‹ Correspondance inedite scientifique et littéraire (volume 2)Chapitre 10 sur 46 · II · texte numérisé non relu

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historien de FÂngleterre, je recommande notre savant historien des Hohenstaufen, M. de Raumer, qui désire vivement vous être Recommandé ; il sera auprès de vous l'organe des sentiments d'admiration et de dévouement affectueux que je vous ai voués pour la vie.

Al. Humboldt.

Berlin, ce 29 juillet 4827.

M. de Raumer a eu la plus noble part dans les changements que le roi a faits sous le ministère de M. de Hardenberg, dans l'état des paysans. Userait heureux si vous lui procuriez des lettres pour MM. de Broglie, Saint- Aulaire et Barante. Sa conversation pleine d'aperçus fins vous charmera. Mes respectueux hommages à madame Guizot. Veuillez bien excuser la hâte de ces lignes ; je pars dans un quart d'heure pour Postdam.

ALEX. HUMBOLDT A PIETRO ERCOLE VlSCONTî (n** 53)*

Rome, 1829.

Je VOUS prie, cher monsieur Viscontî, de vouloir avoir la bonté de me prêter pour quelques jours une bonne édilion^ et, s'il est possible, accompagnée de notes de Tacite et de Suétone.

Je vous en serai infiniment obligé, et vous renouvelle

mes excuses, avec l'expression de ma véritable estime et de mon amitié.

Al. Homcoldt.

Rome, 11 mai.

Au très-illustre seigneur P. E. Visconti, à Rome.

ALEX. nUMBOLDT A GUIZOT (n° 54).

Berlin, ce 25 février 1830.

Vous connaissez, je pense, les travaux et la célébrité de M. de Raumer, l'auteur des Hohenstauffen et de plusieurs autres ouvrages historiques. C'est ce genre de recherches qui Ta conduit à Paris au milieu de vos richesses. Il a eu le bonheur jadis de coopérer avec M. de Hardenberg à tout ce qui s'est fait de bien dans l'affaire des municipalités et de la liberté des paysans. Ce qui me le rend cher surtout, c'est l'admiration bien vive qu'il a pour vous, monsieur, et, j'ose vous prier de vouloir bien sacrifier à M» de Raumer quelques moments d'entretien. Il prend le plus vif intérêt aux grandes questions qui s'agitent dans ce moment , à une lutte engagée si imprudemment par ceux qui ne connaissent pas la force des élèves qu'ils voudraient subjuguer. Le voyage que je viens de terminer à l'Altai, aux confins de la Mongolie chinoise et aux bords de la mer Caspienne, voyage de plus de quatre mille cinq cents lieues, m'a laissé de grands

souvenirs. Ce sont les peuples, surtout cette grande masse de nomades, qui intéressent plus que les fleuves majestueux et les cimes neigeuses. On remonte dans le passé vers ce temps des grandes migrations. Un million trois cent mille kirghis qui se meuvent encore dans le moment où je vous écris, mon respectable ami, sur leurs chariots, expliquent ce qui s'est passé alors. Nous savons tout cela par l'histoire, mais j'ai la manie de vouloir voir de mes vieux yeux. Le plus beau temps a favorisé cette promenade d'été^ J'ai passé neuf mois presque jour et nuit en plein air. C'est un calmant délicieux. Agréez, je vous supplie, l'hommage de mon admiration et de ma haute considération.

ÂL. HUMBOLDT.

Berlin^ ce 25 février 1830.

ALEX. HUMBOLDT ÂL, TODRGDENEFF (iN'' 55).

21 novembre 1830.

Mille remerciements !

J'ai eu une lettre toute semblable que j'ai communiquée à M. Legallois. Il est clair qu'on craint Tintroduction des Français; plus encore que le choléra et qu'on voudrait un spécifique infaillible contre les médecins français.

H.BT.

21 noTembre i830.

DE LA ROQUETTE A ALEX. HDMBOLDT (n** 56).

Monsieur le baron,

J'ai l'honneur de vous communiquer, suivant le désir que vous m'avez témoigné, le 3" volume de la collection des navigateurs espagnols, ainsi qu'une dissertation que M. de Navarrete m'a envoyée de Madrid. Les deux autres dissertations que cet officier m'a également envoyées n'ont pu me tomber sous la main. Aussitôt que je les aurai trouvées je m'empresserai de vous les faire parvenir. J'aurai en même temps l'avantage de vous offrir un exemplaire des trois volumes de ma traduction, lorsque l'éditeur, auquel je l'ai demandé, me l'aura transmis. J'ai l'honneur d'être, avec respect, monsieur le baron, Votre très-humble et trfts-obéissant serviteur,

De la Roqdette.

Paris, le 2 mai 183i. Rue du Tourniquet-St-Jean, 2.

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