‹ Correspondance inédite;Chapitre 85 sur 123 · L. Tolstoï · texte numérisé non relu

L. Tolstoï

8 juillet 1880.

Cher Afanassi Afanassiévitch,

Slrakliov m'écrit qu'il a лоикг remplir ma demande de détruire en vous toute mauvaise disposition à mon égard ou tout mécontentement quel qu'il soil, mais que sa tâche était tout a fait superflue. Il ne pouvait m'écrire rien de plus agréable. Et c'est la môme chose que je sens dans votre lettre. Pour moi, c'est le principal, et ce sera encore mieux quand, suivant la vieille habitude, vous viendrez chez nous. Ma femme et moi attendons cet événement avec joie.

Maintenant, c'est l'été et l'été délicieux, je suis fou de la vie au point d'oublier mon travail. Cette année, j'ai lutté longtemps, mais la beauté de la nature m'a vaincu, et je me réjouis (le la vie ; il ne me faut presque rien de [)lus.

Notre maison est pleine d'amis. Les enfants jouent des comédies ; ils emplissent tout de bruit et de gaîté ; j'ai trouvé à grand'peine un

pelit coin, et saisi un moment pour vous écrire un mol.

Ainsi, je vous en prie, aimez-nous comme auparavant, aimez-nous comme nous vous aimons.

Noire salut à Marie Pétrovna.

Yôtre,

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