Appollomm Dyscole, Paris, 1854, in
8. Considérations historiques sur les traités tntêrnatiomtuXf chez les (irecs et les Romains, 1856^ in-8®, etc ; >
M; Egger a fourni à beaucoup de publications et de recueils périodiques de savants articles, et notamment an Journal de ( Instruction publique, le compte rendu d'un cours de Fan-^ riei sur Tépopée grecque.
Le dernier travail que nous connaissions de ce savant, est un Bapport fait à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, au nom de la Commission des antiquités de la France, Id par lui, dans la séance du 13 juillet 1866*
-«- Hittorff trouvait peu claire la phrase suivante delà lettre de Humboldt à Ëgger, n' 202, pages 346-347, ligne 6; elle le deviendrait, suivant lui, un peu plus en substituant au« mots . « gtt'on la été, ceux-^ci : dont on ta été. n
(44) P. 322. TcmnATCHEFF (Pierre), savant voyageur,* géo^
logue et naturaliste rasse, frère uiné de Platon de TohibatchefF, doDt nous publions dans ce volume la correspondance avec Humboldt, né en 1812, àGatchina, près de Saint-Pétersbourg, d'une famille noble de la Bohême, qui émigra au quatorzième siècle en Pologne. Destiné par ses parents à suivre la carrière diplomatique, Pierre de TchihatchefT, entré fort jeune au ministère des affaires étrangères de Russie, fut bientôt attaché à l'ambassade de Constantinople où il demeura pendant trois ans (de 1841 à 1844), et songea dès lors à faire de l'Orient le principal théâtre de ses explorations. Renonçant complètement à la diplomatie, il se livra tout entier à l'étude des sciences naturelles, passa deux années à l'Académie des mines et retourna ensuite à'Pétersbourg, où le gouvernement le chargea d'une mission scientifique dans l'Altaï. Il en a publié en 1845 la relation en langue française sous le titre de Voyage scientifique dans VAltaï^ oriental et dans les contrées adjacentes de la frontière de CkinCy en un volume in-4^, accompagné de trente-six vignettes en bois intercalées dans le texte, d'un premier atlas in-folio contenant douze cartes et plans, et d*un second in-4^ composé de dix-neuf planches de vues pittoresques. C'est à cet ouvrage, dont il parait qu'une seconde édition a paru en 1866, que M. de Buch fait allusion dans sa lettre à Humboldt que nous avons publiée.
A son retour Tchihatchefif s'occupa de réaliser le projet qu'il avait conçu depuis longtemps, d'explorer en grand l'Asie Mineure. Pour être plus libre il renonça désormais à (oute position officielle, se démit de sa charge de gentilhomme ordinaire de la chambre de l'Empereur, et vendit même toutes les propriétés dont il avait hérité du chef maternel. Une portion de sa fortune fut employée aux préparatifs de cette expédition qu'il entreprit, sans réclamer de protection ofBcielle, sans guide même, accompagné seulement d'un Tatar et d'un domestique français qui succomba bientôt aux fatigues du voyage. Tchihatcheff parcourut cette vaste contrée,qui n'était guère connue que sous le rapport archéologique, et après six années de labeur et de dangers, il se détermina à en publier un tableau méthodique aussi complet que possible. Gefutainsi
qu*à son retour il fit paraître successivement à Paris, de 1859 à 1869, son Asie mineure^ composée de 8 volumes grand in-8'', la plupart ornés de figures, de 3 atlas grand in-4°, et de cartes in-plano, les unes itinéraires, les autres géologiques. Cet ouvrage, qui est un monument élevé à la science, quelquefois avec le concours d'hommes tels que MM. d'Archiac, de Vorneuil, Brongniart, Fischer, Fenzl, Unger, se divise eu quatre parties : 1«> Géographie physique comparée de PAsie mineure; 2® Climatologie et zoologie; 3° Botanique; 4* Géologie et paléontologie. Pierre de Tchihatcheff a en outre publié : Le Bosphore et Constantinople^ 1 vol. gr. in-8o jésus, avec figures et cartes, 1865; Zor(/ façon, traduit de Justus de Liebig, avec une introduction par le traducteur, 1 vol. in-18, 1867 ; Une Page sur rOrient^ 1 vol. in-18, 1868, et diverses brochures politiques. L'empereur de Russie a conféré à l'auteur du Voyage dans C Altaï et de FAsie mineure le litre de conseiller d'État actuel et plusieurs autres dignités. Aux décorations de son pays, Pierre de Tchihatcheff joint les grands cordons de l'aigle rouge de Prusse, du Lion et du Soleil de Perse, et le cordon de commandeur de la Légion d'honneur. Mais il est des titres qui honorent plus encore le savant et quo Tchihatcheff possède : ce sont ceux de membre correspondant de l'Institut de France, de membre associé de l'Académie des sciences de Berlin, delà Société géographique de Londres, de l'Institut do Philadelphie, etc., etc.
