‹ Correspondance intime du général Jean Hardÿ de 1797 à 1802Chapitre 14 sur 22 · SIS CORRESPONDANCE INTIME · texte numérisé non relu

SIS CORRESPONDANCE INTIME

place d'inspecteur général aux revues promise et ne tient pas sa parole. « aujourd'hui, avec une surprise extrême, fait la grâce de me donner un emploi inspecteur aux revues. La première m'aurait plu, — dans le temps, — par ctail assimilée à mon grade et qu'elle a ma santé très éprouvée.

Aujourd'hui que j'ai repris du service, crifierais pas le commandement d'une d plaisir d'être inspecteur général; à j raison, n'accepterai-je pas d'être simpl teur.

J'ai près de vingt ans de services; il ans que je suis officier général; je fais sans interruption depuis 1792; j'ai autan qu'un autre à être conservé. Si, pourtan mier Consul ne me juge pas digne de f nombre des élus, il est constitutionnel maître de disposer de mon sort à sa vi supporterai tout avec courage, hormis u] liation.

Dis à Bonaparte qu'il peut disposer place en faveur d'un quartier-maître (1)

(i) Les quartiers-mahres; créés par Choiseul, le bre 1762, étaient les officiers de détails^ chargés d

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commissaire des guerres (1). Je n'ai pas couru les hasards de la guerre pour rétrograder au moment de la paix.

du casernement et des distributions. £n 1772, on les appelait quartiers-maîtres trésoriers. Un décret du 18 nivôse an IV (8 janvier 1796) en créa deux par régiment^ l'un au dépôt, l'autre à l'armée.

(1] Les commis aux montres (ou revues)^ institués, en 1356, par Jean le Bon, étaient choisis par les maréchaux de France, parmi les hommes d'armes ayant servi six ans au moins dans une compagnie d'ordonnance.

Jusqu'à Charles IX, ils ne furent que les agents subalternes du connétable et des maréchaux. Leur importance s'accrut pendant les guerres de religion ; il y eut des commissaires aux vivres, aux montres, à la conduite. Charles IX^ en 1567, créa les commissaires ordinaires des guerres, agents du roi. Il y en avait 50, en 1610. Ils passaient les garnisons en revue, déterminaient l'effectif des compagnies et faisaient la chasse aux pcuse-volants,^

Louis XIV leur imposa un cautionnement de 33^000 livres et l'obligation de cinq ans* de service actif.

En 1788, 127 commissaires ordinaires, ordonnateurs principaux ou provinciaux réformaient les soldats hors d'état de servir, siégeaient aux conseils judiciaires des régiments, administraient les hôpitaux, surveillaient les arsenaux, passaient des revues d'effectif.

Sous la Révolution, leur nombre s'éleva à 600, dont 40 ordonnateurs ; les autres étaient de 1** ou de 2* classe. L'arrêté des consuls du 9 pluviôse an VIII, qui créait l'inspection des revues, les réduisit à 200, assimilés, suivant leur classe, aux chefs de bataillon ou aux capitaines.

Ils concourent, en 1817, à la formation du corps de l'intendance.

SSO CORRESPONDANCE INTIME

A madame Hardy.

2 brumaire (24 Ot

MM. les plénipotentiaires se rendeni ville. Dieu veuille qu'ils s'arrangent u fois, et cela arrivera si, de part et d'ai met de la loyauté et de la franchise.

Gobentzel est passé ici, il y a quatre joi serions allés le voir à son passage, mai avait fait prier d'avance, par un officie envoyé à mon camarade Decaen, de le < de tout cérémonial et de lui permettre d l'incognito jusqu'à Strasbourg.

Nous ne nous sommes pas dérangés, i ce qui reste ici de la Cour électorale s' sente à sa porte pour lui faire des salan, n'a voulu voir personne.

Les généraux en chef ont été appelés pour être consultés sur le travail de réfoi va avoir lieu. Il est à désirer que cette o| importante soit basée sur l'équité. On ne [ conserver un si grand nombre de générau la réforme fera beaucoup de mécontents.

Quelques précautions que prenne le go ment, il se glissera toujours des injustices.

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Les hommes qui perdent leurs places n'ont pas envie de rire, et bien peu se connaissent assez pour ne pas s'abuser sur leur propre mérite.

6 brumaire (28 octobre).

Le gouvernement nous travaille d'importance ; le nombre des généraux de division est fixé à cent vingt. On prend parmi eux ce qui est nécessaire pour le service; le reste est en non- activité, à la disposition du gouvernement.

