IV. 9. Dans le dernier le {a) est expliqué par
des écueils, c'est un mare brève qui rappelle
VOS de l'est de Ntcephor Blemides
symétrique d'un mare pigrum qui a des Sarijasso vers l'ouest de l'Afrique. Vous nous direz si lib. vu. 3, le mot
doit-être converti en. car ce mare aspe^
rum me déplaît. C'est de l'esprit que j'ai fait à Teplitz (avant le congrès). J'ai étudié aussi ce Nie. Blemides de Spohn et j'ai été charmé de l'assertion de Phavorinus d'après laquelle est un mot étranger, barbare.
(a) La cause de ce blanc et de ceux qui suivent sera expliquée dans les notes placées à la fin du volume.
Daignez, de grâoe, dire on mot sur mes deux notes {Esa^ men critique^ p. 12 et 60), comme sur une idée peut'-être nouvelle que j'ai hasardée sur le Mythe de TAtlantide comme reste du Mythe de Lyctonie (Exam. critiq., p. 58 et 59). J'ai la faiblesse de tenir à ces combinaisons des Mythes qui naissent de Taspect du pays.
Le fils aîné du roi d'Angleterre, le Fita Clarence, qui porte aujourd'hui le titre de comte de Munster, homme très-instruit, président de la société asiatique, auteur des Campagnes de l'Inde et de son Voyage d'Egypte, avec lequel j'ai dîné hier aux Tuileries, me presse de vous adresser la prière de voir, malgré les vacances, quelques parties de la Bibliothèque Royale sous votre protection et de vous être présenté. Il désirerait bien que ce pût être après-demain samedi, de iO-12 ou de H heures à 1 heure : mais il serait aussi à vos ordres après lundi. Veuillez bien, cher ami, m' écrire un petit «piot si vous voulez que je vous amène ce demi-fils de roi et quand ?
Amitiés. Al. Hohboldt.
Rue des Petits* Augustins^ hôtel de Londres^ ce jeudi.
ALEX. HUMBOLDT A LETHONNE (N° 81).
Berlin, ce 10 février 1836.
Je suis bien coupable, mon cher et excellent maître et ami, d'avoir tant tardé à vous donner un petit signe de cette affectueuse admiration que je vous ai vouée depuis
8j longtemps et que mon dernier séjour n'a fait qu'augmenter. Recevez d'abord me§ sincères remercîments de toutes leg marques de bienveillance que vous m'avez données de nouveau, et je vous en conjure, sacrifiez -nous quelques semaines pour Berlint II n'y a pas un pays dans le monde sublunaire où on vous chérit et connaît comme en Allemagne. Ma santé est encore très-bonne, quoique je ne me couche habituellement qu'après 2 heures la nuit. Ma position me fait perdre beaucoup de temps le jour, et je ne veux pas vous ennuyer en parlant de ces déjeuners d'enfants à la cour qui commencent avant midi et de cette plus malheureuse habitude encore, puisqu'elle est habituelle, de dîner à deux heures, ce qui interrompt le travail de la manière la plus irréparable. Que j'étai3 heureux dans mon réduit à l'Institut puisqu'il était presque impénétrable ! Malgré ces obstacles, je travaille beaucoup, surtout nuitamment. J'ai été tout absorbé dans votre peinture' murale. C'est un monde que ce livre, une sylva syharum dans laquelle on se promène avec une jouissance "toujours croissante. Le plaisir que j'ai, moi particulièrement, à vous lire, ne tient pas seulement à la variété et à la nouveauté des résultats, à leur importaûoe pour la connaiasance approfondie de l'antiquité, il tient à l'effet que fait la lumière à ceux qui la cherchent, à cette inconcevable lucidité, cette netteté d'exposition à la fois élégante, sobre et persuasive qui donne du repos à l'esprit. Lorsque dans vos ouvrages ou dans vos cours, j'ai été quelque part avec vous, je me trouve tranquillisé sur mille doutes qui m'avaient