C'est par erreur que dans notre première partie, page 461, nous avons pensé que, dans la lettre de Humboldt au comte de Cancrin, datée de Berlin, le 11 avril 1839, il était question de Pierre de Tchihatcheff. C'est de M. Platon de Tchihatchdf, son frère, qu'il s'agissait.
(45) P. 323. Meroher. Nous n'avons pas les renseignements nécessaires pour rédiger une notice biographique sur M. Mercher; nous savons seulement qu'il était en 1845 colonel au service de la république de l'Amérique centrale (Guatemala), et membre de la Légion d'honneur. On apprend enfin par la lettre que Humboldt lui écrivait de Paris en 1845, et que nous
publions, que le colonel Mercher lui avait fourni d'importants renseignements sur le canal de Nicaragua.
(46) P. 326. Voir la notice sur Auguste de Làrive, dans la première partie, page 460.
(47) P. 333. Voir la notice sur Tamiral Lutkb, dans la première partie, page 448.
(48) P. 334. HiNSTEEN (Christophe), célèbre astronome norvégien, né t Christiania, le 24 septembre 1784, était fils d'un inspecteur des finances de cette ville, né en Danemark, dont le père était aussi Danois, et de mademoiselle Treskow égale* ment Danoise. Hansteen se trouvait ainsi Norvégien par le lieu de sa naissance, de race danoise par son père et sa mère» et il était de race suédoise par son grand-père maternel^ né en ëuède, où il faisait sa résidence. Il appartenait ainsi, soit directement, soit indirectement, aux trois royaumes Scandinaves. Il venait à peine de terminer sa septième année que la mort dé son père, qui s'était proposé de lui faire suivre la carrière de la marine, changea ses dispositions. Sa mère ne pouvant, dans sa situation, faire les frais nécessaires pour une carrière aussi coûteuse, dût se borner à lui procurer mie bonne éducation littéraire et surtout scientifique. Le jeune Hansteen eu profita et montra bientôt des dispositions parti* culières, surtout pour les mathématiques, Tastronomie et la physique. En 1802, il se rendit à Copenhague pour y suivre les cours de l'Université; il y obtint de grands succès; il se livra ensuite, avec un de ses collègues, à la mécanique et plus spécialement à la construction des globes terrestres et cèles* tes. Pour soutenir son existence, il accepta la proposition qui lui fut faite de donner des leçons au fils d'un noble Danois ; mais, nommé en 1813 professeur de TUniversité qui venait d'être créée en Norvège, Hansteen fut bientôt chargé de faire avec deux autres professeurs un voyage d'exploration scientifique qui ne se réalisa point, le mauvais état des finances du gouvernement ne permettant pas d'en faire les frais» Ce fut un
pen antérieurement à cette époque (18(2) que la Société des sciences de Copenhague ayant annoncé un prix sur la théorie de Taiguille magnétique, aussi bien que sur la déclinaison de la boussole, Hansteen présenta sur cette question un mémoire auquel ce prix fut adjugé. L'année suivante (1814), Hansteen se démit de la place qu'il occupait à TÉcole latine du Ghris« tiania et vint s'établir à Copenhague» où il se maria. L'étude du magnétisme du globe, dont il s'était sérieusement occupé, le mit en état de publier, dès 1819, sur ce sujet un long mémoire portant le titre de : Becherches 9ur le magnétisme terrestre (Untersuchungen user den haonetismus der Erde), mémoire qu'il accompagna de cinq planches gravées et de sept cartes expircatives. Ce travail, justement apprécié par les Académies de Copenhague et de Christiania, lui fit obtenir un prix d'honneur et causa beaucoup de sensation daus le monde savant, en Angleterre principalement. Deux ans après (1821), Hansteen découvrit la variation régulière A laquelle, tous les jours, était soumise l'intensité magnétique hori2ontale,^décou* verte qui devint en quelque sorte la base de toutes les expériences ultérieures. A son retour en Norvège, en 1833, il prit définitivement possession du nouvel Observatoire qu'il avait fait construire à Christiania, et comme on n'y trouvait que de