‹ Correspondance inedite scientifique et littéraireChapitre 38 sur 41 · ET NOTES DIVERSES · texte numérisé non relu

ET NOTES DIVERSES

(1) P. W — \^ lettre à La Métherie (de 1792).

La Métherie (Jean-Claude), appelé Métherie (de La) dans une notice de la Biographie universelle Michaud — rédigée par Frédéric Cuvier, Delaméthene dans le Journal de physique qui porte son nom, et quelquefois aussi La Métherie, s'est fait distinguer comme naturaliste et comme physicien. Né à la Clayette, petite ville du Maçonnais; le 4 septembre 1743, il est mort à Paris, le !«' juillet 1817. Après avoir étudié la théologie et plus tard la médecine ou plutôt les sciences qui s'y rapportent, car il ne la pratiqua jamais, il publia divers ouvrages parmi lesquels nous citerons : Théorie delà Terre (1791); Leçons de minéralogie dort" nées au Collège de France (1812); Considérations sur les êtres organisés (1804). Ce savant est surtout connu par le Journal de Physique qu'il dirigea seul, à partir de 1785 jusqu'à sa mort, après laquelle il fut continué par M. de Blainville. La Métherie avait été nommé en 1801 adjoint à la chaire d'histoire naturelle au Collège de France. Dans la lettre que lui écrivit en 1792 le baron Alexandre de Humboldt avec lequel il entretenait une correspondance suivie, ce dernier s'occupe principale-

ment de la couleur verte des végétaux qui ne sont pas exposés à la lumière.

(2) P. 3. — l'* lettre à Pictet, du 24 janvier 1796. PiCTET-FuRRETiNi (Marc-Auguste), d'une ancienne famille

genevoise qui fait remonter son origine à 1299 et à produit un grand nombre d'hommes remarquables, naquit à Genève en 1752. Professeur de physique à l'Académie de cette ville, il devint membre du Tribunat, comme représentant du département du Léman, sous la domination française. Membre correspondant de rinstitut de France, Pictet était aussi membre des sociétés royales de Londres et d'Edimbourg et de plusieurs autres sociétés savantes. Sans avoir été un savant du premier ordre, il a répandu dans sa patrie un goût pour l'étude d'es sciences physiques qui ne s'y est pas éteint, et qu'on peut considérer comme le résultat de la clarté et de l'agrément de son enseignement et des rapports continus qu'il entretenait avec les savants étrangers, à une époque où on les considérait presque comme des articles de contrebande « encore plus rares et moins recherchés que les piqués anglais, » nous écrit un spirituel genevois. Pictet s'est aussi fait connaître par son goût pour l'astronomie et les sciences naturelles. Il a pris une grande part à l'établissement de la Société des Arts, et à la fondation de la Bibliothèque britannique, appelée depuis Bibliothèque universelle, recueil fort estimé sous ces deux différents titres, et dans lequel il a inséré plusieurs articles, principalement sur la météorologie. Pictet est mort dans sa ville natale le 19 avril 1825. Parmi les ouvrages qu'il a publiés, nous citerons : Essai sur le feUy Genève, 1 vol. in-8<>, 1790. Voyage de trois mois en Angleterre, en Ecosse et en Irlande^ etc., 1 vol. in-8°, 1802.

C'est par erreur qu'en tète de quelques-unes des lettres écrites par Humboldt à Pictet on a mis M. G. comme initiales de ses prénoms.

(3) P. 4. — Sur Vinfluence de Vacide muniatique oxygéné et sur Virritabilité de la fibre organisée^ mémoire lu à l'Institut national {Magasin encyclopédique, etc., t. VI (au IV, 1795), p. 462

(lettre de dix pages et demie] , finissant par ces mots : <c L'acide y> muriatique oxygéné, neutralisé par de la soude ou de la poi> tasse, ne présenterait-il pas un objet intéressant à la phar- » macie?»

(4) P. 4. — ce Ces aphorismes, dit Humboldt, font partie de mon ouvrage botanique qui porte le titre de : Florx Fribergensis spécimen, plcmtas cryptogamicas prœsertim subterraneas recensens, BeroL 1793, in-4^. Ils ont été traduits en allemand par le D' Fischer, et cette traduction est très-préférable à l'original par les notes excellentes que le fameux professeur Hedwig et le IK Ludwig à Leipzig ont bien voulu y joindre. »

(5) P. 5. — Journal de Physique, t. XXXVII, p. 150.

(6) P. 6. -^ «c J'ai publié dans mes Aphorismes physiques, p. I669 dit Humboldt, plusieurs expériences, sur le dégagement de Fair et la décomposition de Teau dans la germination. Je ne manquerai pas de vous les communiquer dans une lettre suivante. Les semences semblent contenir de l'azote, comme l'bydrogène se trouve dans l'œuf. »

(7) P. 8. — Dans un livre allemand intitulé : Fragments d'un nouveau système de philologie^ Brunswick, 1794, p. 158.

(8) P. 9. — « Je regarde, dit Humboldt, les expressions d'électricité animale, d'irritamentum metallorum, dont on se sert vulgairement, comme très-vagues et impropres. 11 ne faut point déterminer les causes dont on ignore la nature. Les mots de galvanisme, galvaniser, dont je me sers, sont formés d'après ceux de magnétisme, magnétiser; ils sont recommandables par leur brièveté. »

(9) P. 12. — Les citoyens Cuvier et Vauquelin ont été chargés de répéter les expériences. Nous ignorons si elles ont été faites.

(lOet 11). P. 13.— 1«^ lettre à Van Mous du 2 novembre 1796.

Van Mons (Jean-Baptiste), savaut chimiste et horticulteur, né à Bruxelles le 11 novembre 1765, mort à Louvain le 6 septembre 1842, a fait de savantes recherches sur l'agronomie dans de vastes pépinières établies à ses frais dans les deux villes que nous venons de nommer : il propagea ainsi activement en Belgique les nouvelles théories de Lavoisier. On lui doit de nombreux ouvrages d'agronomie et de chimie, et des mémoires insérés dans différents recueils, en particulier dans les Annales de Chimie et dans le Journal de Chimie et de Physique, qu'il fonda à Bruxelles.

La lettre que nous donnons ici, et que Ton suppose écrite par Humboldt à Van Mons, quoiqu'on ne soit certain ni du lieu d'où elle a été écrite, ni à qui elle a été adressée, est relative à une serpentine verte qui possède à un degré éminent la polarité magnétique. Elle porte la date du 2 novembre 1796, et le titre de Nouvelle découverte adressée aux amis de la physique et de la gèognosie. Communiquée en manuscrit au citoyen Guyton par le citoyen Van Mons, elle a été traduite en allemand par le citoyen Halma (Voir les Annales de Chimie du 11 floréal an V, 30 avril 1797, t. XXII, p. 47-50).

(12) P. 15. — l'^ lettre à Blumenbach, de 1796.

Blumenbach (Jean-Frédéric), auquel Humboldt écrivait en 1796 la lettre dont nous donnons ici un extrait, était un médecin et naturaliste célèbre, né à Gotha le 14 mai 1752, et mort à Gôttingue le 22 janvier 1844, âgé de quatre-vingt-huit ans. Il s'était occupé spécialement de l'histoire physique de l'homme, et des races qu'il a partagées en cinq classes distinctes, d'après les conformations du crâne. Ses écrits sont si nombreux que leur simple nomenclature occupe seize pages du dictionnaire des médecins vivants, du docteur Callisen de Copenhague. Nous citerons parmi les principaux : Dissertatio inauguralis de generis humani varietate naiim, Gôttingue, 1775; réimprimé plusieurs fois, traduit en français par Chardet, avec une dissertation de Blumenbach, écrite en anglais, sitr quelques momies d'Egypte ouvertes à Londres; Manuel d'Histoire naturelle, en allemand.

