vous dites.
A propos de Fumée, je pense que la force de la poésie réside dans l'amour, et la direction de cette force dépend du caractère. Sans la force de Famour, il n'y a pas de poésie. La force faussement dirigée donne le caractère faible et désagréable du poète, cela dégoûte. Dans Fumée il n'y a presque pas d'amour, si bien qu'il n'y a pas de poésie; il n'y a que l'amour de l'adultère, de l'adultère léger, frivole; aussi la poésie de cette nouvelle est-elle dégoûtante. Vous voyez que c'est piécisément ce que vous