‹ Correspondance inedite scientifique et littéraire (volume 2)Chapitre 27 sur 46 · SO · texte numérisé non relu

SO

Temp.

de l'année.

Hiver et été

Baltimore. . .

Mafra

(Portugal).

Washington .

Les étés plus chauds commencent :

Amérique

Europe

Amérique „„ p, ^. . , .- ,- ,247

En approchant des tropiques les différences s'évanouissent :

Amérique

Bassin de la Méditerranée

St-Auguslin .

(Floride )

Caire.

Le continent américain, excessivement large au nord

de 58° — 60"* de latitude, reste couvert de neige et gelé très-tard au commencement de Tété. La cause de froid .qui agit en été jusqu'à lat. /i4% ne serait-elle pas le vent N.-O. qui vient de ce continent et du détroit de Barrow où

Le printemps est. ... — 1 9% 5 Et Tété '. + 2 ,8?

Je t'envoie la carte, projection de Mercator qui t'est peut-être agréable. Je suis d'ailleurs très-disposé à croire que j'ai tort.

Une chose bien importante me paraît être pour le sud de l'Europe, surtout de la France, que le décroissement des températures moyennes de l'équateur au pôle est le plus rapide entre les parallèles 40* et 45", parce que la variation du carré des cosinus exprime la loi des temperatures. C'est la zone terrestre où les cultures les plus diverses sont les plus rapprochées, ce qui a une grande influence sur l'industrie agricole et commerciale des peuples.

N. B. L'été de Paris est égal à celui .d'irkoutsk en Sibérie. (n<^ 8}, par latitude 62<*.

ALEX. nUMBOLDT A CORDIER (n* ÎS!04).

Billet. 1847.

M. de Humboldt, dans le vif regret de n'avoir pas pu offrir en personne à monsieur et à madanne Cordier l'hommage de son respectueux et affectueux dévouement, écrit ces lignes pour rappeler tout ce qu'il doit à M. et à madame Cordier par rapport à leur bienveillant intérêt pour une famille semi-prussienne des Pyrénées,

ALEX. HUMBOLDT A C. G. RAFN (W 205).

Potsdam, «3 juin 1847.

Je ne puis, cher Conseiller d'État, vous peindre en termes assez vifs le plaisir avec lequel notre spirituel Roi s'est occupé pendant trois bons quarts d'heure de votre géographie de l'Amérique Scandinave, ni vous dire combien vous avez bien mérité à ses yeux, par votre esprit éclairé et votre persévérance, de cette époque si importante pour l'établissement des relations avec cette partie du globe.

Comme vous ne passerez malheureusement plus à Berlin^ où le Roi eût tant aimé vous voir, je prends la. liberté de vous importuner de la question suivante :

En 1484, le Groenland était entièrement séparé de l'Europe. Comment se fait-il alors que vous ayez pu reproduire au tableau m, page 48, un sceau épiscopal grôenlandais des années 1487 et 1537? Y avait-il donc, à cette époque, des évoques du Groenland résidant en Europe avec ce titre ?

Veuillez aussi m'écrire, dans l'occasion, s'il n'y a pas moyen de cultiver la pomme de terre dans quelques vallées de l'Islande et du Groenland, ou du .moins des navets et des choux.

Je demeure, avec la considération la plus distinguée, votre très-obéissant serviteur.

A. DE HOMBOLDT.

Potsdam, le 13 juin 1847.

Puissiez-vous réussir, dans vos recherches, à en apprendre davantage sur les Irlandais [Madoc op Owen) et les fratelli leni.

ALEX. HUMBOLDT A ARAGO (n* 206).

Sans-Sonci, 24 juin 1847.