L'extrait que nous publions, contenant de nouvelles expériences sur l'irritation causée par les métaux, relativement à rimpression différente que les animaux en reçoivent, a été lu à la première classe de l'Institut (correspondante n partie à cette époque, par ses attributions, à Tancienne Académie des sciences) le 1 1 frimaire an V (1" décembre 1796) par le citoyen Guyton, imprimé dans le tome XXII des Annales de Chimie^ p. 51-63, et traduit littéralement en français dans le Journal of natwral philosophy, chemistry and the arts, de William Nicholson, London, vol. I, p. 256(1797).

(13) P. 22. — 11 y a dans l'original homogeneîtai, mais l'homogénéité exclut toute autre idée que celle de l'idée des parties constituantes. Or il ne peut être ici question que de l'identité du genre de métal.

(14) P. 25. — Voir la première lettre à Van Mons, note 10-11, p. 388 des Biographies et Notes.

(15) P. 33. — Spallanzani a observé les mêmes phénomènes; et, ce qui est plus fort, il a vu que les animaux phosphoriques ou luisants cessaient de luire dans les gaz azote, hydrogène et carbonique, et qu'ils répandaient une lumière infiniment plus vive dans le gaz oxygène que dans l'air atmosphérique. [Chimico Esame degli esperimenti di Goettling; Modena, 1796.

Van Mons annonce qu'il sera donné une analyse de cet ouvrage dans les Annales de Chimie, Nous ignorons si cette analyse a été faite.

(16) P. 34. — 1« lettre de Fourcroy à Van Mons d'avril 1797 au sujet de celle de Humboldt à ce dernier.

Fourcroy (Antoine- François), célèbre chimiste français, député à la Convention nationale, membre du conseil des Cinq-Cents en 1801, directeur général de l'Instruction publique, naquit à Paris le 15 juin 1755. On lui doit l'organisation des écoles de médecine de Paris, de Montpellier et de Strasbourg, des écoles de

droity des lycées, etc., et la découverte de quelques composés détonants par la percussion, de procédés relatifs à l'analyse des eaux sulfureuses, etc. Il est auteur de plusieurs ouvrages remarquables^ parmi lesquels nous citerons : son Système des connais' sances chimiques et de leur application, en 6 vol. in-4*, ainsi que sa Philosophie chimique.

Ce savant est mort à Paris, le 16 décembre 1809.

(17) P. 34. — Fourcroy parle dans le précédent mémoire de l'azote, des alcalis, comme s'il était démontré que Fazote, ce que j'ai le premier annoncé ou soupçonné, il y a huit ans, mais ce qui n'est pas prouvé

Nous croyons que cette note est de Humboldt.

(18) P. 37. — Voir la note 2, p. 386 des Biographies et Notes, où se trouve une notice sur Pictet avec les prénoms M. C, p. 3.

(19) P. 37. — La lettre de Humboldt à Pictet, que nous donnons ici, sur la polarité magnétique d'une montagne de serpentine est tirée du Journal of Chemistry, physic and the arts, de Nicholson, n** 1 1 1 , juin 1797. Le rédacteur de ce journal annonce qu'il a reçu cette communication en manuscrit de sir Joseph Banks, président de la Société royale de Londres, que ce protecteur libéral des sciences a joint à son envoi un échantillon de la roche en question, en lui permettant de le soumettre à des essais, et qu'on trouvera à la fin du mémoire quelques observations sur ce fragment.

(20) P. 37. — On doit à Coulomb l'heureuse idée d'employer la très-petite résistance qu'oppose un fil d'une longueur donnée à se laisser tordre pour mesurer certaines petites forces de la nature, qui avaient échappé aux physiciens, et pour étudier les lois de leur action.

(21) P. 38. — Voyages dans les Alpes , t. ï,p. 375, et t. II, p. 343.

(22) P. 39. — La serpentine est une pierre d'un vert plus ou

moins foncé, ordinairement veinée ou tachetée, assez dnrc, ou plutôt tenace^ et susceptible d'uo beau poli qui ne s'altère point, comme celui du marbre, par l'action des acides. On la trouve roulée en blocs plus Du moins gros et arrondis, parmi les cailloux roulés de nos environs.

(23) P. 47. — Lettre à Gamerin Talné, de 1798.

Cette lettre de Humboldt, signée par extraordinaire avec le prénom de Frédéric, dans laquelle il traite de l'analyse de l'air atmosphérique pris à la hauteur de 669 toises avec un aérostat (voir le Journal de physique de LaMélherie, 1798, t. XLVII, p, 202), est adressée à Garnerin l'aîné. Nous n'avons trouvé ni la date de sa naissance ni celle de sa mort, ni aucun renseignement sur sa vie ; nous savons seulement qu'il était frère et rival d'André- Jacques Garnerin, dit le jeune, fameux aéronaute, né en 1770, inventeur du parachute dont il fit le premier l'expérience en 1797, et mort à Paris des€uites d'une blessure qu'il avait reçue sur le théâtre du jardin Beaujon.

(24) P. 50. — 1" lettre à Ingenhousz, de 1798. Ingenhousz (le docteur Jean) auquel Humboldt adresse cette

lettre sur la propriété des terres simples de décomposer l'air atmosphérique (Journal de physique de La Métherie, 1798, t. XVII, p. 377), était un savant médecin naturaliste et chimiste hollandais. Né à Bréda en 1730, il vint en Angleterre pour y étudier l'inoculation de la variole, dont on commençait à s'occuper. Ce fut dans ce voyage qu'il se mit au courant des travaux de Priestley , et qu'il résolut d'en expliquer les contradictions ; il en trouva la cause en 1779, et voici comment il résuine lui-même sa découverte : il A peine fus-je engagé dans ces recherches que la scène la plus intéressante s'ouvrit à mes yeux. J'observai que les plantes n'ont pas seulement la faculté de corriger l'air impur en six jours ou plus, comme les expériences de M. Priestley semblent l'indiquer, mais qu'elles s'acquittent de ce devoir important dans peu d'heures de la manière la plus complète; que cette opération merveilleuse n'est aucunement due à la végétation, mais à l'in-

fluence de la lumière du soleil sur les plantes ; qu'elle commence seulement quelque temps après que le soleil s'est élevé sur l'horizon et qu'elle est suspendue entièrement pendant l'obscurité de la nuit; que les plantes ombragées par des bâtiments élevés on par d'autres plantes ne s'acquittent pas de ce devoir, c'est-à-dire n'améliorent pas l'air; mais au contraire exhalent un air malfaisant et répandent un vrai poison dans l'air qui nous environne ; que la production du bon air commence à languir vers la fin du jour et cesse entièrement au coucher du soleil; que toutes les plantes corrompent l'air environnant pendant la nuit; que toutes les parties de la plante ne s'occupent pas de purifier l'air, mais seulement les feuilles et les rameaux verts; que les plantes acres, puantes et même vénéneuses s'acquittent de ce devoir comme celles qui répandent l'odeur la plus suave et qui sont les plus salutaires, etc. » Élu membre de la Société royale de Londres, il fut nommé ensuite conseiller aulique et premier médecin de la famille impériale. Après avoir voyagé successivement en France, en Allemagne et en Angleterre, il unit par se fixer dans ce dernier pays, où il mourut le 7 septembre 1799 dans une campagne aux environs de Londres. On lui doit entre autres découvertes celle de la force qui détermine la respiration des plantes, et il a publié un grand nombre d'ouvrages estimés, qui se rapportent tous aux points les plus importants de la physique et de l'histoire naturelle. Nous citerons entre autres : Expériences sur les végétaux (1780).

