II
respectueuses, comme je vous supplie de présenter les miennes à M. le lieutenant du roi, à M. l'intendant, à M. le régent, à M, D. Lovenzo Rosv, à madame, et à son ami Liendo.
En quelque partie du monde où nous allions, nous conserverons le souvenir des grandes faveurs dont vous avez bien voulu m'honorer, et qui ont tant contribué à l'heureuse issue de mes entreprises.
Que Notre -Seigneur préserve pendant de longues années votre vie.
Le baron de Humboldt.
Barcelonna^ le 23 décembre 1800.
ALEX. HUMBOLDT A MALTE-BRUN (n'' 1 1 ).
Paris, le 3 juin 1808.
Je vous fais une prière avec la franchise naturelle de mon caractère. Je n'ai aucun intérêt direct dans la vente de mes ouvrages, mais je m'intéresse beaucoup à des libraires qui ne font que des avances trop considérables pour mes publications. Une annonce de votre main fait un grand bien à la vente de l'ouvrage. Oserais-je vous prier, monsieur, de donner dans votre journal un petit extrait de mes trois ouvrages : Statistique du Mexique ; Astronomie (le mémoire physique vous fournira des matériaux; ; Études de la nature.
Vous ne me supposez pas rindiscrétion de vous prier de louer mes ouvrages. Cela serait une niaiserie au lieu d'une franchise.
Agréez l'expression de mes sentiments d'attachement. J'espère que vous aurez reçu la petite note sur le Mexique que vous me demandiez le jour où j'ai eu Thonneur de vous voir.
HUMBOLDT
Il paraît que mes Ansichter sont bien traduits. J'ai entendu beaucoup louer la traduction de l'abbé Delille.
ALEX. HUMBOLDT A MALTE-BRUN (lN° 12).
Paris, jeudi ce 24 juin 1808.
Oserais-je vous prier de réfuter avec deux mots l'article singulier de Francfort inséré dans votre journal du 22 juin? Je ne puis pas même deviner ce qui a pu donner lieu à celte plaisante nouvelle. Ne pourriez-vous dire que je continue à travailler à la publication de mon voyage et que, si je quitte la France, ce sera probablement plutôt pour aller au Thibet ou en Cochinchine que pour acheter un couvent de Bavière à douze lieues de Munichi
Si peut-être ce que je vous demande n'est pas de votre ressort, j'oserai vous prier de montrer ces lignes à M. Etienne, qui voudra bien faire insérer quelques mots
à ce sujet. La nouvelle est d'ailleurs très-innocente en elle-même.
Agréez, monsieur, les assurances réitérées de mon attachement. Bon Dieu ! que d'éloges avez vous donnés à mes tableaux. Un journal les accuse aujourd'hui de métaphysique allemande. C'est un reproche bien singulier qui sent le couvent de Munich.
HUMBOLDT
Ce jeudi.
ALEX. HUMBOLDT A MALTE-BRUN (iV* 13).
Paris, ce 1808-1810.
Voici la carte russe dont je vous ai parlé. C'est M. le colonel de Saint- Ai gnan, beau-frère de M. de Caulaincourt, qui me Ta donnée. Il n'y a qu'un exemplaire à Paris, qu'a l'Empereur. J'ignore si elle est aussi bonne que race. Je vous prie de voujoir bien l'accepter de ma part, si elle peut vous être utile.
Agréez l'assurance de ma haute considération.
HUMBOLDT
ALEX. QCUBOLDT A HALTE-BRUN (n"" 14 je
Paris, ce samedi 1808-1810.
Monsieur,
Tous les privilèges doivent être accordés à votre nom ; ma forteresse s'ouvrira toujours pour vous, monsieur, mais, pour ne pas vous incommoder à monter sous mon toit, permettez d'abord que je puisse vous offrir mes remercîments chez vous demain, dimanche, à midi.
Le (manuscrit) MSS espagnol me paraît très-curieux, sous le rapport historique, mais la carte est plus médiocre encore que celle d'Azara^ et nous avons mieux dans la carte manuscrite de Jed Saneiro^ et surtout dans la carte des Jésuites, des Moxas et Chiquitos.
Agréez mes affectueux hommages.
HOUBOLDT.
Ce samedi.
Je n*aî pas été, comme dit aujourd'hui le Courrier^ à Liège, entendre un cours de minéralogie !!! Je n'ai pas quitté la France depuis deux ans.
Médée (TEurtpide, au théâtre de la coun Le chemin de fer aura un départ lundi vers dix heures et demie ou onze heures» Je viens seulement de lire cette nuit, dans HencheU Study ofnatural Philosophy, p. 340, ce beau passage vous concernant: « In Oersied there is something which reminds us of the obstinate adhérence of Columbus to his notions of the necessary existence of the new World, and the sole history of Oersted^s beautiful discovery may serve to teach us. . . »
Voilà un juste éloge exprimé en termes fort ingénieux.
L'invitation officielle du roi pour demain lundi, à midi, doit vous être déjà parvenue.
Je demeure, avec la plus haute considération, votre dévoué.
A. DE HUMBOLDT
Sans-Souci^ dimanche matin.
ALEX. HUMBOLDT A OERSTED (iN* 18j.
Berlin^ lundi soir 18... (sans date).
Puis-je compter, cher docteur, sur le plaisir de vous revoir encore avant votre départ ? Je désire non-seulement lire votre instructif mémoire sur le Repos des volcans du Nicaragua y mais aussi voir lever quelques doutes sur Squiers. Le roi devant arriver aujourd'hui,
je serai occupé demain mardi, mercredi et jeudi à Potsdam. Puis-je dès lors me flatter de vous voir à Berlin vendredi, samedi ou dimanche, entre midi et deux heures? Votre visite me fera grand plaisir.
Je demeure, avec la cortsidération la plus distinguée. Votre très'dévoué,
A. DE HUMBOLDT
Berlin, rue d'Oranienbourg, 67.
Lundi soir.
ALEX. HUMBOLDT A MALTE-BRDN (tN° 19).
Sans date précise. Arcaeii, ce dimanche an soir, 1808-1810.
M. Schoell m*a privé du plaisir de vous offrir, monsieur, le premier volume de mon travail sur le Mexique ; je comptais vous le remettre moi-même. Je me flatte que vous n'ayez pas encore le travail astronomique. Comme géographe, vous y trouverez toujours quelques observations dignes, peut-être, de votre attention. Vous y verrez surtout, p. 37-39 (comme statistique, l'art. Orizava), avec combien de soin sont dressées ces fameuses cartes |
d'Arrowsmith. J'ai été malade depuis quelques jours, c'est ce qui m'a empêché de venir vous voir.
Agréez, en attendant, l'assurance de mon attachement et de ma considération particulière.
Avec un volume.
Paris, rue des Francs-Bourgeois, liôtel d'Anjou.