Ces cent vingt généraux sont fort bien traités ; mais ceux qui ont leur retraite, le seront très mal.

14 brumaire (5 novembre).

Aussitôt que le soleil se montre, je cours au jardin anglais et m'y promène pendant une bonne heure. Cet exercice me fait un bien infini.

On est ici dans l'inquiétude; l'occupation de la Toscane (1) par nos troupes fait craindre la rup-

(i) La Toscane était placée par la convention d'Alexandrieau delà de la ligne de démarcation des deux armées.

Le marquis de Sommariva, représentant du grand-duc en* fuite, et commandant des troupes autrichiennes, fomenta contre les Français un soulèvement que Brune, général en chef de l'armée d'Italie, dut repousser.

Le 15 octobre, Dupont occupa Florence, et Clément, Livoume, où il captura 46 navires anglais. Monnier et Càrtaf

ture de rarmîstîce et des négociations ville.

Cette expédition m'a paru, comme monde, fort étrange. Cependant, à force chir, je n'y vois rien d'alarmant. Je suis que la chose s'est faite d'accord avec L d'Autriche. Un officier de l'état-major d vient nous prévenir de nous mettre sur no Moreau écrit de Paris en date du 5, sans mot de ce qu'on doit faire ou ne pas faire

Il y a au moins dix-huit jours que nos sont entrées à Florence et à Livourne.

Les Autrichiens n'ont encore rien dit; opération n'était pas de leur goût, nous eu déjà quelques agressions en Italie ou i bentzel aurait quitté Lunéville et Moreau s retour, ou au moins en route pour rejoin armée*

22 brumaire (13 noTem

Voici le fin mot du voyage de M. de Cob Paris. Il était chargé de négocier, à la c( que ce serait conjointement avec l'Ang

SainUCyr prirent d'assaut, le 19^ la petite ville d*Ar( de rinsurrection. Sommariva se retira, avec ses troi le duché de Ferrare, et la Toscane resta au pouvoir çais*

dont l'Empereur prétend ne pas pouvoir se détacher sans manquer à ses engagements.

Bonaparte dit alors à Gobentzel :

a Qu'il avait la certitude que le gouvernement anglais ne voulait pas et ne pouvait pas vouloir la paix continentale;

a Que les pouvoirs qu'il avait reçus n'indiquaient aucune sincérité^ aucune bonne foi de la part de l'Empereur;

« Que, puisque François II ne voulait que gagner du temps, c'était à la France à le prévenir. »

L'ordre fut aussitôt envoyé de rompre l'armistice; dans douze jours, on sera de nouveau aux prises.

Pour le coup, il faudra aller jusqu'à Vienne; l'armée y est toute disposée, quoique la saison soit peu favorable.

Il n'y a que la victoire qui puisse terminer cette grande querelle!

24 brumaire (15 novembre).

Les Autrichiens font beaucoup de mouvements ; notre armée se rassemble aussi et nous attendons Moreau d'un JQur à l'autre. Les courriers de Vienne à Paris, ceux de Paris à Lunéville et à

Vienne, passent tous à Munich et se s très rapidement.

27 brumaire (18 novei

Je commence à devenir grand garçon trois jours, je monte à cheval et cet exe; fait du bien.

La neige est tombée à gros flocons tout tinée. Ce soir,» nous sommes envelop^ brouillard fort épais; aussi je soufiFre des

Moreau arrivera le 1" frimaire et, le recommencera. L'armée est en mouvemrapproche du champ de bataille.

5 frimaire (26 noven

Moreau m*a donné la division de rés Taile gauche, où commande le lieutenant Grenier, un vieil ami, qui m'a accueilli avt pressement le plus aCFectueux. Moreau ( content de notre intimité.

C'est après-demain qu'expire l'armistic pendant, le signal du combat sera diCFéré d tjues jours, parce qu'on attend le retour d rier que Cobentzel a expédié à TEmperei savoir si, définitivement, il veut ou non «ans le concours de l'Angleterre.

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L'armée est superbe (1) et composée de cent mille hommes qui ne demandent qu'à marcher.

Pour cette fois, il est certain que, Tépée tirée, nous ne la remettrons au fourreau que quand la paix sera signée.

Je passerai demain mes troupes (2) en revue.

Il n'y a pas de temps à perdre pour se mettre en mesure de livrer bataille après-demain, si nous en recevons Tordre du général en chef.

ORDRE DU JOUR DE l'aRMÉE DU RHIN DU 11 FRIMAIRE AN IX (2 DÉCEMBRE 1800).

Combat d'Ampfingen.