(25) P. 53. — lïf« lettre à Millin, du 23 avril 1799.

MiLLiN (Aubin-Louis), archéologue et naturaliste français, un des hommes qui ont le plus contribué à répandre en France le goût de l'histoire naturelle et de l'archéologie, né à Paris en 1759, est mort dans cette capitale le 14 août 1818. Il prit d'abord l'habit ecclésiastique, mais il renonça bientôt à la théologie pour se livrer entièrement aux lettres et aux sciences. L'un des fondateurs de la Société linnéenne, il succéda, en 1794, à Barthélémy dans la place de conservateur du cabinet des médailles f et visita plus tard (1811) l'Italie et la Suisse d'où il rapporta de

riches matériaux. Millin a rédigé le Magasin encyclopédique de 1792 à 1816, et publié un grand nombre d'ouvrages, dont Kraft a donné un Catalogne détaillé, en tête d'une notice sur cet écrivain. Le premier que nous connaissions de lui est intitulé : Mé^ langes de littérature étrangère^ Paris, 1785, 6 vol. in-12; nous citerons parmi les principaux : Antiquités nationales, etc., Paris, 1790-98, 5 vol. grand in-4®, ligures; Minéralogie homérique; Paris, 1790, in-8**, 2«édit., 1816, in-S»; Monuments antiques inédits, Paris, 1802-04, 2 vol. in-4', avec 92 planches; Intro^ duction à V étude des m^onuments antiques, etc., etc., Paris, 1796-1811, en 4 parties in-8o, réimprimés en 1826, avec un discours préliminaire de Champollion-Figeac ; Voyage da/ns le département du Midi de la France, Paris, 1807-11, 5' vol. in-8*, avec un Atlas; Éléments d'histoire naturelle, Paris, 1794, in-8o, a eu une S^' édit. en 1802, et a été traduit en italien en 1798; Galerie mythologique, etc., Paris, 1811, 2 vol. in-8% flgures.

(26) P. 54. — l^ lettre au baron de Forell, du 1 1 juillet 1799. Extrait d'une lettre écrite en espagnol par Humboldt au baron

de Forell, ministre plénipotentiaire de Saxe à Madrid, dont les démarches avaient beaucoup contribué à faire obtenir au savant Prussien l'autorisation de voyager dans les colonies espagnoles en Amérique. Cet extrait a été inséré par D" Cristiano Herrgeu, dans le tome V, p. 125, des Anales de Historia natural de Madrid.

(27) P. 55. — A la suite' de l'extrait de la lettre de Humboldt que nous venons de citer, Herrgen s'exprime ainsi : a J'ai déjà fait mention dans le n* 1, p. 15 des présentes Anales d'un magnifique morceau d'obsidienne avec pierre-ponce du pic de Tayde qui existe depuis longtemps dans le cabinet de D. Josef Clavijo Fajardo, directeur du cabinet royal d'histoire naturelle. Ce morceau et un autre que je possède sans connaître la localité d'où il provient, m'avaient donné depuis longtemps la conviction que la pierre-ponce ne doit son origine ni au feldspath, ni^ Tamiante, ni à d'autres substances auxquelles on l'attribue dans plusieurs

traités de minéralogie. Si les échantillons dont fait, mention M. le baron de Humboldt ressemblent à ceux du cabinet dont il a été parlé, je crois que Tobsidienne et la pierre-ponce sont sinon d'une formation contemporaine, du moins d'une nature homogène. J'ai fait des essais répétés avec l'une et l'autre au chalumeau (9oplete) et j'ai vu que toutes deux se fondent {pur si sokts) a?ec facilité, et que toutes deux forment un verre opaque d'une couleur de blanc verdàtre. La véritable cause qui rend la figure de la pierre-ponce si poreuse, si fibreuse et si directement opposée à l'obsidienne, si compacte, me paraît difficile à expliquer.

Le citoyen G.-A. de Luc, dans le Jowmal de physique de J.-C. de La Métherie, t. XLIX, p. 36, explique la formation de la pierreponce de la manière suivante, et qui me parait l'explication la plus plausible jusqu'à présent.

« La pierre-ponce telle qu'elle entre dans le commerce, doit sa formation au temps. C'est Vanatomie d'une espèce particulière de scorie, dont on conserve seulement les parties, vitrifiées en forme de feuilles et de filaments, lesquels ont pu résister à la décomposition. On connaît dans les scories que j'ai recueillies que la première opération se fait probablement dans le cratère du volcan, au moyen des vapeurs acides et sulfureuses qui pénètrent cette scorie. Le temps et l'humidité font le reste ; soit que ces scories restent à la superficie du volcan, ou sur les bords de la mer, ou bien qu'elles restent ensevelies entre les couches des matières volcaniques. Cette espèce de scories ne se trouve ni dans le Vésuve, ni dans l'Etna, ce qui me fait croire qu'elle est particulière aux lies volcaniques. Le contact immédiat de l'eau salée est dans ce cas nécessaire pour la formation de cette vitrification. )»

(28 et 29) P. 55 et 60. — Lettres à La Métherie, de 1799.

(30) P. 64. — En une minute, en temps de calme, on peut parfaitement compter les oscillations sur la mer.

(31) P. 66. — i'« lettre à Lalande, du 14 décembre 1799.

Lalande (Léoo-Jérdme Le Français de), un des astronomes les plus célèbres de son temps, connu autant par son grand savoir et par les progrès qu'il a fait faire aux sciences, à l'astronomie surtout, que par ses excentricités, né le il juillet 1732 à Bourg en Bresse, aujourd'hui département de l'Ain, est mort à Paris le 4 avril 1807. Il n'avait pas atteint l'âge de vingt-un ans lorsqu'il fut nommé en 1753, membre de FAcadémie des sciences de Paris ; celle de Berlin l'avait déjà admis dans son sein depuis plusieurs années, après qu'il eut déterminé la parallaxe de la lune, c'est-à-dire la distance de cet astre à la terre^ pour seconder les observations que Lacaille avait été chargé de faire au cap de Bonne-Espérance. Lalande a publié un grand nombre de mémoires parmi lesquels nous citerons celui qui est intitulé : Domini de Lalande astronomi régis de ohservatùmîlms suis Berolinensibibs, ad parallaxin Iwnx defimendam, Epistola (Act. erud. Augusti 1752). Entre autres ouvrages dont il est l'auteur, nous signalerons encore : Traité d'Astronomie, qui a eu trois éditions, en 1764, 1771 et 1792; Bibliographie astronomique et Histoire de V astronomie ; Voyage d'un Français en Italie, avec un Atlas. Tous ces ouvrages ont été réimprimés plusieurs fois.

Delambre a inséré, dans la Biographie u/niverselle Michaud, sur Lalande^ une savante notice qui a été revue par M. Mathieu.

(31 bis] P. 69. — Le nouvel inclinatoire de Borda, dont parle le baron de Uumboldt dans sa lettre à Lalande n'a point été admis, sous ce nom, dans la science, à ce que nous ont assuré MIW. Renou et Barrai : ils pensent que c'est probablement la boussole d'inclinaison dont il est ici question.

(32) P. 80. — Ire jettre à Clavijo, du 3 février 1800.

Clavijo-Fajardo (don Josef), directeur du Cabinet royal d'histoire naturelle de Madrid, né à

et mort dans la capitale de l'Espagne en 1806, a été rédacteur du Mercurio historico y politico de Madrid, dont il fut chargé

depuis 1773. Il a traduit en espagnol l'Histoire naturelle de Buffon. Madrid, Ibarra, 1785-90, en 12 volumes in-S®, et a été directeur du théâtre de los sitios.

