S CORRESPONDANCE INT
à moi, la vie du bord agréable, sont très amicales.
25 fructidor (I
Les vents ne veulent pas plus que Tescadre anglaise s^éloigner. S mettre à la voile.
La saison s^avance et mon expédi pas. J'ai une tâche glorieuse à rei tarderai, et plus je trouverai de difi lait de la promptitude, de Taudace, de fait !
Je suis cruellement tourmenté de du général Humbert et de quelques des côtes de la Manche. Je crains tout gâté !
27 fructidor (13
Depuis quatre jours, nous ne vo Anglais ; il est probable qu'ils se so leurs côtes, et si le vent nous deven rien ne nous empêcherait de gag
de mauvaise humeur et peu tolérants. » (Géi tice sur ma vie pendant soixante-cinq ans, rédigé en 1835, pour son petit-fils, le coloni Serres.)
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Nous avons bien, par intervalles, quelques moments propices, mais ils sont de courte durée, et Ton ne manie pas un vaisseau comme, sur terre, nous remuons un bataillon. On n^est pas plus vexé que nous le sommes.
Je t'envoie copie de la proclamation que je ferai distribuer à Tarmée quand nous serons à vingt lieues en mer. Ce sont chétifs cadeaux pour ' toi, ma mie, je le sens bien, mais que puis-jet'envoyer d'ici ? Ne la laisse pas sortir de la maison avant d'être certaine que nous sommes partis.
Le général Hardy ^ commandant en chef l'armée expéditionnaire, aux officiers et soldats.
Braves compagnons,
Vous annoncer que nous partons pour l'Irlande, c'est vous dire que nous allons rejoindre des frères, des amis qui nous tendent les bras et qui nous regardent déjà comme leurs libérateurs.
C'est à vous, guerriers vainqueurs de tous les rois coalisés contre la liberté de votre Patrie, qu'il appartient de briser les fers d'un peuple courageux, qui fait tous les jours de nouveaux sacrifices pour assurer son indépendance.
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Les Irlandais vous accueilleront rempliront envers vous les devoirs i leur sollicitude et la mienne écart tous les besoins ; ils augmenteront leurs deniers ; ils feront plus : ils pi dans vos rangs pour hâter la destruc qui, depuis trop longtemps, les op) nément. Chacun de vous les guidera rhonneur ; de la pointe de vos baï< fixerez la victoire et creuserez le Anglais.
Braves compagnons, les Irlandai de la liberté ! Pour en jouir, ils n'î le secours de la grande nation. Loin en ennemis vaincus, vous les regan les amis de la République française ; terez leurs personnes, leurs prop usages, leurs mœurs, et surtout les e le plus affreux despotisme les accabl rerez leur constance dans la lutte ] ont à soutenir contre la tyrannie.
A ces vertus, vous joindrez la plus pline, sans laquelle nous n'avons poi espérer.
Le Directoire m'a investi du pouv le mérite des belles actions et m'a d
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de punir le crime ; vous trouverez en moi impartialité et justice.
La bonne conduite, les talents, les actions d^éclat seront publiquement récompensés, mais la sévérité des lois n^épargnera aucun de ceux qui s'écarteront de leur devoir et la mort punira les lâches, les alarmistes, les concussionnaires et les pillards.
A madame Hardy.
28 fructidor (14 septembre).
Il est huit heures du matin, nous sommes sous voiles depuis trois heures ; le vent, quoique très faible, est assez bon ; Tennemi ne paraît pas ; nous sommes hors du Goulet.
Je t'embrasse à travers les mers et te souhaite une bonne santé.
Conserve-moi ta tendresse et sois sûre de celle de ton époux, de ton ami.
Journal de bord du général Hardy, sur a le Hoche w .
30 fructidor (16 septembre 1798).
A quatre heures après midi, les vents fraîchissent de la partie du N. et N.-N.-O. On appareille,
on part, on passe le Raz (vents va et N.-N.-E.) non sans peine. Nei des Saints rassurent Téquipage et nous sommes hors de danger. Je d la récompense promise, 8oixante-<
1^ jour complémentaire (
Au jour, calme et beau temps, fi seulement; on aperçoit trois bàtim à deux lieues de distance, Tun ) deux autres à 0. 1/4 S.-O. A huit timents tirent le canon pour nouj le commandant Bompard se détc nuer sa route. Peut-être les eûl-il avait des instructions à suivre (2) .
2* jour complémentaire (1
Les vents N.-N.-E. Beau temps
(i) Une frégate de premier rang, Ethalior, Ànson; une goélette, la Sylphe.