L'armée est prévenue que les deux divisions Hardy et Ney, du lieutenant général Grenier, qui n'étaient composées que de treize bataillons et de cinq régiments de cavalerie, ont été attaquées

(1) Général en chef, Moreau; chef d* état-major y Dessoles; aile droite, lieutenant général Lecourbe; divisions, Molitor, Gudin, Nansouty; centre, Ricbepanse ; c/tviitoni, Grandjean, Grouchy, Decaen; aile gaucbe, Grenier; divisions, Ney, Hardy, Legrand; réserve de cavalerie, d'Hautpoul.

(2) Composition de la division Hardy : généraux, Bastoul, Bonnet, Faaconnet; infanterie, 53* etSO** demi-brigades; cavalerie, 23* chasseurs, 2* dragons, 13* et 17* de cavalerie; artillerie, 2 compagnies du 3' d'artillerie légère ; génie, une demicompagnie de sapeurs.

IS

2i6 CORRESPONDANCE INTIME

aujourd'hui par la totalité de Tarmée em Le général en chef, ne voulant pas

(1^ Bulletin des opérations : division Hardy, — Hardy fut attaquée à la pointe du jour, dans sa Hann, par uoe colonne considérable d'infanter canon. Ses avant-postes furent forcés de se retirer ruisseau de Ratkirchen; mais ils y arrêtèrent long nemi par une vive fusillade, bien soutenue.

Un bataillon f porta rapidement à la renco deuxième colonne ennemie, qui se dirigeait sur le fl de la division par le ravin de Ratkirchen.

Le bataillon fit preuve de la plus grande bravoui tant à Tennemi ; mais les forces des Autrichiens ai la division fit un mouvement rétrograde, et se porta de Hann, faisant en même temps, par une conversioi face aux deux colonnes ennemies. Le combat fut très

Pendant que l'ennemi attaquait de front avec des i supérieures, il manœuvrait aussi par le flanc gauche.

A deux heures^ le général Grenier ordonnait la la division sur Haag. Cette retraite se fit en bon ordi hauteurs à gauche de la grande route ; on profita de positions avantageuses pour arrêter les progrès de l'en le soir, la division prit position en avant de Haage, sur la grande route de Mulhdorf.

Toutes les troupes du général Hardy se sont disi l'envi; elles ont montré une fermeté et un courage dinaires.

La cavalerie, et principalement l'artillerie, se sont marquer par leur bonne contenance et leur audace.

Le général Hardy, commandant la division ,. a. < dans cette bataille, un officier de son état-major a ses côtés.

Le général de brigade Bastoul, auquel il a été foi

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combat inégal^ a ordonné un mouyement rétrograde et la réunion de Tarmée. Il a vu arec plaisir Tardeur des troupes et le déyouemeùt des chefs. Bientôt, il leur fournira Toccasion de les déployer de nouveau.

Toute la République a les yeux sur la brave armée du Rhin; elle répondra à son attente par

de nouvelles victoires !

More AU.

Hardy à sa femme.

Munich, IS frimaire (3 décembre).

Depuis que j^ai quitté Munich, j^ai toujours été à cheval. Nous avons eu hier une bataille sérieuse, qui a duré de six heures du matin jusqu^à la nuit. L'ennemi était en forces triples des nôtres ; il n'y

mettre le commandement, a déployé son sang-froid et ses talents connus.

Pertes : 700 hommes tués, 2 pièces démontées.

Cette journée, où nos troupes ont combattu contre un ennemi trois fois plus nombreux, a coûté au moins aussi cher à l'ennemi qu*à nous-mêmes. Le général Hardy a démontré qu'il était également capable de diriger de grandes opérations offensives et de couvrir une retraite. Le lieutenant général Grenier lui a décerné les plus grands éloges.

Le général de division^ chef d'état-'inajor,

Dissolu.

« -"««fc

22g CORRESPONDANCE INTIME

avait que la division Ney et la mieui résister sur le point d'attaque. Nous ne battus comme des lions et nous n'avo changer de position, la nôtre n'étant ] avec aussi peu de monde.

Nous prendrons notre revanche dai trois jours. Je ne serai pas de la parti hier la main gauche percée d'une bal ment où je menais, pour la troisième infanterie à la charge.

Ma blessure n'est pas dangereuse, sera longue à guérir.

Permets-moi de remettre au prochai plus de détails. Je soufiFre beaucoup e de repos.

Je t'embrasse de tout mon cœur, ain chers enfants.