tourmenté depuis vingt ans. C'est le calme et la lumière que je vous dois. Vos discussions sur le temple de Cérès, sur ces preuves directes de tableaux ou plutôt peintures murales détachées par les Romains, la lettre de Thiersch
sur le Theseum, la phrase si décisive
les éclaircissements entièrement nouveaux sur la Lesche de Delphes, p. 185, sur les tombeaux, etc., etc., m'ont surtout ravi et ont été souvent le sujet de conversations avec un jeune homme qui, au défaut d'être un prince royal, joint celui de vous lire avec le plus vif intérêt. J'ai fait relier très-pittoresquement votre ouvrage et je le lui ai donné en mon nom. Ce que vous apprenez sur l'encaustique et le fond d'or l'a aussi beaucoup occupé. Je pense que notre commun ami Boeckh vous aura déjà envoyé ses remercîments. C'est un malin qui cependant vous est bien sincèrement dévoué. Le nouveau personnage d'Atlas m'a écrit d'amères plaintes de l'avoir négligé ; il me voit parmi ses ennemis. Que penser d'un homme qui oublie tout simplement que Platon a parlé des Atlantes, qui regarde le passage de Proclus (p. 37 et 75 Raoul) comme touchant « une fable dont il n'existe pas de vestiges antérieurement?» Et pour cette sphéricité de la terre, Herod. iv. 36 (p. 72). Je vous donne ce passage à cause de la moquerie sur le fleuve Océan ambiant que^ l'idée d'un disque plat. Je dus naturellement lui répondre, et après lui avoir parlé de Proclus, du péplum qui me regarde un peu et du disque, je lui ai dit nettement qu'il existe un grand contraste entre le ton de votre préface et les guerilles de la sienne. Le pauvre homme aux pots
cassés ne réussit pas au Musée où M. d'Altensteîn ne veut que de Tolker, de Pinder et de Gérard. Je désire cependant qu'on lui donne une petite pension à l'université où l'archéologie manque entièrement. Il est injuste qu'on ne fasse absolument rien pour lui après l'avoir bercé de tant d'espérances. En orientaliste de sang il se meut à la diable comme bien vous pensez. La classe de philosophie et d'histoire s'est tout d'un coup pris d'une belle passion pour ses malheurs et l'a unanimement choisi membre de l'Académie. Je désire que le titre d'illustre victime lui soit à la fin profitable. Ne lisez pas ma lettre à votre voisin, l'excellent Le Normand qui donne, vous le savez, dans la rêveuse mythologie de l'Orientaliste.
Agréez, vous et l'aimable madame Letronne, l'hommage de mon respectueux et affectueux dévouement. M. Brandes, à Berne, vient de publier un premier volume 6! Histoire de la philosophie grecque très-remarquable. Excusez, je vous supplie, la hâte de ces lignes indéchiffrables.
ALEX. HUMBOLDT A HITTORFF (n* 82).
Potsdaro^ ce 3 janvier 1837.
Je n'ai pas le loisir aujourd'hui de vous parler de vos intéressants et spirituels petits écrits sur le pyramidion
de robélisque de Luxor et Téglise de la Madeleine, je n'ai que quelques instants de libres pour solliciter Vos conseils en faveur d*un jeune voyageur d'Arméhle (de TArarat, du ('àucase et de la côte des Abascldes, M. du Bois de Neuchatel). Daignez, mon excellent et indulgent ami, le recevoir avec cette bienveillance quî vous caractérise, M. du Bois est un géologue très-savant, mais îl a eu le bon esprit de dessiner les plus anciennes églises chrétiennes qui existent dans cette partie de FAsie et quî sont de votre domaine.
C'est un jeune homme doux, modeste et laborieux, très-effrayé de iMdée de ne pas pouvoir publier ses dessins.
Agréez, je vous prie, et votre charmante famille , rhommage de mon constant dévouement.
A. HUMBOLDT
ALEX. HUMBOLDT A mTTORFF (n° 83).
A Polsdam, ce 18 avril 1837.
