CAMPAGNE DE BAVIÈRE
Armée d'Allema^e.
Munich, le troisième jour complémentaii
(20 septembre i8(
Le courrier si impatiemment attenc apporté les dépêches contenant les con' sitions de Bonaparte à celles de TEmpei
Ces messieurs de Vienne ont Toreille et paraissent enfin décidés à la paix.
On leur a proposé de prolonger Tarmi entamer les négociations, à la condit nous livreraient les forteresses de Phi Ulm et Ingolstadt, en garantie de leur et de leurs intentions pacifiques.
L^Empereur avait demandé vingt-qua de réflexion, mais, dès cette nuit, il a courrier à Moreau, pour lui dire qu'il rinstant, envoyer un officier aux avant-p
de régler avec le comte de Lehrbach les conditions de la remise des trois forteresses.
Ainsi, la belle armée du Rhin, qui vient de quitter ses cantonnements avec Tespoir de pénétrer dans les États héréditaires et qui jubilait de se porter en avant, n^aura pas une amorce à brûler; elle va reprendre de nouveaux cantonnements en Souabe et en Bavière. Il n*y a plus à douter que nous aurons définitivement la paix avant un mois.
Moreau va former des arrondissements; j'en aurai un. En attendant, je reste à Munich, où j'habite, avec Vallin, le palais de l'Électeur. J'ai une table de vingt couverts et, à ma disposition, la pharmacie et les bains de la Cour. Le tout, gratis pro Deo; c'est autant de pris sur l'ennemi!
Tout est ici d'une cherté folle, et encore n'y trouve-t-on rien qui vaille !
Sauvage m'annonce qu'au retour d'une mission dont le ministre l'a chargé, il a été nommé chef d'escadrons à la suite du 6* hussards. Voilà donc mes deux aides de camp hussards et chefs d'escadrons.
Sauvage ne me paraît pas malheureux; il a eu son épaulette à meilleur compte que Vallin, qui n'a pas non plus à se plaindre.
3 Tendémiaire an IX (25 septeml
Les divisions ont repris les canti qu^elles avaient en Bavière et en Sou la rupture de Tarmistice (1).
16 vendémiaire (8 o<
Le parti de Thugut est enfin culbuté, reur, à son retour de Vienne (2), a mont ractère, et la faction ennemie de la par dessous. Le comte de Lehrbach remplac au ministère ; Cobentzel ira au congrès i ville (3).
(1) L'armistice de Parsdorf finissait le il sep Premier Consul autorisa Moreau à le prolonger jusq vembre. La convention fut signée, le 17 septembre linden et causa la même joie à Vienne qu'à Paris, à la paix. L'archiduc Charles devenait généralissime de l'Empire, et son jeune frère l'archiduc Jean re baron de Kray à celle du Danube. Les deux armée et autrichienne, étaient séparées parl'Iser; chacune tenir à trois mille toises.
(2) François II était venu, le 7 septembre, à Alt quartier général de l'armée du Danube, qui lui a accueil enthousiaste. Il était retourné dans sa capit convention d'Hohenlinden.
(3) Il ne s'ouvrit que le 9 novembre ; Joseph T représentait le Premier Consul ; Cobentzel, l'Emper gleterre ayant refusé l'armistice naval que la Frano posé, Bonaparte ne voulut pas consentir à l'envoi d
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En attendant, Tarmée, bien cantonnée en Franconîe, en Souabe et en Bavière, vit aux dépens du pays, sans qu'il en coûte un sou à la République.
27 vendémiaire (19 octobre).
Les maudits Anglais travaillent plus que jamais le cabinet de Vienne, sur lequel ils ont déversé des tonneaux d'or.
Heureusement, chacune de leurs guinées ne vaut pas un homme tirant un coup de fusil ou de .canon. C'est la pénurie d'hommes qui forcera l'Empereur à accepter les propositions qu'on lui a faites. La paix sera-t-elle bien sincère de sa part et durera-t-elle bien longtemps, j'en doute.
Par-ci, par-là, quelques officiers viennent me voir dans mon palais électoral.
La table est toujours servie pour douze personnes, parce que ces gens-là savent qu'il me revient douze couverts.
A BernadoUe, à Paris,
28 vendémiaire an IX (20 octobre).
Tu as demandé pour moi au Premier Consul la
du roi Georges. On ne put s'entendre; les négociations furent rompues, le 26 novembre, par la reprise des hostilités en Bavière.