mauvais instruments, Hansteen obtînt l'autorisation d'en acquérir de meilleurs, après un voyage fait par lui à Gœttingue, Altona, Brème, Leipzig, etc., etc. Bientôt, grâce à la générosité de plusieurs puissances étrangères, parmi lesquelles on voit figurer la France, cet Observatoire fut en état de faire faire des progrès à la science. Après plusieurs autres exoarsions, tant dans l'intérieur de la Norvège que dans divers pays étrangers, Hansteen exécuta enfin, de 1838 à 1830, un voyage en Sibérie et dans les contrées adjacentes, en compagnie d'Erman et de Due, voyage dont il a publié, à Christiania, en 1882, une relation on ne peut plus intéressante, sous le litre de : Souvenirê de Voyage (Bbise-erindringer), que nous avons traduite du danois avec madame Colban et le concours de M. Sédillot. Hansteen en a fait paraître une deuxième édition en 1889, aveo une carte et de nombreuses gravures*
L'Observatoire de Christiania, qui lui devait sa création et qui était disposé surtout pour des observations magnétiques, fut définitivement terminé en 1835. Outre des cours de mathématiques appliquées, à l'Université, ainsi qu'à l'école d'artillerie et du génie, que Hansteen a donnés jusqu'en 1850, il a dirigé les travaux de la triangulation de la Norvège, contribué à rétablissement de l'unité dans le système métrique et iSxé les bases de la nouvelle réforme. On doit encore à Hansteen un Traité de géométrie, un Traité de mécanique et une immense quantité de mémoires, dont la majeure partie est insérée dans le Magasinpour les sciences naturelles (Magasin for naturviD£NSKAB£RN£), fondé ct dirigé par lui avec la coopération deLund (G.-F.) et de Maschmann (H.-H.).
Hansteen, dont les principaux ouvrages ont été indiqués dans le XI® cahier des Hommes célèbres de la Norvège {Mcerkelige Nordmand, VI hefté), où se trouve un portrait très-ressemblant de Tauteur, a publié quelques autres ouvrages dont on trouve les titres dans la Biographie générale, publiée chez Didot.
(49) P. 350 et 3o9. Rafn (Garl-Christian), savant et trèslaborieux philologue et archéologue danois, né le 16 janvier 1795, à Brahesborg, île de Fionie, reçut sa première éducation dans l'intérieur de sa famille, et la continua., à partir de Tâge de quinze ans, à l'école Cathédrale {Cathedralskole) d'Odensec. Après avoir subi avec distinction ses examens de droit, de philologie et de philosophie à l'Université de Copenhague, il professa la langue latine et la grammaire générale. Ce fut vers cette époque (1820) qu'il s'attacha avec ardeur à l'étude de l'islandais, et qu'ayant été nommé l'année suivante bibliothécaire de l'Université, il entreprit la révision des nombreux manuscrits en langue islandaise qui se trouvaient dans cette bibliothèque et dans celle qu'avait formée et léguée à l'État Arne-Magnussen [{Amas Magnœanske Légat). Les traductions de Rafn en langue danoise des nombreux mémoires, et surtout des sagas que renfermaient ces deux établissementSy et leur publication tant en danois qu'en islandais, ont
grandement contribué à répandre le jour sur rhîsfoîre et la littérature ancienne des pays Scandinaves. Ce gui n'y contribua pas moins, ce fut, en 1825, la fondation qu'on doit h Rafn de la Société des anciens écrits du Nord {Det kongelige Nordùke Oldskrift sebkaH), plus connue en France sous le titre de : Société royale des Antiquaires du Nord^ dont il devint dès l'origine et resta jusqu'à sa mort, arrivée le 20 octobre 1864, le secrétaire et pour ainsi dire le directeur et le membre le plus actif. On en trouvera la preuve incontestable dans la longue liste des ouvrages publiés par lui, traduits en partie en français, en anglais, en italien, en espagnol, etc., et dont nous nous bornerons à citer quelques-uns :
1. Le premier ouvrage publié par Rafn (1821) fut une traduction en langue danoise, d'après l'original islandais, d'une collection des anciens sagas mythiques et romantiques du Nord {Nordiske Ccempe-Historier eller mythiske ogromantiske sagaer).
