L. Tolstoï
26 septembre 1880.
Cher Afanassi Afanassiévitch,
Strakhov m'écrit que vous vous plaignez de moi. Plaignez-moi, injuriez-moi, ce sera bien fait pour moi, j'en serai content. Mais auparavant, écrivez-moi que vous venez chez moi et m'aimez. Gomment va votre Schopenhauer? Je l'attends avec un grand intérêt. Je travaille beaucoup. Chez nous, tout le monde va bien. Ma femme vous salue. Nos compliments à Marie Pétrovna.
Vôtre,
L, Tolstoï.
12 mai 1881.
Cher Afanassi Afanassiévitch,
Je me rappelle qu'en recevant votre lettre j'ai élé étonné de vous voir penser à des dates si lointaines comme le 12 mai. Cela m avait paru particulièrement étrange, car ce jour-là précisément j'apprenais la mort de Dosloiovski. Et voici le 12 mai et nous sommes en vie!
Je vous en prie, excusez mon silence et ne punissez pas ma femme et moi en ajournant votre visite chez nous. Ne m'en veuillez pas. J'ai travaillé beaucoup et cette année j'ai beaucoup vieilli, mais je ne saurais être accusé de. me détacher de vous.
Vôtre,