Ou connaît ses querelles avec Beaumarchais.

(33) P. 82. — Nous n'avons pas trouvé la lettre indiquée par Humboldt et dont il ne donne pas la date.

(34) P. 88, à la suite de la lettre de Humboldt à Clavijo, celui-ci s'exprime ainsi : — « Au n» 43 de ses Notes, ces pierres ne doivent pas être confondues avec ce que nous appelons en origtognosie, pierre cruciforme (genre silice, famille 30 de Widenmann); c'est identiquement le même minéral que celui qui a été découvert en Espagne, mais non déterminé encore par aucun minéralogiste. Sa couleur est d'un blanc verdâtre un peu jaunâtre. Dans sa cassure transversale, il offre une croix parfaite de Saint-André, de couleur noirâtre. Jusqu'à présent je ne Tai vu que cristallisé en prismes à quatre pans, à arêtes latérales arrondies, et parfois à faces latérales cylindrico-con vexes; il est tendre et sa rayure est grise. La roche qui le contient forme un passage entre le gneiss et le micaschiste, et répand une forte odeur d'argile, quand on le respire de près. Une portion de ces cristaux ont été remis dernièrement de la ville de Illano, dans les Asturies, à don Luis Poggetti, directeur de la taille des pierres fines de la fabrique royale de porcelaine de Buen-Retiro, lequel eut la bonté d'en envoyer une partie au Cabinet royal de minéralogie.

Les deux pierres, dont parle M. le baron de Humboldt, sont deux segments taillés, non-seulement dans leur largeur, mais aussi sur les quatre plans latéraux du prisme. Ils sont identiquement de la même nature que ceux des Asturies, sans qu'on remarque la moindre différence dans les caractères extérieurs.

Du n* 51 au n® 59 ; ces cristaux de titane et le quartz qui leur sert de matrice, présentent, sans la plus légère différence, dans l'Amérique méridionale, les mêmes caractères origtognostiques et

géognostiques que dans les environs de Horcajuele en Espagne \ à Âschaffen bourg, dans le territoire de Mayence, dans le Gornouailies, en Angleterre, et dans TOklapian, en Transylvanie. Dans toutes ces localités on observe le même quartz, avec une tendance prononcée à se cristalliser. Les taches (mansas) rougesanguin que cite le baron de Humboldt, abondent dans les veines du quartz d'Horajuelo, de la même manière qu'il les vit dans les exemplaires d^Amérique, et elles doivent certainement leur origine au titane, ou du moins au fer-titane (sidero-titanio).

Au n<> 68, Tardoise siliceuse, dont parle le baron de Humboldt dans ce numéro, est le fossile simple de Forigtognosie, genre siliceux, famille 34 de Widenmann; famille dont la nature n'est pas toutefois déterminée avec la plus grande exactitude, et qui se rapproche tantôt de la roche cornéennc, tantôt de l'argile durcie, etc. Le baron de Humboldt prétend avoir trouvé par l'analyse une portion de carbone comme partie constitutive de ce fossile. Le lapis noir d'Espagne se trouve dans le même cas et présente, à l'exception de sa dureté, certaine analogie avec l'ardoise siliceuse, dont la formation en général parait parasitiqm.

Cette collection géologique, remise par le baron de Humboldt, est conservée dans le Cabinet royal de minéralogie. Je publierai plus tard la description systématique des différents numéros, et je ferai observer seulement, en passant, que la roca verde primitiva que nous a remise M. de Humboldt est un minéral fossile composé (compuesto)^ que reconnaissent seulement ceux de l'école de Werner. Il présente beaucoup de ressemblance avec la syénite, mais il en diffère essentiellement par sa nature géognostique.

La syénite est de formation plus récente que le granité foliacé porphyre, et parfois que quelques autres pierres. Il repose tou-jours sur les roches citées. Son grain est plus menu que celui du

^ Don Francisco Angulo m'indiqua, dans une certaine occasion, des cristaux de titane du royaume de Galice. Il ne cita point cette localité, parce qu'il manquait de renseignements circonstanciés, et pour ne pas usurper des découvertes qui ne lui appartenaient pas, et dont les minéralogistes attendent la publication avec anxiété.

granité et présente fiéqueûiment un eûtrelacement de porphyre. Dans son mélange on n'a point observé toutefois de Schorlitov/r-maline).

La. roca verde {grônsten, des Suédois] passe fréquemment an basalte et à ramiygdaloïde ; elle appartient à la formation du trapp en général ; formation qui comprend la vake, la roca verdCf le basalte, l'amygdaloïde, le porphyre schisteux, etc., etc.

(35) P. 88 (voir p. 54 C. et p. 393), des Biographies et Notes,

(35 bis) P. 91. — Dans cette lettre au baron de Forell, comme dans une partie de celles que nous publions, Humboldt rend une complète justice au mérite et aux travaux de Aimé Bonpiand. C'est donc à tort, ce nous semble^ que Tauteur d'une Notice biographique sur ce dernier accuse Humboldt d'avoir mentionné à peine les résultats de la coopération de son compagnon de voyage.

(36) P. 95. — La vallée de Caracas a 984 vares d'élévation au-dessus du niveau de la mer, et au-dessus de Madrid, 835; la Silla de Caracas 3,861 vares. (La vare espagnole = 0^836.)

(37) P. 102. — Voir pour la notice sur Fourcroy, le n° 16, page 389, des Biographies et Notes.

(38) P. 102. — Cette lettre écrite par Humboldt à Fourcroy, le 16 octobre 1800, publiée dans le Moniteur universel de prairial an IX (27 mai 1801), p. 1031 , a été traduite en espagnol dans le Real Estudio de Mineralogia, par Don Vicente Gonzalez de Rcguero, vol. IV, p. 285, 1801), d'où nous l'avons nous-méme traduit^e en français, ignorant son existence au Moniteur.

Il est essentiel de conférer les latitudes et les longitudes des pages 104 et 116, parée que nous pensons qu'il existe quelques erreurs.

(39) P. 105. — a L'erreur en latitude (carte de d'Anville) est

de plus de deux degrés; on n'y est jamais venu avec des instruments astronomiques. »

(Cette note est probablement de Hnmboldt).

(40) P. 107. — « La boëte mentionnée et les divers objets qu'elle contenait ne sont point parvenus an citoyen Fourcroy. d

Cette note a été mise au moment de l'arrivée de la lettre qui l'annonçait; nous ignorons si on les a reçus depuis.

(41) P. 1 12. — Voir pour la notice sur La MLétherie, le n» 1, p. 385^ des Biographies et Notes.

(42) P. 113. — Cette lettre de Humboldt à La Métberie, imprimée dans le Journal de Physique de ce dernier, t. LUI, p. 01 (1801), est relative à la composition chimique de l'atmosphère; elle contient aussi une esquisse, en trente pages, d'un tableau géologique de l'Amérique méridionale, extrait d'un mémoire que Humboldt avait envoyé avec une collection géologique au directeur du cabinet royal d'Histoire naturelle de Madrid.