En VOUS renouvellant, mon cher et illustre ami, l'hommage de ma vive reconnaissance pour les observations pleines d'intérêt que vous m'avez communiquées sur les pyramidions des obélisques et le style de Patchitecture et de la sculpture de la Madeleine*, je me trouve dans la
dure nécessité de vous adresser Une prière. Je désire que vous Veniez au secours d'un vieillard presqu' aveugle^ du direclèur de notre Académie M. Schadow le sculpteur^ père du peintre distingué auqUel l'AUemagnd doit les grands progrès de l'école de Dusseldorf. M. Schadow a passé vingt années de sa vie à terminer Un ouvrage qui sans doute ne brille pas par Texécution et le style du texte^ tuais dont il n'est pfeis difficile sous le rapport des mesures et du caractère physionomique de dire quelque bien* Le vieillard est désolé de ce que son ouvrage est tombe dans le plus profond oubli. Je vous en offre un exemplaire et Vous prie, mon cher ami, d'en présenter un autre en son nom à l'Académie des beaux-arts. Vous serait-il impossible de faire mentionner l'envoi de l'ouvrage dans quelque Journal et de faire insérer dans une Revue des mots de bienveillance? Dans ce cas, vous m'obligeriez infiniment, si vous vouliez bien envoyer à M. Schadow (par la voie de Mi de Werther) un exemplaire de la Revue ou du Journal. Il suffit qu'il voie qu'on s'occupe de luL Quant au débit de l'ouvrage, il ne faut pas trop y compter. Membre de notre Académie, dans laquelle j'ai l'hbttneur d'être votre confrëre-, Vous devez accueillît- aVec quelqu'îUdUlgetoce la {irièi^e que je voUs adresse. M. SchadoVv est de plus Un homttie tirèis^ respecté dàhs cette vUle, et éôh monument de LUlher 4 Wilteriberé, de mêmfe iqu'e de beaux dés^îiié à la pluittiô faits danà sa jeunesi^é, bttt prouvé dU Ul'èbt fet une grande énergie dàiié ses cbhcé^tibn's. Ce tiu'îl vtoUfe sei^â ie ^ItiS fiatcîliè d'ôbtettir, ce sera Uiife belle îeUïte 'dé ïettteftîîWèftt*
au nom de Tlnstitut. Cela ne coûte rien à ceux qui peignent, sculptent et construisent avec des mots. Le Prince Royal est bien occupé de votre basilique, admirable de sévérité de style et de beauté d'exécution, très-occupé aussi de vos embellissements delà place de la Concorde. Vous devriez bien lui procurer la jouissance d'un dessin ou simple trait. Un plan avec des mesures, voilà ce qu'il apprécie surtout comme architecte. La santé de Schinkel va mieux : il nous a donné bien des craintes. Agréez, vous et votre aimable famille, l'hommage de mon respectueux et affectueux dévouement.
Al. Humboldt.
ALEX. HUMBOLDT A GUIZOT (n° 84).
A Sans-Souci, ce 8 septembre i837.
Monsieur,
Je compte assez sur votre ancienne bienveillance pour moi, monsieur et illustre confrère, pour oser me* rappeler à votre souvenir du haut de la colline de Sans-Souci. M. George Ticknor, d'une des familles les plus respectables et riches de Boston, va passer l'hiver à Paris après avoir visité de nouveau l'Allemagne et l'Italie. Après M. Gallatin que les Genevois doivent réclamer, c'est l'homme le plus remarquable par son talent, la justesse
de ses idées et la connaissance profonde de la position intellectuelle et politique de sa patrie qui nous soit arrivé d'outre-mer. M. Ticknor étant l'ami de madame la duchesse de Duras, M. de Metternich auquel je l'avais adressé m'a assuré cette année, à Teplitz, avoir beaucoup appris de lui sur les affaires d'un monde qui n'est qu'un nouveau reflet de l'ancien, de nos tendances, de nos préjugés, de nos mécomptes politiques. Je n'ai pas besoin de vous dire combien mon ami serait heureux de vous approcher de plus près. C'est la grâce que je sollicite et que vous ne refuserez pas à celui qui, dans toutes les phases de ce grand drame de la vie sociale que nous avons vu dérouler devant nos yeux, vous a conservé de l'admiration et la plus affectueuse reconnaissance.
ÂL. HUMBOLDT.
A Sans-Souci, ce 8 septembre 1837.
J'espère que le grand ouvrage de mon frère vous est parvenu.
ALEX. HUMBOLDT A LETRONNE (n» 85).
Paris, ce mardi 1837.