P.-5. — Je suis revenu à Munich, où cellents chirurgiens

13 frimaire (4 dé(

On vient de lever le premier appareil sont très belles; demain, la suppuratioi blie. Je n'ai pas de fièvre, l'appétit est je ne puis le satisfaire et ce n'est point

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lion ; mes longues souffrances m^ont rendu raisonnable.

L'armée a déjà pris sa revanche. Hier, nous avons complètement battu Tennemi (1). Moreau

(1) Bataille de Hohenlinden. Le combat d'Ampfingen, où 77,000 Austro-Bavarois n'avaient pas réussi à entamer 20,000 Français, donnait à l'archiduc Jean toutes les audaces. Sa confiance s'accrut encore quand il vit, le 2 décembre, Moreau concentrer ses troupes et les replier derrière la forêt de Hohenlinden. Le jeune général en chef ne se doutait pas que son habile adversaire voulait Tattirer sur un champ de bataille longuement étudié pendant les loisirs de l'armistice, où le sol, coupé de ruisseaux et de fossés, parsemé de mamelons, d'escarpements et de bois épais paralyserait Faction de sa cavalerie, rendrait sa supériorité en artillerie inutile et livrerait sa médiocre infanterie à la furia des grenadiers français.

La neige tombait, fouettant les visages, effaçant les chemins que le charriage des bois et les pluies d'automne avaient déjà rendus impraticables. L'archiduc n'hésita pas, cependant, le 3 décembre à la pointe du jour, à conduire sa belle armée au combat.

II avait formé trois colonnes. La principale, celle du centre, suivait la chaussée de Miilsdorf à Munich, qui traverse la forêt de Hohenlinden. En tête, la plus grande partie de l'in/anterie autrichienne et bavaroise; puis le parc d'artillerie, suivi d'une réserve de grenadiers hongrois; derrière, toute la cavalerie. Deux colonnes latérales suivaient, comme elles pouvaient, des directions parallèles. L'archiduc leur avait donné rendez-vous dans la plaine de Hohenlinden, au . delà de la forêt, où il devait être également rejoint par le corps qu'il avait, depuis trois jours, détaché sur sa droite pour tourner l'aile gauche des Français.

Moreau devinant les projets de l'archiduc Jean, comme

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s^est arrangé de manière à abréger L de Tarchiduc Jean. II lui a fait six d niers, dunt trois généraux, deux colont quatre-vingts pièces de canons et troii sons. Un corps de dix mille hommes dans les bois et n'en sortira qu'en mett armes.

On me raconte que mes amis Ney panse ont accompli des prodiges d'auda trépidité.

La grande colonne du centre, conduit chiduc, s'était engagée sur la chaussée d

Bonaparte avait, à Marengo, prévu ceux de ^ Richepanse contre la queue de la colonne princiji que Grouchy l'arrêtait au débouché de la forêt l'attaquait furieusement en flanc. A deux heurei austro-bavaroise était rompue et dispersée dans parc d'artillerie était pris et la cavalerie, ne sachan se repliait vers Mulsdorf. Les colonnes latérales, la nei{>e, combattirent en désespérés pour sauve La cavalerie se dévoua pour couvrir la retraite, mi était complet : 100 canons pris^ 6,000 morts, sonniers.

Moreau déclara modestement qu'il devait sa vl tiative de Richepanse, aux belles manœuvres de la vaillance de ses soldats, entraînés par l'exem généraux, Ney, Grouchy, Grandjean, Decaen, Bas! Walter et Kniasewitz.

Il la devait surtout à sa science de la guerre, à avec laquelle son plan avait été compris et ses ord

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dans le long défilé qui traverse les bois d'Hohenlinden. Il y avait toute la belle infanterie hongroise, le parc d'artillerie, la réserve de cavalerie. Ney a attaqué furieusement cette colonne en flanc avec la moitié de sa division, pendant que Bichepanse Tassaillait en queue avec une seule demibrigade, la 48*.

Trois bataillons hongrois se détachent de la chaussée et, précédés d'une nuée de tirailleurs, sortent du bois, en colonne serrée, pour attaquer Richepanse.

— « Grenadiers de la 48% crie le général en montrant les Hongrois de la pointe de son sabre, que pensez-vous de ces gens-là?

— « Qu'ils sont morts! » répondent cinq cents voix.

Et Ton court au-devant d'eux, baïonnettes basses; on les renverse malgré leur vaillance et on les rejette dans le défilé, où s'entassent ceux qui fuient déjà devant Ney.

C'est ainsi que la déroute a commencé.

Les prisonniers passent, en ce moment, sous mes croisées.