(43) P. 113. — i^ lettre à Delambre, du 24 novembre 1800. Delambre (Jean-Baptiste-Joseph), célèbre astronome et un des

savants les plus laborieux dont la France s'honore, né à Amiens, le 10 septembre 1749, est mort à Paris le 19 août 1822. Ses immenses travaux lui ouvrirent les portes de l'Académie des sciences dont il fut élu membre à l'unanimité des suffrages, le 15 février 1792. A la première formation de l'Institut, il fut élu dans la section de géométrie le 1 3 décembre 1 795, et le 31 janvier 1803, la classe des sciences le nomma son secrétaire perpétuel. Il ne commença à étudier l'astronomie qu'à 36 ans, eut Lalande pour maître et débuta par la construction des taèles d'Uranus, Chargé avec Méchain en 1792 de mesurer le méridien de la France, il s'occupa de ce travail jusqu'en 1798, succéda en 1807 à Lalande dans la chaire d'astronomie du Collège de France, et devint plus tard secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences pour les sciences mathématiques. Parmi le grand nombre d'ouvrages

qu*on loi doit, iious citerons : Base du syslèrae métrique décimal, 3 vol. in-4«, Paris, 1806-1810; Abrégé d'Astronomie ei Astronomie théorique et pratique, 3 vol. in-4', Paris, 1813-1814. Histoire de l'Astronomie, en 5 vol. in-4°, et un 6« publié en 1827, par Mathieu, et voir pour plus de détails la notice que lui a consacrée ce dernier dans la Biographie universelle Michaud,

(44) P. 113. — Cette lettre de Humboldt à Delambre imprimée au Moniteur universel le 4 floréal an IX, p. 898-99 (24 avril 1801) a été traduite en espagnol par Don Martin de Paragna dans les Anales de Historia natv/ral, vol. IV, p. 199; elle se trouve aussi dans les Annales du Muséum d'Histoire naturelle, t. II, p. 170-180.

(45) P. 113. — L'une des lettres dont parle ici Humboldt, est peut-être celle du 14 décembre 1799, adressée à Lalande et que nous avons publiée G. p. 66.

(46) P. 114. — La lettre adressée des bouches de TOrénoque au citoyen Pommard, n'était point parvenue en France, lorsque celle-ci, écrite à Delambre le 24 novembre 1800, est arrivée à ce dernier. Nous ignorons si la première a été reçue plus tard.

(46 bis) P. 115. — L'A. de la Croix doit être probablement Alpha de la constellation de la Croix.

(47) P. 119. — Une lettre du citoyen Haspella Cbesnaye, chimiste de la Guadeloupe, en date du 15 nivôse, a appris que M. de Humboldt était parti pour la Havane, après avoir laissé à Tagent du gouvernement à la Guadeloupe, une caisse pour l'Institut et deux paquets, l'un pour Fourcroy et l'autre pour Delambre. La lettre n'étant pas arrivée, non plus que les paquets, il est probable que la lettre ci-dessus n'est pas celle dont parle La Cbesnaye. Ainsi nous avons l'espérance^ dit l'auteur de cette note, de recevoir bientôt deux autres lettres de Humboldt. Si ces lettres renferment, comme il est à présumer, de nouveaux dé-

tails sur les voyages de ce savant, aussi modeste qu'iutéressaut, nous nous empresserons d'en faire part à nos lecteurs.

(47 bis) P. 120. — Dans cette lettre écrite par Humboldt à Delambre, l'illustre prussien mentionne les résultats des travaux botaniques qu'il a faits avec son compagnon de voyage Boupland auquel il rend une pleine justice. Voir sur le même sujet le no 35 bis, p. 397.

(48j P. 120. — Quoique cette première lettre de Humboldt et Bonpland du 21 juin 1801 fût adressée nominativement à Ylnstituty comme de fait c'était avec V Académie des Sciences qui n'en était, à Tépoque à laquelle ils écrivaient, et n'en est encore aujourd'hui qu'une classe^ qu'ils entretenaient une correspondance^ nous avons cru devoir présenter ici un exposé succinct de l'histoire de cette classe.

L'Académie des sciences de Paris établie en 1666 par les soins de Colbert, fut d'abord composée de savants, d'érudits et de littérateurs, plus tard elle ne comprit que des savants proprement dits. Elle commença en 1692 la publication de ses travaux^ et sept ans plus tard elle reçut de l'abbé Bignon une forme nouvelle qui fut encore modifiée en 1716 et 1785. Le 8 août 1793, un décret de la Convention nationale prononça la suppression de toutes les académies et de toutes les sociétés littéraires patentées ou dotées par la nation. Quelques années plus tard, cette même Convention, qui avait créé tant de ruines, déci:iéta V Institut national des Sciences et des Arts divisé d'abord en trois classes, dont la première avait à peu près les attributions de l'ancienne Académie dés sciences, avec d'autres encore. En l'an VI (1798), l'Institut commença la publication de ses mémoires, et subit successivement plusieurs réorganisations. A la restauration de 1814, les classes de l'Institut reprirent le nom d'académies, et la classe des sciences morales et politiques, la seconde de l'Institut créée par la loi du 3 brumaire an IV, et supprimée en 1814, fut rétablie le 26 octobre 1832 et forme actuellement la cinquième classe, celle des sciences en est la troisième et s'occupe des sciences mathématiques et physiques, divisées en onze sections, dont cinq pour

les SCIENCES MATHÉMATIQUES, savoir : géométrie; mécanique; astronomie; géographie et navigation; et enûn physique générale ; et six pour les sciences physiques, savoir : chimie ; minéralogie; botanique ; économie rurale ; anatomie et zoologie; et enfin médecine et chirurgie.

(49) P. 131 et 132. — 1«» lettres écrites à Humboldt (Charles-Guillaume], les 3 juin, 13 juillet et 25 novembre 1802.

Humboldt (Charles-Guillaume, baron de), homme d'État et célèbre philologue prussien, frère aîné de Tauteur de la Correspondance que nous publions, naquit à Berlin en 1767 et mourut dans cette même ville le 8 avril 1835, au moment où il s'occupait d'un grand ouvrage comparatif et philosophique sur les langues de l'Asie que sa mort l'empêcha de terminer. Le premier volume a paru, avec une préface de son frère Alexandre, sous le titre suivant : De la Icmgue kawi dans l'île de Java^ avec une introduction sur la diversité dans la structure des Icmgues, et son influence sur le développement intellectuel du genre humain, Berlin, 1836. On lui doit en outre la traduction en allemand de différents morceaux de Pindare et d'Eschyle, celle de la tragédie d'Agamemnon, des mémoires sn/r la différence des sexes et sur son influence dans la nature organique et sur les formes masculine et féminine^ des rectifications et additions pour le Mithridate d^Adelung^ des recherches sur les habitants primitifs de l'Espagne, démontrées par la langue basque; des recherches sv/r la philosophie du Bha&ad-Guita ; sur le génie grammatical de la la/ngue chinoise ; une lettre à Abel-Remusat sv/r les formes grammaticales en généraly et sur le génie de la langue chinoise en particulier; de l'origine des formes grammaticales y et de leur influence sur la formation des idées; un Mémoire swr la séparation des mots dans les textes sanscrits^ sv/r les formes des verbes produites en sanscrit à l'aide des suffixes VA et YA ; un Essai sur les meilleurs moyens de constater les affinités des langues orientales ; et un Mémoire sv/r quatre statues égyptiennes à tète de lion qui se trouvent da/ns les collections d'antiques à Berlin.

(50) P. 132. — 11 y avait quelque temps qu'on n'avait point eu de nouvelles du voyage d'Alexandre de Humboldt dans TAmérique méridionale, lorsque son frère qui se trouvait à Rome reçut à la fois trois lettres de lui ; du 3 juin 1 802, de Quito ; du 13 juillet 1802, de Guença et du 25 novembre 1802, de Lima, capitale du Pérou. Elles annonçaient qu'Alexandre de Humboldt reviendrait sous peu en Europe, et qu'il comptait débarquer au mois d'août ou de septembre de cette année à Cadix ou à la Corogne; mais c'était la dernière de ces lettres surtout qui contenait des détails intéressants. En en donnant l'extrait, on a eu soin d'y insérer en même temps ce qui dans les deux premières pouvait mériter l'attention du public.