Vous êtes bien bon, mon excellent ami, de prendre tant au sérieux ce que renferme la littérature in ^ qui, vous le savez, se fait un peu à la hâte. J'avais déjà souri
à « ce (Jceiir de là Russie [ilaéé dâtlg Ifes jambes i» . Il n*y à pas d^ erreur dans rha carte, sur laquelle je n*aî voulu plaCéi* que quelfciiiefi jalons. Il he tn'aurait pas pai-u de bon goût d'éc^l^e Afarat + î2 ÏOO t., Moécou + 76 t., Kâ^ëh +45 t. Le G (niveau de TAtlatîtique) placé à peu prêâ à Sar âtoW nie paraissait indiquer la cbhtrée où la dépreôsioii setnble commencer, au sud de Sàràtdw ou d^OrènboUrg; je tie place les + et les — que là où ces signes sont nécessaires. Astrâkari ^ — 30 t., le plateau des TrùUecmenes + 48 t. (tnesuré tout récetnment par l*â.stronôme M. Lemrti, dâné l'expédition du général 6erg, destinée à essayer* si KhiVâ était plus facile à conquérii* par Cet isthme, du eh passàtit le Sihoun), lé làc Aral ^— 31 t. Cette élévatioti du plë.te^li des troliecWenes est importante pour les mythes des géographes relatifs à un cours supposé de l'Iaxartes (Araxes d'Hérodote) au nord du lac ou marais. Oxien !! Bayer, dé situ Scythicœ; Mém. de Pétersbourg, 1728. Ste-Oroix-Al^atldre» Cène sont pas ces signes + et — qui ont trompé notre savant attiî^ c'est la distance. Page 230, vous trouvez aussi ^ au cfUco )y^ lieu de 4 q^'îl fallait. En parlant des . ^ .,, Éléphants, il fallait surtout dire que par 4- -c- analogie aux coups de sonde donnés dans
Sondes la baie de Kotzebue, par le capitaine Beechey, on peut être sûr que les monstres ne sont pas dans la glace, mais dans un terrain de rapport congelé recouvert d'une couche de glace. Tout cela sera bôrrigé dàrife un sedônd tîMge ; l'Eirticle eât d'ailleill^s plèih d'excëlletitës chôseë et amusant éplsôdicjlieniënt (à plusieurs
issus). J'ai été bien souffrant d'un rhume tenace, le matin forcé de voir des diplorhatés, le soir alité faisant avec fureur du grec dans mon lit, car je travaille toujours à mon éducation* De toutes les privations, j'ai senti le plus vivement celle de ne pas assister à vos spirituelles leçons, dans les(|(lellès là pensée eât comme lé langage, précise, lîettetnènt délififiitëe, libre dans sies fot-mes divëtséfe et tendant tôUjoUrë vers un biit éleVé, j'ai craint hé àudi-» teui'â ; mais, thort où Vivant, je voua é(îôuterai detnain avec un chatrine qtie là privation ri'âut^ait pas bësôiii d'augmetltei*.
HUMBOLDT
Mardi,
Mes respects ht l'aimable madame Letronne* Nous sommes dans la béatitude de la paix ;^ c'est une maladie intermittente.
Ne croyez pas que o'est moi quiy par amour pour mon second compagnon de voyage^ le cristallographe et chimiste Rose^ ai nui à M. Buckalnd. Je ne me suis pas remué, parce que j'estime beaucoup le géologue anglais, et qu'il me paraissait peu délicat d'agir après avoir obtenu la victoire pour Ehrenbergj
ALEX. HUMBOLDT A LETRÔNNB (n** 86j .
Sans-Souci, ce 8 septembre 4837.