2. Histoire des îles Fœroe {Fœreyinga saga), avec le texte islandais et la traduction en langue des îles Fœroe et en danois.
3. Antiquitates americanœ ou écrivains septentrionaux des choses qui précédèrent Colomb en Amérique, du dixième au quatorzième siècle. Copenhague, 1837, in-4'^ avec 18 planches.
4. Souvenirs historiques sur le Groenland [Groenland historiske mindesmœrker). Copenhague, 3 vol., 1835-45, revu avec Finn, Magnussen et autres collaborateurs.
On trouvera dans la notice détaillée que M. Th. -H. Ersiew a publiée sur la vie et les travaux de Rafn, dans YAlmindeligt Forfatter-Lexicon for kongeriget Danmark, la liste à peu près complète des ouvrages de ce savant, dont plusieurs ont été traduits eu diverses langues.
En accusant de Copenhague, le 23 juillet 1847,1a réception de la lettre que Humboldtlui avait écrite de Berlin, le 13 juin précédent, Rafn répond avec quelques détails aux différentes questions, que l'illustre Prussien lui avait adressées. Il lui transmet en même temps une carte qui démontre, suivant lui.
ridentitë da Friesland, des fratelli Zeni^ aveo les lies Fœroe, et annonce avoir vu à la bibliothèque de Weimar la remarquable carte dont Humboldt fait mention dans son Histoire de la géographie^ t. li, p. 180.
(50) P. 370. Ghasles (Michel)» mathématicien français, membre de l'Académie des sciences, né à Ëpernon, département d'Eure-et-Loir, le 15 novembre 1793, entra, en 1812, comme élève à l'école polytechnique et en sortit en 1814. Renonçant aux services publics pour so vouer à la carrière de l'enseignement, il professa, pendant quelques années, les mathématiques au collège de Chartres. Nommé, le 13 février 1839, chevalier de la Légion d'honneur, il fut élu, la même année, membre correspondant de Tlnstitut, et devint, en 1841^ professeur de géodésie et de machines à l'école polytechnique, en remplacement de Savary. On créa pour lui, en 1846, une chaire de géométrie supérieure à la Faculté des sciences de Paris, et, en i 851, il succéda en qualité de membre de l'Académie des sciences & M. Libri, qui venait d'en être exclu; ce fut à cette époque qu'il se démit des fonctions qu'il remplissait à récole polytechnique. Doué d'une grande érudition mathématique, et connaissant à fond les travaux desancienSi des Arabes et des Indiens, M. Chasles a publié des notices fort intéressantes sur l'histoire des sciences exactes, parmi lesquelles nous citerons son Aperçu sur forigine et le développe-' ment des méthodes en géométrie. Sa découverte des méthodes nouvelles qui servent à résoudre, sans le secours de l'algèbre, les questions les plus difficiles de la géométrie le fait considérer comme le créateur de cette branche moderne des mathématiques qu'on désigne sous le nom de Géométrie nouvelle» On doit à M. Chasles de nombreux et importants travaux disséminés dans une foule de recueils spéciaux français et étrangers. Nous nous bornerons à citer en première ligne les mémoires sur V Attraction des ellipsoïdes^ publiés en 1835, 1837 et 1838, dans le Journal de Vécofe Polytechnique et dans les Comptes rendus de V Académie des Sciences, dont Poinsot a présenté un rapport si flatteur, et auxquels on doit rattacher
un autre mémoire, inséré, en 1840, dans le Journal de Ncole polytechnique^ sur r Attraction ellipsoïde hétérogène sur un point extérieur. C'est aussi dans ce derniqr recueil que M. Chasies a publié, de 1836 à 1840, un grand nombre de mémoires sur divers sujets de géométrie, qu'il serait trop long d'énumérer. En 1832, M. Chasies a fait paraître le premier volume d'un Traité de géométrie supérieure , qui se caractérise essentiellement par l'uniformité de la méthode, c'est-à-dire des procédés géométriques de démonstration à la portée de ses applications.