J'écris ces lignes, mon cher et excellent ami, encore tout ému de l'admirable et affectueuse lettre que tu m'as adressée le 19 juin et qui m'est arrivée bien Je sais

combien je puis compter non-seulement sur la bienveillance généreuse avec laquelle tu as constamment accueilli mes fréquentes prières; je compte aussi sur l'impression du témoignage que je vais rendre en faveur du porteur de ces lignes, M. Deleuil, l'élève chéri de Gambey. Recommandé par toi, il a été l'objet de tous mes soins ici et à Hambourg. C'est un jeune homme laborieux, solide dans ses connaissances, d'un esprit trèscultivé, élevé au-dessus de la sphère à laquelle il paraissait appartenir, plein d'aménité dans ses mœurs, dévoré du désir d'aller bien loin. Il rapporte de son voyage, de son long séjour à Munich, à Vienne, à Berlin, chez Repsold, à Hambourg, une connaissance profonde de tous les procédés imaginés et usités en Allemagne, dont la Russie (Poulkova) n'est que le reflet. Partout M. Deleuil, par son instruction et la vivacité de son esprit, a été accueilli par nos savants : même le glacial M. Encke l'a pris en grande affection. Que la noble ardeur de l'élève de Gambey obtienne ta protection, mon cher ami! je pense qu'il fera parler de lui, si tu peux lui accorder une position qui offre des chances de succès. Pour le naoment je ne réclame comme une grâce, qu'un gracieux accueil et un œil scrutateur. Le jeune homme ne sera pas de ce nombre des ingrats que tu as si souvent rencontrés sur ton chemin, même dans l'empire de Neptune. Mes affectueux hommages à M. et madame Mathieu,

à M. Etienne et ses enfants.

Al. Hdmboldt.

A Sans-Souci, ce 24 juin 1847.

J'ai été assez imbécile de te parler dans ma dernière lettre de M. Galle au lieu de mentionner la médaille de M. Encke Faspis à Driesen.

ALEX. HDMBOLDT A tUR DE BEAUMONT (iN* 207).

Paris, samedi 1847.

Quand à Berlin j'ignore quelque chose, et cela m' arrive souvent, je me dis, que ne puis-je le demander à mon excellent ami M. Élie de Beaumont ! A présent que j'ai le bonheur d'habiter la même Babel, je lui adresse la prière de me dire, lundi, à mon cabinet de l'Institut, de deux heures et demie à trois heures, par quelle hypothèse de courbre les mineurs disent avec tant de certitude qu'une couche de houille, p. e., descend dans une i!f ii/ûfe, a tant .de pieds de profondeur pour revenir au jour. On travaille ..^... ^ 2 à Saarbruck en a et b. Or, M. de

Decken, avec lequel je discute, les plus grandes profondeurs auxquelles l'homme peut juger de l'existence d'une formation (en exceptant les roches à aspect de syénites blanches empâtées dans des laves) M. de Decken veut que la couche inférieure de houille de la Saar est sous c à 20 406 pieds de profondeur. Est-ce que ces calculs de Mïdde se font en supposant ab la corde u. 23

d'un cercle? Je pense, mon illustre confrère, que vous possédez l'ancien ouvrage sur la Belgique^ l'Angleterre, de M. de Decken et d'Oynhausen, qui n'est pas à l'Institut. Je crois me souvenir que dans cet excellent livre il y a des calculs semblables sur la profondeur à laquelle des couches de houille doivent nécessairement plonger pour en sortir. La profondeur trouvée en Belgique était, si mamômoire ne me trompe pas, seulement 8000 pieds. En retrouvant ce livre, j'oserai vous prier en grâce de me le confier.

Mille affectueux hommages.

kU HUMBQLDT,

Ce samedi.

AI4EX, HUMBOLDI A AMGO (tS" 208)*

Polsdam, 6 juillet 1847.