Ce n'est pas le moment de vous parler, du haut de cette colline, de ma vive reconnaissance, de vos nouvelles Peintures murales^ si spirituelles et si riches de composition et d'effet, ou de Pline et de Varron, dans lesquels le « Jupiter Olympien » avait trouvé tout ce que son imagination y avait placé d'avance, non, au milieu des distractions de ce séjour, je ne prends la plume que pour solliciter une nouvelle faveur. Je vous demande la grâce de sacrifier quelques moments à un homme de beaucoup de sens, profondément versé dans la connaissance de la situation politique et sociale de sa patrie. Américain de la nouvelle Angleterre et ayant cependant de l'aménité dans les formes, né dans une République et (je crains de dire quoique cela ne lui fera pas de tort auprès de vous) un peu plus dorien^ moins libéral (vous dites plus sensé) que moi. Je vous recommande un ancien ami d'outre-mer, M. George Ticknor, appartenant à une des familles les plus respectables et les plus riches de Boston ; il vient de parcourir de nouveau l'Allemagne et l'Italie sans avoir le même zèle philologique que M. Everett, avec lequel il a passé en Europe il y a vingt ans. M. Ticknor n'est pas moins intéressé à l'art et aux études historiques de l'antiquité. Moi qui ai eu le malheur de ne jouir que de quelques stations de votre admirable voyage de la Nubie à
Memphis, je voudrais vous voir violemment attaqué sur vos recherches chronologiques égyptiennes. Un peu de colère nous donnerait un ouvrage auquel je rêve jour et nuit et qui mettra tant de choses à sa place. Si vous tardez, cher ami, je ne verrai rien; je serai parmi les ossements fossiles et (c'est peut-être l'appartement ou j'écris ces lignes qui me fait venir de mauvaises pensées) je ne me fie pas trop à ce que je verrai de là-haut. Je refais de plus le cours du choléra, auquel nous avons déjà assisté à Paris. Le mal n'est pas très-étendu ici, mais d'une intensité inouïe, terminant l'existence quelquefois en trois à quatre heures. Il est ici comme à Potsdam, comme à Berlin. On s'occupe toujours de vous en Allemagne ; on espère vous voir au Jubilé de Gôttingue, c'est une fable. Vous devriez cependant savoir quel triomphe serait un voyage de M. Letronne à travers ma patrie. Je sais d'ailleurs pourquoi vous ne venez pas. Vou3 êtes en Grèce avec Raoul Rochette, ou au camp de Compiègne avec M. Cousin! Je devine tout : j'avais aussi deviné que Ottfried Mûller serait bien aise que nous l'appelions à la place de Hirt, mais qu'il ne pensait pas de venir. Je suis ravi des travaux de votre excellent frère, dont le talent avait été déjà apprécié parmi nous. Mais malheureusement je n'ai pas encore vu de ses cartes. M. Hirt était mort quand votre beau cadeau m'est arrivé. J'en disposerai en votre nom en faveur d'un de nos jeunes hellénistes qui s'entend aux arts. Je ne choisirai pourtant pas M. Forchhammcr (de Kiel), qui ne voit dans Hercule qu'une vapeur qui s'élève, dans les héros d'Homère des
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wasser goetter, et dans le trésor du vieux roi Minyas qu'une citerne. L'or inême, en ôtant une forte aspiration, est, selon luj, de l'eau claire. Ce M. Forohhammer est cependant savant helléniste et a fait le tour du lac Copais, dont il décrit très-utilement le§ localités, mais M. Fprohhammer est de ma race (germanique), et lorsque nous ne sommes pas froidement ennuyeux, comme je le suis dans mon Examen critique, nous sommes parfois un peu fols. Ayant lâché le mot ! Examen critique, je me rétracte cependant dans un accès de vanité littéraire, je demande grâce pour huit à dix pages relatives à l'individualité de caractère de Colomb, dans une des dernières livraisons, je crois que c'est ce qu'il y a de moins ennuyeux; je voudrais aussi que cela fût français. Agréez, vous et l'ainaable madame Letronne, Thommage de mon admiration et de mon dévouement sans borne.
A. HOMBOLDT,
A Sans-Souci, ce 8 septembre \ 837,
J'espère que l'ouvrage de mon frère est enfin parvenu
à vos mains. — Première partie de T des langues
sur le développement intellectuel des peuples, et d'une rare beauté de style en allemand.
Pardon, mille pardons pour ce papyrus indéchiffrable.
M}ù%. HUMBOtDT A PL^TOfî DE TOniH^TCHEFF (N°87)t
Ce mardi soir.