(51) P. 377 à 380. CiRCOURT (Anastasie de Klustine, comtesse de) . fille de Simon de|Klu8tine et dont la mère était née comtesse Vera de Tolstoy, naquit h Moscou en avril 1811. Lé culte des lettres et des arts lui avait rendu cher le séjour de l'Italie, où, bien jeune encore, elle obtint un siège à l'Académie des Arcades de Rome. Plus tard, des études sévères la mirent en relation avec quelques-uns des écrivains les plus émihents de l'Allemagne, pays où le désir de s'instruire et les occupations de son mari, qu'elle avait épousé dans les derniers jours de l'année 1830, la conduisirent à plusieurs reprises. Ce fut pendant un séjour de quelques mois à Berlin, en 1848, qu'elle fit la connaissance d'Alexandre de Humboldt et entra en cor^ respondance avec lui. Madame de Circourta donné au public^ mais sans y attacher son nom, quelques opuscules relatifs principalement à la littérature russe et à l'Italie. La Biblio^ thèque de Genève a donné, en 1832, divers chapitres d'un voyage en Italie, dû à cette dame, mais dont l'ensemble n'a jamais paru.
M. Alexis de Tocqueville qui fut au nombre de ses amis les plus intimes et les plus dévoués, et avec lequel elle a entre* tenu une assez longue correspondance, fait, dans le second volume de sa Correspondance inédite^ le plus grand éloge du mérite de madame de Circourt. Le 16 septembre 1855, il écrivait au mari de cette dame, qui venait de lui apprendre un funeste accident dont elle avait failli devenir la victime :
« Je suis désolé de ce que vous me dites de la santé de ma-
damedeCircourt. Quelle succession de souffrance et de misère est la cause de cet accident ! Quel horrible danger elle a couru I On ne saurait y penser sans frémir... »
En eSet, le 18 août précédent, au moment où madame de Circourt se retirait dans son cabinet de toilette, le bougeoir qu'elle tenait à la main mit le feu à une garniture de dentelles qu'elle avait nouée sous le menton. La flamme gagna aussitôt d'un côté les cheveux, de l'autre la robe et brûla profondément l'oreille, le cou et les épaules ; il en résulta une profonde lésion. Une contraction des muscles atteints par la flamme succéda bientôtàlacicatrisatioo, et l'infortunée malade éprouvâtes plus cruelles souffrances, qui, sans faire perdre à son esprit aucun de ses charmes, ni à son cœur aucun de ses dévouements, mirent chaque jour en lumière quelques traits nouveaux de son admirable caractère : le courage, l'énergie et la sérénité de rame dans la douleur. Elle conserva assez de courage et montra assez de force pour accompagner, en 1849, son mari à Berlin, où il venait d'être envoyé comme ministre plénipotentiaire de France. C'est dans la correspondance de Humboldt avec madame de Circourt que nous avons puisé les lettres que nous donnons ici. Nous regrettons de ne pouvoir y joindre celles qui ont été écrites par cette dame. Elle succomba enfin à Paris, le 9 mars 1863. Pendant de longues années son salon fut célèbre à Paris, comme rassemblant l'élite de l'intelligence et de l'aristocratie de tous les pays. Madame de Circourt et son mari savaient y entretenir une conversation pleine d'intérêt et de variété; même après le déplorable accident que nous venons de rappeler, on la voyait encore, du fond de son fauteuil, où la douleur la retenait immobile, mettre en rehef le côté brillant de chacun de ses hôtes, dont presque tous étaient devenus ses amis.