(51) P. 132. — Les Anales de las ciencias natwrales appellent cette localité Quindin au lieu de Quiridin.

(52) P. 138. — Le cratère du Vésuve n'a que 312 toises de diamètre.

(53) P. 142. — La conquête de Quito par les Péruviens se fit en 1470.

(53 6w) P. 147. — A. de Humboldt s'exprime ainsi dans la lettre à son frère Guillaume portant la date du 25 novembre 1802, p 147 : « Nous portons des descriptions très-détaillées » du Caïman ou Crocodile de l'Amérique méridionale; mais les » descriptions de celui de l'Egypte que l'on avait à mon départ i> d'Europe, n'étant pas également circonstanciées, je n'ose décir> der si c'est la même espèce. A présent, certainement, l'Institut » d'Egypte en aura fait qui lèveront tout doute à cet égard. »

M. Jomard étant mort lorsque nous avons fait imprimer la lettre ci-dessus citée, nous nous sommes adressé à un savant qui a habité longtemps l'Egypte, M. Henricy-Bey, notre collègue à la Société de géographie; voici la réponse qu'il a bien voulu nous faire le 25 juin 1864 :

« M. Etienne-Geoffroy Saint-Hilaire, membre de l'Institut, et

membre aussi de Tancien Institut d'Egypte, a donné la description détaillée du Crocodile d'Egypte dans un mémoire faisant partie du grand ouvrage de la Commission d'Egypte, et inséré au volume 1", Histoire naturelle^ pages 185 à 263.

» Ainsi s'est trouvée confirmée la conviction exprimée par Humboldt en 1802, que l'Institut d'Egypte ferait pour le Crocodile de ce pays ce qu'il avait fait lui-même pour le Caïman de FAmérique méridionale ; d'où Ton aura pu constater les différences existant entre ces deux espèces de reptiles. »

(54) P. 149. — Voir la notice sur Delambre, n° 43, p. 398, des Biographies et Notes.

(55) P. 149. — Cette lettre a été insérée dans le Moniteur universel de l'an XI, p. 1445 (1802); dans \es Annales du Muséum d'Histoire naturelle^ t. II, p. 170-180 (1803) et dans le Magasin encyclopédique^ 8« année, 1803, t. VI, p. 537.

(56) P. 150. — C'est le nom latin du Quinquina.

(57) P. 153. — Il est démontré aujourd'hui (1864) que les montagnes de l'Asie sont beaucoup plus élevées que celles de l'Amérique, car les frères Schiagintveit ont trouvé que le Gaurisankar, dans la région de l'Himalaya, avait plus de 8,840 mètres d'élévation, tandis que le plateau de Quito, le plus élevé du monde et la plus grande hauteur à laquelle les hommes puissent résister à la raréfaction de Vair, n'atteint pas (suivant Humboldt) 2,500 toises (4872 mètres.) L'altitude du Nevado de Zorata (Andes) est au surplus évaluée à 7,896 mètres.

i^lhis) P. 158. — Nous n'avons pas cru nécessaire de donner les deux pages de calculs et de détails astronomiques dont Humboldt parle dans sa lettre.

(58) P. 162. — 1" lettre à Cavanilles, du 27 avril 1803. Cayanilles (don Antoine- Joseph), ecclésiastique espagnol et

célèbre botaniste, né à Valence le 16 janvier 1745, mort à Madrid eu 1804, élevé par les Jésuites, fut Tami de Jussieu et

de Jeau-Baptiste Miinoz. Parmi ses principaux ouvrpg'^s on peut citer : Historia natural de Valencia, in-4®; Icônes et descriptiones plantarum qux aut sponte in Hispania crescunt aut in Bonis hospitantur, Madrid, 1791-1799, 6 vol. in-f*' avec 601 planches supérieuremeiU dessinées par lui, Monadelphix classis dissertationes decem, Paris, 1785-1789; Madrid, 1790, in-4°, avec figures, dont les botanistes admirent l'exactitude et la critique judicieuse ; Observaciones sobre la historia natural, geografia, agricultura, poblacion, etc., del reyno de Valencia, Madrid, 1795-1797, 2 vol. in-f", ornés de planches, dont Fauteur a fait les dessins. Dans cet ouvrage, Cavanilles se montre continuellement observateur exact, savant physicien et zélé patriote. Il allait mettre au jour un Hortus regius matritensis, dont le premier volume était déjà sous presse, lorsque la mort vint arrêter ses utiles travaux, en terminant sa laborieuse carrière.

On trouve dans le tome IV, p. 475-478 des Annales du Muséum d'Histoire naturelle (de France), an XII, 1804, la note ci-après : « En attendant que M. de Humboldt, qui vient d'arriver de Paris, veuille bien nous donner quelques détails plus étendus sur son voyage, nous pensons qu'on lira avec plaisir la traduction d'une lettre qu'il avait écrite en espagnol à Cavanilles, et que celuici a publiée dans le 18** numéro de l'ouvrage intitulé : Anales de cienciasnaturales de Madrid, 1803, volume VI, p. 281. »

Nous avons revu l'original avec la traduction et complété celle-ci.

(59) P. 166. — La collection des objets dont parle Humboldt est parvenue à Paris, et se trouve actuellement déposée au Muséum, ainsi que cela résulte d'une note des Annales du Muséum d'Histoire naturelle, t. IV, p. 477.

(60) P. 169. — Ce qui suit, commençant par ces mots : «Venant d'Acapulco », ajouté par Bonpland à la lettre de Humboldt à Cavanilles, ne se trouve pas dans la traduction publiée dans les Annales du Muséum d'Histoire naturelle; nous avons cru devoir l'ajouter.

(61) P. 170. — Voir la notice sur Delambre, n^ 43, p. 398, des Biographies et Notes.

(62) P. 174. — Voir les Annales duMusévm d* Histoire natvr relie, t. III, p. 228-232, an XII (1804).

(63) P. 175. — Cette lettre de Humboldt au Journal de Bordeaux était précédée des lignes suivantes^ publiées le lendemain : (c Le célèbre voyageur M. de Humboldt a fait insérer dans un journal de cette ville la lettre suivante, au sujet d'un article de Baltimore, sur son expédition aux Cordillères et sur sa personne, article qui a été répété par la plupart des journaux français. »

(64) P. 176. — 1-^^ lettre à A. Bonpland, du 10 juin 1805. BoNPLAND (Aimé-Jacques-Alexandre-Goujaud), plus connu

sous le nom d'Aimé Bonpland, savant naturaliste et botaniste français, le compagnon de voyage et le collaborateur d'Alexandre de Humboldt, naquit le 29 août 1773 à La Rochelle, où son père exerçait avec distinction la profession de médecin. Destiné à le remplacer il étudia à Paris la médecine sous la direction de maîtres habiles, fut un des meilleurs élèves de Dussault, et le plus intime ami de Bichat. Mais nu instinct inné, une vocation secrète le poussaient vers la botanique qu'il étudia, tout en continuant d'assister aux cours de l'École de médecine. Il devint môme aide-chirurgien sur le vaisseau VAjaXy et se disposait à accompagner le capitaine Baudin, auquel le gouvernement français avait confié le commandement d'une expédition destinée à explorer les colonies espagnoles, depuis l'isthme de Panama jusqu'au Rio de la Plata, lorsqu'il fit chez Corvisart, la connaissance d'Alexandre de Humboldt et accepta la proposition qui lui fut faite de se rendre avec lui en Amérique, où ils arrivèrent au mois de juillet 1799. Nous ne décrirons pas ici tous leurs travaux, nous dirons seulement que dans le partage qu'ils en firent, Bonpland fut chargé plus spécialement de la botanique, science pour laquelle il avait de l'attrait et qu'il avait le plus approfondie.