Mon cher et excellent ami, les paroles me manquent pour t'exprimer combien j'ai été touché de ton admirable lettre du 19 juin. J'en ai été touché jusqu'aux larmes, car tu sais que la racé indo-germanique a le défaut d'une sensibilité pleureuse. J'ai eu la fierté (le mot de vanité serait mal placé) de montrer quelques passages de cette lettre à des personnes qui m'aiment aussi et qui ont le sentiment des formes du langage. Une lettre dans laquelle je t'écrivis que les journaux même d'Allemagne m'ont

dit malade quand je n'avais qu'un simple clou bien prosaïque et un peu de dérangement d'estomac, s'est, j'espère, croisée avec la mienne. Quant à Tordre de quitter si tard ce bas monde, de le quitter après toi, il ne sera pas rempli, pour la gloire de la France, pour le bonheur de ceux qui te sont politiquement et affectueusement dévoués dans les deux hémisphères. Lorsqu'on est né dans la grande année de Cuvier et de l'illustre épée, lorsqu'on a atteint l'âge où la vie devient plus encore un fardeau qu'elle (ne?) l'est assez généralement, il ne faut désirer de prolonger l'époque de l'imbécillité. Les vieillards sont d'abord un objet de curiosité, on est étonné de ne pas les voir tout à fait stupides ; puis vient l'époque où leur existence enraye, et la célébrité, qui elle-même est due en grande partie à une longue patience de vivre et qui augmente pendant quelque tems à mesure qu'on devient plus imbécile et qu'on trouble moins les rivalités littéraires, tombe dans le domaine des mythes arabes. De toutes les nouvelles que M. de Buch (revenu hier rayonnant de joie et de reconnaissance des émotions qu'il a éprouvées à ton cours î) a pu me donner, la plus belle, la seule qui me va au cœur, a été celle de ton excellente santé et de ta sérénité imperturbable. Je répète ces mots dont tu nieras la justesse d'expression. Je demanderai à l'aimable et spirituelle Madame Laugier qui déplace les mondes nébuleux, si le « Baron Léopold » l'anti-Agassiz furibond » a bien observé. J'ignore d'ailleurs s'il t'a vu ou ce qui produit des aspects et illusions d'optique assez différents. Je n'aurais pas osé t'écrire aujourd'hui, étant

forcé dans un quart d'heure d'aller avec le Roi à Berlin, si une nouvelle astronomique de Driesen du 4 juillet de M. Encke (insérée dans la Gazette de Spiker, de Berlin, du 6) ne me faisait espérer que je domie la nouvelle d'une nouvelle planète astéroïde. Je traduirai le commencement de l'article ci-joint :

Driesen, 4 juin 1847. — Le 1, vers les dix heures et demie du scir, j'ai vu un astre un peu au-dessous de la 9"^ grandeur en 257^6,7' A. R. et 3°42,5'dedécl. austr. h une place que jusque-là j'avais toujours trouvée vide. Hier, 3 du mois, à onze heures trois quarts, la place était vide de nouveau, mais à une distance de 28,7' à rouest, en 256^40' A. R. et + 3°51,5' Decl. je trouvai une petite étoile semblable en tout à celle qui avait été vue le 1, et qui manquait depuis. Je n'avais jamais vu d'étoile dans l'endroit que j'indique : aussi la carte académique de Bremik n'indique pas cette étoile {a). (Cette région du ciel se distingue par deux étoiles voisines de 8* gr. et quelques-unes de 9* et 10* grandeur. Elles m'ont servi pour juger des distances à vue d'œil. Je les crois cependant assez exactes. ) Il me paraît donc probable que j'ai découvert une de ces astéroïdes ; elle a rétrogradé en deux jours de 29' et marche à présent vers une étoile de8' grandeur placée 17°4'3'' A. R et + 4*15,5' Décl. et indiquée par Lalànde et Bessel comme seulement de 9' grandeur, quand, depuis bien des années je la trouve de 8" grandeur. Les cinq astéroïdes connues sont loin de

(a) « Je copie, c'est sans doute 3H2'3 et 28o7, par une mauvaise habitude de déplacer le signe des minutes. »

là. Les positions indiquées se rapportent toutes à l'Equinoxe de 1800, de sorte qu'au moyen delà carte zonexvii, il ne sera pas difficile de trouver le nouvel astre. Je désire d'autant plus vivement qu'on l'observe, le mauvais tems pouvant peut-être m'en empêcher ici. K. C. Hencke.