Ce que vous me faites l'honneur de m'écrire, monsieur, je Tavais appris à la porte de M. de Ribeaupierre. Le comte Orloff avait été appelé hier soir à Potsdam 5 il ne revient que demain avec l'Empereur, et c'est le départ de Pun et de l'autre qui vous empêchera d'avoir une audience. J'aurais pu la demander au comte Orloff, mais non à l'Empereur, auquel je ne parle que lorsqu'il m^aborde.Ge genre d'éloignement est motivé sur la connaissance de ma position et sur une expérience dç plusieurs années. Comme l'Impératrice et le Roi arrivent aussi demain pour assister au départ de S. M. l'Empereur, je ne serai plus dans la possibilité de voir celui-ci, pas même le comte Orloff. La journée sera remplie par des devoirs de famille au château. L'Espagne et l'Asie cen^traie seront au delà des dernières nébuleuses, Horace Vernet sera cependant en deçà: il est commandé pour huit heures du matin. Dans le vif désir de vous donner une preuve de mon affectueux dévouement, je me s.uis fait annoncer chez M. le comte Benkendorf, mais il n'a pu me recevoir. Ce n'est pas une plainte, car je sais que ceux qui accompagnent les souverains n'ont pas un moment de libre et sont forcés d'éviter tout ce qui ressemble à une affaire*
Voici une lettre pour M. Ermann, astronome et physicien qui, à ses frais, a parcouru toute la Sibérie jusqu'au Kamtchatka, et a fait le tour du globe par la côte N. 0. de TAmérique, Taïti, le Brésil. C'est un homme courageux et habile, enthousiaste de la Sibérie et de la littérature russe, gendre du célèbre astronome Bessel, de Kônigsberg, un peu bizarre, mais spirituel, assez du moins pour sentir tout le prix d'une visite de M. de Tchihatchelf. M. Adolphe Ermann connaît bien la frontière chinoise, à l'est du méridien d'irkutzk, par le côté de Narym, Bukhtarminsk,Ustkamenogorsk,vers la province chinoise d'Ili, où j'ai été en poste de Khoyinimailaghon, un peu au nord du lac Saysan. Cette partie et ce qui en est à Touest, vers le lac Balkache, a été vu et bien vu récemment par M, Fedorow, astronome de Dorpat, compagnon de Parrot à l'Ararat. M. Fedorow est, aujourd'hui à Kiew, où se trouve aussi M. Hofmann, mon compagnon de voyage du sud de l'Oural et de la Caspienne. M. Hofmann qui a fait le voyage autour du monde de Kotzebue, est avec M. Helmersen (à Pétersbourg), celui qui est le plus au courant de la petite et moyenne horde des Kirghises, si j'excepte le colonel Gens d'Orenbourg. Pour l'isthme des Trouecmenes et Khiva, il faut consulter M, Lemm, astronome à l'état-major. Pour la côte est de la Caspienne, on peut recommander les ouvrages récents d'Eichwald à Wilna. Ce sont les jalons en partant du Nord. Agréez, je vous prie, monsieur, l'expression de ma
haute et aifectueuse considération.
Al. Humboldt.
Ce mardi soir.
ALEX. HUMBOLDT A PLATON DE TGHIHATGHEPF (n^'SS).
J'ai l'honneur de vous envoyer :
Voyage de B urnes ^ 3 vol.
Géographie de Ritter^ dernier volume.
Géographie de Hofmann.
Journ. géogr. soc, p. (Hûgel).
Cartes :
Carte du voyage de Burnes.
— d'Asie de Màhlmann.
Bockhara de Meyendorff.
Klaproth (2 fragments : Penjab).
Inde (Allen).
Isthme de Trouecmenes et Caspienne (Eichwald).
Lac Aral (Leschnev.)
Cachemir (Hûgel), 1836.
Al. Huhboldt» .
Désirant vous être bien utile, mon cher monsieur de Tchihatcheff, je crains presque d'être importun. J'ose vous prier surtout de bien étudier le volume de Mit ter. 11 renferme tout ce qu'a donné Parrot, mais comparé à d'autres relations et avec ces vues générales de configuratic^u auxquelles les Anglais ne savent pas s'élever. Sous ce rapport, la petite carte de mahlmaisn vous sera aussi très-importante. Il s'agit de s'orienter pour faire un plan