Rentré en France après cinq années de glorieuses fatigues, pendant lesquelles il avait recueilli, séché et décrit plus de 6,000 plantes, la plupart inconnues, dont il ût hommage au Muséum d'Histoire naturelle, Bonpiand devint intendant de la Malmaison. Après la mort de Timpératrice Joséphine (1814), il se rendit de nouveau dans rAmérique méridionale qu'il explora une seconde fois, mais seul alors. Ayant cru pouvoir pénétrer sans danger dans le Paraguay, il y fut retenu et traité comme prisonnier par le dictateur Francia. Ce ne fut qu'en 1829, après une captivité de dix ans, qu'il reçut non pas la permission, mais l'ordre de sortir de ce pays. En le quittant, il se réfugia à San Borga, petite ville sur les bords de l'Uruguay. Pendant son long séjour tant au Paraguay qu'à San Borga, Bonpiand avait continué ses travaux et avait recueilli d'immenses collections. Il s'occupait en dernier lieu d'organiser à Gorrientes un muséum d'histoire naturelle, dont il avait fourni à peu près tous les éléments, et dont il avait été nommé directeur, lorsqu'il s'éteignit dans cette ville le 11 mai 1858, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans.

Le gouvernement de Gorrientes décréta peu de temps après son décès un monument à sa mémoire ; nous ignorons s'il a été élevé.

Les principales publications que Bonpiand a fait paraître en son nom seul sont :

1*> Les plantes équinoodales, etc., en 2 volumes in-f®, avec 140 planches dessinées par lui;

2° La Monographie des mélastomes^ 2 vol. in-f**, avec 120 planches ;

3" Description des plantes rares de Navarre et de la Malmaison, in-fo, avec 64 planches in-f».

Et en collaboration avec Humboldt :

1 • Le Voyage aux Régions équinoxiales du Nouveau Continent, en 13 vol. m. avec plusieurs cartes;

2^ Les Vues des Cordillères et monuments des peuples indigènes d'Amérique, atlas pittoresque, en 2 vol. et 19 planches;

3® Mimoses et autres plantes légumineuses du Nouveau Continent^ in-f*», avec 60 planches coloriées;

4® Nova gênera species plantarvm^ etc., en 7 vol. in-f», avec 700 planches.

Ces derniers avec le concours du professeur allemand Kunth (Gharles-Sigismond) .

(65) P. 182. — l^ lettre à Vaughan, membre de la société philosophique de Philadelphie, du 10 juin 1805.

(66) P. 185. — 1^ lettre à Malte-Brun, du !•' février 1808. Brunn ou Brun (Malte-Conrad), connu généralement dans

la science sous les noms unis de Malte-Brim, célèbre écrivain danois, l'un des géographes les plus éminents de son temps^ né le 12 août 1773, dans la petite ville de Thisted, de la péninsule du Jutland, s'est fait aussi connaître par sa vaste érudition, par son talent pour la poésie et par ses écrits politiques. Par suite des opinions libérales qu'il avait manifestées avec trop peu de prudence dans des pamphlets, partie en vers et partie en prose, et surtout par son Catéchisme des aris* tocrates (Aristocrates Catechismus) , publié en 1796, il fut condamné à l'exil. Rentré peu de temps après dans sa patrie, il ut paraître une autre brochure encore plus piquante sous le titre de : Triajuncta inuno. Cette fois, il se décida à ne point attendre les poursuites des tribunaux et se réfugia d'abord. en Suède, puis à Hambourg, et, en 1799, se fixa définitivement à Paris, qu'il nèquitta pins. N'ayant point de fortune, ses premiers moments furent pénibles ; mais son mérite ne tarda pas à être connu. Mentelle, qui jouissait alors d'une position élevée parmi les géographes français, l'associa à ses travaux et ils publièrent ensemble de 1803 à 18051a Géographie mathématique, physique et politique en 16 vol. in-8<>. Cet ouvrage, accompagné d'un atlas, obtint du succès et fonda la réputation de Malte-Brun qui crut pouvoir voler alors de ses propres ailes, tentative qui lui réussit. En 1806, il devint l'un des rédacteurs du Journal de l'Empire, qui prit plus tard le titre de Journal des Débats, et n'a pas cessé d'y être attaché jusqu'à la fin de sa vie. Les remarquables articles qu^il y publia, consacrés principalement à l'histoire, à la géogra-

phie et aux antiquités, ont été recueillis, après sa mort, en trois volumes in-S^. L'année suivante (1807) il fit paraître un Tableau de la Pologne^ dans leqael il décrit ses origines, sa littérature, sa vie orageuse, sa gloire, sa mort politique. En 1808, il fonda les Annales des Voyages , recueil précieux où tontes les découvertes furent consignées. Il en avait paru vingt-cinq volumes, lorsqu'il interrompit ce recueil en 1814. Ce fut en 1810, c'est-àdire deux ans après la création de» Annales des Voyages que parut le premier volume du grand ouvrage auquel il doit principalement sa renommée européenne, ]e Précis de la Géographie imiverselle, qu'il ne put terminer. Le sixième volume , le dernier qu'il ait donné, est de 1805; on lui doit cependant les six ou sept premières feuilles du septième volume. Le surplus de ce volume et le huitième sont de M. Huot. Toujours infatigable, Malte-Brun, en associant la politique à la science, avait été, à la fin de 1821, un des fondateurs de la Société de Géographie, dont il fut le premier secrétaire général, en même temps qu'il contribuait à la rédaction de son Bulletin, il avait créé avec Ëyriès en 1819 les Novrvelles Annales des Voyages, faisant suite aux anciennes Annales et dont la première série se composait à sa mort de trente volumes. En 1825, il publia un Traité de la Légitimité. Malgré sa forte constitution, l'excès du travail altéra gravement sa santé, et une attaque d'apoplexie l'enleva subitement le 14 décembre 1826. Quelques heures avant d'expirer, il corrigeait l'épreuve d'un article destiné à faire connaître l'atlas etnographique de Balbi, dont l'auteur de cette rapide notice, assis au coin de son lit, lui faisait la lecture, en annotant ses observations.

(67-68-69-70 et 70 bis). P. 186, 188, 189, 190. Lettres à Malte-Brun, des 21 juillet 1808 et 1800. — N* 66, p. 407 des Biographies et Notes.

(71) P. 191 . — l'* lettre à Jomard, du 24 février 1809.