J'ai encore eu le temps de te traduire tout le passage ; M. Faye, mon bienfaiteur^ va rectifier ma traduction d'après l'original imprimé sur beau papier de Berlin. Voilà ce que l'bn gagne lorsqu'on se croit condamné depuis vingtdeux ans à fouiller dans cette fourmilière d'étoiles de 9" grandeur. Les astéroïdes vont baisser de prix avec les pommes de terre. J'ai fait l'autre jour une horrible confusion dans ma lettre. J'ai parlé de M. Galle Pseudo-Neptune, au lieu de parler de la médaille de l'Astrée postale. Tu vas gronder sur l'embarras que te donnera, je crains, la lecture de cette lettre, j'implore le secours et la patience de Madame Lucie. M. de Buch se vante que son démon familier, mais un démon flatteur, l'a fait sortir de la société géologique au moment où M. Martins a voulu faire une lecture sur les roches erratiques et les écritures glaciales, hyéroplyphes d'Agassiz. J'ai beaucoup blâmé cette crainte si une opinion opposée à cet orgueilleux mépris de deux hommes que je place très-haut, d'Agassiz et d'Ehrenberg. Mitscherlicht proteste pour le Vésuve et l'Etna. Le premier se propose de faire des travaux solides sur les émanations gazeuses. Il ne faut pas croire que tout est fait. Je serai très- curieux de m'instruire par les nouvelles coupes du Pitchincha sur lesquelles Boussin-

gault a fait un excellent rapport parce qu'il m'a loué par enseignement mutuel.

Je te demande à genoux de la protection pour M. Deleuil qui te portera une lettre de moi : j'ai aussi été très* aimable (c'est une nature normale) pour M. Edouard Grenier, am'i'de M. Clément et de l'Aristote de ton futur Roi. Mille tendres hommages et amitiés à ta famille, à Etienne, M. Laugier, Valenciennes.

Â, HUMBOLDT

A Potsdam, ce 6 juillet 1847.

Je ne regrette aucun travail pour toi, mais M. Hencke m'aura-t-il prévenu par la voie télégraphique de l'industrieux Schumacher*

Quelles âcretés contre M. Airy dans le plaidoyer Brewster en faveur de M. Adam. Tu auras vu mai 1847 du Norih Britùh Review^ vol VII,

ALEX. HUMBOLDT A tUE DE BEAUMONT (n** 209).

Ce vendredi^ Paris, 1847.

Comme vous vous intéressez, mon excellent ami, au sort de la collection Munster, je dois vous mander, ce qui attriste tout Berlin, que le roi de Bavière vient de Tache-

ter pour la faible somme de 35,000 florins qui équi^valent à peine à 66,000 francs.

On la transporte à Munich.

M. Mûller, le grand anatomiste, m^écrit qu'il paraît que l'envoi de M. Beyrïel (envoyé pour cet achat de Berlin à Beireuth) a bâté la conclusion de Taffaire.

G* est une grande perte pour Berlin* La Bavière possède en outre d'immenses richesses paléontologiques de Solenhofen à Munich, du Muschelkalk dans le KreiS" samlung à Beireuth.

Ce qui fait croire à Berlin que le comte Munster était en négociation avec son roi avant sa mort, c'est la circonstance singulière que les héritiers n'ont jamais oITert la collection à la Prusse et n'ont fait aucune démarche auprès de moi.

Mille aôectueux hommages.

Al. Humboldt.

Ce vendredi*

aAFN A ALEX. HGMBOLDT («'' 210)*

Copenhague, le 23 juillet 1847.

La très-agréable lettre de Votre Excellence, du 13 juin dernier, m'est parvenue à la bibliothèque de Wolfen-

buttel. Je n'ai pu toutefois y répondre qu'après mon retour dans mes foyers.