Ceci n'est que le prélude de ce qui arrivera dans peu de jours. Bonaparte va faire un coup de maître, que je ne puis pas te communiquer (quoi-

23i COllRESI^ONDANGË INTIME

que je sois dans le secret) parce que pourrait se perdre. Sache seulement trois semaines, la campagne sera term paix signée sur le champ de bataille. Je regrette bien vivement d'avoir i

quinze jours trop tôt. Heureusement, main gauche ; la droite me reste poui Chaque courrier te portera de mes nouvt

Bonaparte s'est clairement prononcé ai la réforme. Tous ceux qui ont fait la gu conservés de plein droit; la réforme n* que ceux qui, depuis huit ou neuf ans, oi beaux bras à Paris, dans les anticham ministres, ou qui, par leurs intrigues, se donner des emplois là où il n'y a pas à d'être blessé ou tué.

Je n'ai pas, comme tant d'autres, fait la guerre; mais ma place suffit pour n vivre honorablement.

Je ne suis ni bien malade, ni bien tri de la mélancolie ! J'ai bon appétit et, di ques jours, je ne serai plus à la diète.

En ce moment arrivent à Munich de raux qui ont eu le même sort que moi.

Walter, général de brigade, et l'autre qui commandait ma division le 12 frimai

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ci est en danger de perdre une jambe ; Tautre s'en tirera.

16 frimaire (7 décembre).

Nous avons pris à Tennemi cent trois pièces de canon et dix à onze mille prisonniers. Des dix mille Autrichiens qui étaient bloqués dans la forêt, une grande partie s'est échappée à la faveur des ténèbres.

Cette affaire et celle du 10, qui m'a été si funeste, coûtent aux ennemis plus de vingt mille hommes, tant tués que blessés et prisonniers.

L'armée va passer l'Inn, qui sépare l'Autriche de la Bavière. Après-demain, elle entrera dans les États héréditaires, où Ton n'a pas vu de Français depuis 1741.

Ma blessure va aussi bien que possible. J'ai eu la fièvre et un violent mal de tète toute la nuit dernière; ce matin, je souffre peu.

P. -5. — Envoie-moi la grosseur de la tête de Victor, je lui ferai faire un joli chapeau.

20 frimaire (il décembre).

L'armée a passé l'Inn, hier, à quatre heures du matin, fort heureusement, dit-on. Nous n'avons point encore les détails officiels. L'armée des Gri-

sons (l) est au cœur du Tyrol et menace rières de l'armée autrichienne d'Italie.

Leclerc à Hardy,

Paris, le 21 frimaire an IX (12 déct

Hier, mon cher général, le premiei TOUS a nommé inspecteur général aux re m'empresse de vous annoncer cette nouv je crois, vous sera agréable.

Le gouvernement vous a rendu la jus vous était due, et je m'en réjouis.

Je n'oublierai pas, mon cher général, n

rapports de Plombières et j'attacherai t

infiniment de prix à votre estime et à votre

que je vous prie de me conserver.

Salut amical.

Leclei

(i) 12,000 hommes en quatre divisions (Baraguey-d Rey, Morlot, Vandamme) sous le commandement de Ma< ayant pour chef d*état-major le général Mathieu Dum rières commandait l'artillerie, Laboissière la cavalerie, des Grisons, opposée au corps autrichien d*Hiller, a\ mission de relier entre elles les armées d'Allemagne et Macdonald franchit le Splugen, le 6 décembre, sous lanches, au prix d'efforts inouïs, occupa la Valteline, Hiller dans le Tyrol et forma l'extrême gauche de d'Italie déployée devant le Mîncio.

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Je pars pour Lyon, où je vais former un corps d'armée.

Hardy à sa femme.

Munich, 22 frimaire (13 décembre).

Tout va au mieux de notre côté. II importe maintenant de savoir où est Tarmée d'Italie; ses succès contribueront autant que les nôtres à terminer cette horrible lutte. Ce n'est plus pour nous agrandir que nous combattons, mais pour arrêter TefiFusion du sang et donner la paix à l'Europe. Quand on défend la bonne cause, on a bon espoir.

26 frimaire (17 décembre).

Voilà l'Angleterre aux prises avec les puissances du Nord; elle aura moins d'or à verser dans les coffres de l'Empereur!

La Prusse et la Russie s'emparent de Hambourg et ferment l'entrée des ports de la Baltique aux Anglais, qui y apportaient une quantité prodigieuse de marchandises, par lesquelles ils tenaient leurs engagements avec l'Empire.

Le roi Georges ne pourra plus tirer de grains de l'Allemagne et, par ce commerce d'échange, nourrir une partie de son peuple.

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