JoMARD (Edme-François), géographe et archéologue français éminent, membre de l'Institut de France et de presque toutes les académies ou sociétés savantes des deux mondes, naquit

à Paris, le 17 novembre 1777. Après avoir terminé ses études d'ane manière brillante, il fat admis à l'école des ponts et chaussées d'où il passa en 1775 à Técole polytechnique, puis à l'école d'application de géographie et dn cadastre. En 1798, il fit partie de l'expédition d'Egypte et fut attaché à sa commission scieotifique en qualité d'ingénieur géographe. Jomard prit une part active aux travaux de cette commission, il étudia et décrivit avec autant de talent qne de persévérance le pays et les monuments du royaume des Pharaons. A son retour en France il fut chargé, sur les pressantes instances de Monge et de BerthoUet, de coopérer à la rédaction et à la publication du bel ouvrage si connu sous le titre de : Description de VÉgypte, dont il devint plus tard le directeur. Un séjour qu'il fit en 1814 en Angleterre où le gouvernement l'avait envoyé pour prendre des empreintes et des copies de tous les monuments enlevés à l'armée d'Orient; mission délicate qu'il remplit avec succès, grâce à la bienveillante intervention de l'illustre sir Joseph Banks, le mit à même d'étudier les méthodes de l'enseignement mutuel récemment introduites par Bell et Laneaster. A son retour, Jomard devint l'un des fondateurs de la Sociétépour l'instrv>ction élémentaire^ dont il fut souvent élu président et a été jusqu'à sa mort un des membres les plus actifs. Il était depuis 1816, membre de la Société d'encouragement, et contribua à la un de 1821 à la création de la Société de géographie, qui lui doit une grande partie de son lustre et dont il a été souvent le président. Élu membre de l'Institut en 1818, il le devint successivement, ainsi que nous l'avons déjà dit de presque toutes les académies étrangères. Protecteur éclairé de tous les voyageurs qui contribuaient par leurs explorations et par leurs écrits au progrès de sa science favorite, dans laquelle il était passé maître, René Caillé, Frédéric Caillaud et bien d'autres encore lui doivent la publication de leurs travaux^ améliorés par. ses conseils et ses communications bienveillantes autant que désintéressées. L'Afrique et plus spécialement TÉgypte qu'il considérait presque comme son domaine de prédilection, occupaient la plus grande partie de ses instants, et rien de ce qui la concernait ne lui était étranger,

aussi pour lui témoigner sa reconnaissance, le vice-roi d*Égypte qui lui avait confié la surveillance et la direction des études d'un certain nombre de jeunes Égyptiens, envoyés en France pour y commencer et compléter leur éducation, le nomma-t-il Bey. En 1828, le ministre de Tlntérieur créa pour lui un nouveau département à la Bibliothèque royale, celui des cartes géographiques qui lui doit son organisation et ses ouvrages les plus remarquables. Malgré son âge avancé, il ne cessa pas un instant de travailler utilement pour la science ; membre de la Société d'acclimatation, il assistait presque toujours à ses réunions et lui faisait souvent d'utiles communications. 11 conserva, par un heureux et rare privilège, toutes ses facultés et son activité jusqu'à la fin de sa carrière, car presque au sortir pour ainsi dire d'une séance de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, où il avait pris part, avec son ardeur habituelle, à une discussion sérieuse sur les mesures des anciens Égyptiens, il s'éteignit le 23 juillet 1862, prêt d'atteindre sa quatre-vingt-cinquième année. Jomard a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons :

Voyage à l'Oasis de Syouah (1 8 1 9) ; Remarques sur les rapports de l'Ethiopie et de l'Egypte, 1822-1828; Notice sur le cowrs du Sénégal et de la Gambie, 1822-29; Notice sur le voyage de fi. Caillaud, 1819-23; Notice Mstorique et géographique sur le Nedj^ 1825; Aperçu sur les nouvelles découvertes dans l'Afrique centrale, 182^-21; Vocabulaire des Foya^eur^ (dans l'atlas ethn. deBalbi; Description deV Egypte, 1813-21 ; Recueil d'Observations et de Mémoires sur V Egypte ancienne et moderne, 1 830, 4 v. in-8** ; Outre une multitude de mémoires insérés dans différents recueils, on lui doit en particulier huit livraisons des Monuments de géographie, ou Recueil des anciennes cartes européennes et orientales,,, accompagnées des sphères terrestres et célestes... publiées en fac-similé de la grandeur des originaux, recueillies et gravées à ses frais et sous sa direction. Le plus remarquable des documents qui en font partie est, sans contredit, la mappemonde de Juan de la Cosa, pilote de Christophe Colomb.

(72) p. 191 . — 1" lettre à Bernard, du 5 juin 1809.

Nous n'avons pu obtenir de renseignements sur lui et peut-* être aurions-nous dû ne pas donner la lettre.

(73) P. 192. — Voir la notice sur Malte-Brun, n» 66, p. 407, des Biographies et Notes.

(74) P. 193. — l'* lettre à de Gandolle, du 24 mars 1812. Gandolle (Augustin-Pyrame de), très-célèbre botaniste, né à

Genève, le 4 février 1778, quelques semaines après la mort de Linné, Ae A. de^ Haller et de Bernard de Jussieu, dont les travaux furent comme le point de départ de ceux qui l'ont lui-même illustré, descendait d'une famille noble, originaire de la Provence. Après avoir étudié sous l'illustre de Saussure, Deluc, Charles Bonnet, etc., il vint à Paris en 1796, suivit les cours des Lamarck, des Cuvier, des Lacépède ; mais surtout ceux des Jussieu, des Desfontaines et des Thouin. II suppléa Cuvier au Collège de France, occupa deux chaires dans deux facultés de Montpellier, et plus tard deux autres à Genève, sa patrie, où il était rentré en 1816 et où il mourut le 9 septembre 1841, après y avoir exercé pendant de longues années les importantes fonctions de premier syndic. De Gandolle a laissé un grand nombre d'ouvrages remarquables, parmi lesquels nous nous bornerons à citer : sa Monographie des astragales ; un Essai sv/r les propriétés médicales des plantes, thèse soutenue en 1804; une nouvelle édition de la Flore française de Lamarck, qui sous la main de CandoUe, devint, pour ainsi dire, un nouvel ouvrage ; Prirtrcipes élémentaires de botanique, 1803, in- 8°; Regni vegetabilis systemanaturale, 2 vol. in-8*'; Prodromus systematis naturalis regni vegetabilis^ 7 vol. in-8'*; 1824-1830; Mémoire sur la famille des lègwmineuses, 1825-1826; in-4°; Organographie végétale, 1827, 2 voL in-8^ Sa théorie élémentaire el sa physique végétale obtinrent partout un très-grand succès, et la Société royale de Londres décerna à ce dernier ouvrage, qui parut en 1832, une de ses grandes médailles. Les savants reconnaissent qu'aucun naturaliste depuis Linné n'a autant agrandi la botanique, ni autant fait pour ses progrès. On lui doit en particulier

des expériences très-remarquables concernant l'influence de la Iwnière sur quelques végétaiùXy dans lesquelles il prouva que la révolution contrastante des plantes nommées diurne* et nocturnes, qui s'ouvrent et se ferment les unes pendant le jour et les autres pendant la nuit, dépendait uniquement de la lumière.

(75) P. 194. Nous ne comprenons pas ce paragraphe de la lettre de Humboldt : — Uinstitut a été très-orageux depuis quelques semaines à cause de la lutte inégale de Poisson avec la nymphe de VOv/rcq, »

(76) P. 194. — Voir la notice sur Jomard, n° 71, p. 409, des Biographies et Notes.

(77) P. 195. — Note de M. Jomard :« 85° Fahr. font au thermomètre centigrade 47° 22 et non 28° 7 ; j'ai marqué d'ailleurs 37o. »

(78) P. 196. —Voir la notice sur Malte-Brun, n^ 66 p. 407, des Biographies et Notes.

(79) P. 197. — Voir la notice sur de Caudolle, n» 74, p. 411, des Biographies et Notes.

(80) P. 197. — Nous n'avons pas cru devoir mettre le nom du membre de la Société d'Arcueil dont il est parlé dans la lettre de Humboldt.

(81) P. 200. — « On peut voir dans l'article Géographie bota- » niqu^ du Dictionnaire des sciences naturelles, vol. XVIII, » p. 359, que M. de Candolle a fait droit à la réclamation de » M. de Humboldt. »

Note communiquée à M. de la Roquette, par M. Adolphe de Candolle.

(82) P. 200. — Voir la notice sur Malte-Brun, n» 66, p. 407, des Biographies et Notes.

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