. Pour ce qui concerne les sceaux épiscopaux dont il s'agit, il faut observer qu'en 1487 un certain Jacques (deuxième du nom) s'appelait évêque de GaTde. C'est en 1520 seulement que Vincent Pétri Kampe est qualifié d'évêque du Groenland. Il est encore fait mention de lui plus tard, en 1533 et 4535. 11 mourut en 4537 au couvent de Maribo. Mais aucun de ces évêques n'avait été dans le pays même. Ils n'étaient que titulaires.

Relativement aux anciens voyages des Irlandais en Amérique, il ne m'a pas été possible de réunir plus de lumières sur ce fait. Toutefois, j'admettrais assez volontiers que la pierre couverte d'inscriptions que l'on a trouvée à Grave Creek mount peut provenir des Irlandais qui, d'après l'Eyrbiggia Saga, avaient formé un établissement sur ce point dès avant le dixième siècle. M. Henry R. Schoolcraft est aussi comme moi de l'avis que cette inscription offre beaucoup plus d'analogie avec les inscriptions celtibériennes et de Tancienne langue erse qu'avec l'inscription libyenne de Dugga,avec laquelle voudrait la comparer M. Jomard. Les relations suivies dans lesquelles nous sommes maintenant entrés avec les archéologues d'Irlande, auprès desquels un dés plus distingués de nos propres archéologues a été récemment comme délégué, nous mettront à même, il faut l'espérer, de savoir bientôt s'il y a moyen de mieux éclaircir cette question.

Sur les voyages des frères léni, notre ouvrage récemment terminé et publié sous le* titre Grôenlands histo-

ftsclie Mindesmàrcker^ B B, p. 523-624, contient des renseignements complets. Si cet ouvrage n'est pas encore connu de^Votre Excellence, je prendrai la liberté de vous l'envoyer. En attendant, je joins ici une carte qui démontre l'identité du Friiesland des frères léni avec les Ferôer.

Il y a en ce moment un jeune archéologue en tournée de voyage aux îles Ferôer avec une mission de notre société. Je l'ai prié de porter son attention sur toutes les légendes propres à faire tomber plus de lumière sur le séjour des frères léni dans ces îles.

J'ai vu à la bibliothèque de Weimar la remarquable carte dont Votre Excellence a fait mention dans son Histoire de la Géographie^ II, p. 180. Voici tout ce que

j'ai pu lire du titre : Contes coniposuit Anconœ

Anno Domini OGCCCXXCV. Le nom n'est plus lisible. Sur la carte de 1495 conservée à Wolfenbuttel, il y a : Contes hoc tomanni fredutiio de Anconâ. C'est le même auteur sans doute.

Pour ce qui concerne la culture des pommes déterre en Islande, et dans le Groenland, j'ai conversé à ce sujet avec des personnes connaissant bien les deux pays. La culture de la pomme de terre est assez généralement répandue en Islande; on l'y plante non-seulement dans le rayon des places de commerce, mais dans l'intérieur même, et seulement dans les jardins, où elle vient trèsbien. Quant aux navets et aux choux, on en cultive dans tous les jardins. Au Groenland, on a fait beaucoup d'essais pour naturaliser 1^ pomme de terre. Tels ont été no-

tamment ceux da missionnaire Esmann, dans la principale des colonies du Sud, à Julianehaab ; mais il n*est guère parvenu à obtenir des pommes de terre plus grosses que des noisettes, et elles n'avaient pas la consistance ou fermeté nécessaire pour être employées dans la consommation. Les choux ou les navets, au contraire, y viennent très-bien dans les jardins. Les frères missionnaires qui occupent rétablissement le plus méridional mandent à ce sujet : « Les colons danois ont remarqué que, par suite de Tintensité de la chaleur, les navets n'y atteignent pas moins de grosseur que dans les pays plus méridio^ naux. Mais comme il faut aux pommes de terre plus de temps pour arriver à maturité, il s'ensuit qu'elles ne peuvent réussir au Groenland. On a fait également en petit, dans les jardins, das essais avec le seigle et l'orge; mais ces céréales n'arrivent pas à donner du grain dans les épis.

Je suis, avec le plus profond respect, de Votre Excellence,

Le très-obéissant serviteur.

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