(2) « Je dois témoigner de l'enthousinsn:
barquées sur la Bellone^ pendant la chasi donnée aux trois bâtiments anglais, et de voir s'échapper. Nous avons respecté, en i de Bompard, qui n'a pas su profiter de cet général, pour enfreindre les ordres du Direc
(Rapport du chef d'escadrons Lan^lois, Bellone.)
trois heures, nous rangeons les roches de Penmarch, de deux lieues. Un des trois bâtiments ennemis disparaît (1). A cinq heures, on aperçoit un autre bâtiment de fort tonnage qui, pendant la nuit, s'est joint aux deux autres.
3* jour complémentaire (19 septembre).
A huit heures, on relève la pointe de Tîle de Groix. On donne la chasse aux bâtiments ennemis. A dix heures on lève la chasse, et nous gouvernons à O.-S.-O.
Latitude Nord de Groix : 47» 39'.
Longitude occidentale^ 5" 50'.
Bompard, inquiet d'être suivi par trois navires anglais (un vaisseau rasé, VAnson, et deux frégates, Ethalion et Ametia)^ avait, depuis sa sortie de Brest, gouverné au sud-ouest, pour les tromper et surtout pour éviter les escadres qui croisaient à l'entrée de la Manche.
Hardy le décida, le 19 septembre, à détacher deux frégates, la Loire et tlmmortalité, sous le commandement de Segond, commandant de la Loire, pour donner la chasse aux bâtiments anglais. Mais quand Segond demanda, par signal, l'ordre d'attaquer, Bompard répondit par le signal de ralliement. Il avait relu
(1) La goélette est allée porter à l'Amirauté le rapport du commandant de VEthalion, Elle a été remplacée, dans la chasse, par la frégate de premier rang Àmeliaj capitaine Herbert.
les instructions du ministre de la mt tout ce qui pourrait ralentir sa marche arrivée au point fixé pour le débarc^ troupes. » La Loire et t Immortalité division; VAnson, VEthalion et VAmé bord, en même temps qu'elles, pour poursuite.
Bompard eut alors la fâcheuse inspi loir faire croire aux Angolais qu'il allai II doubla le cap Finisterre et continua au sud-ouest. II comptait faire le tour perdre les bâtiments anglais, puis repr de l'Irlande. Une saute de vent Fobligt nord.
Pendant ces douze jours de navigatio cune souffrance ne fut épargnée au hommes embarqués sur des navires de aménagés et encombrés de matériel. B plus, dès lors, qu'une seule pensée : c plus tôt, le corps expéditionnaire. Il la:
25 septembre, passer, sans l'attaquer, u glais de cent voiles, peu escorté, dont h causé au roi Georges un préjudice plus débarquement d'une poignée de Franc lande, atterrée par la capture du généra de sa brigade.
Hardy et Bompard ignoraient le sor Sachant qu'il avait débarqué au nord dans la baie de Killala, ils faisaient roui rir au lac Swilly, dans l'espérance d'y barquement protégé par les troupes fra:
aux Irlandais. La déception fut cruelle !
L'Amirauté anglaise, après avoir cru que Bompard allait à Terre-Neuve, avait appris, par ses croiseurs de rAtlan tique, que décidément il se dirig^eait vers l'Irlande. Elle laissa l'amiral Bridport, avec neuf vaisseaux de ligne, à hauteur d'Ouessant, pour empêcher les navires français de regagner leurs ports, et elle envoya, de Plymouth, le commodore sir John Borlase Warren, avec quatre vaisseaux : le Foudroyant (de 80 canons), le Canada et le Robust (de 74), le Magnanime (de 44), les frégates Melampus et Doris^ à la poursuite de l'escadre ennemie, que VAnson et VEtha^ lion n'avaient pas quittée.
Le 11 octobre, quand les Français se croyaient au but et saluaient les côtes d'Irlande de leurs acclamations, quand Hardy se disposait à atterrir au lac Swilly, l'escadre anglaise fut signalée. Elle avait le vent, la liberté de manœuvre, 520 canons contre 400; les navires français, encombrés de troupes, avaient subi de graves avaries. Bompard laissa entourer le Hoche par les vaisseaux de Borlase Warren ; il ne sut pas donner à ses frégates l'ordre de courir, toutes, voiles dehors, aux Anglais et de remplacer la canonnade à distance par un audacieux abordage, où les bataillons de Sambre-et-'Meuse auraient eu raison des marins britanniques, moins nombreux, sinon moins braves. Bompard accepta la bataille navale et il la perdit, après avoir combattu quatre heures, un contre cinq, pour sauver ses frégates.
Ce fut un glorieux désastre !
COMBAT DU tt HOCHE h 21 vendémiaire an VII (il octobre i
Rapport du général Hardy au Dir
Après vingt-neuf jours d'une navlg mement pénible, la division comniand< pard, qui devait porter en Irlande dont vous m'aviez confié le command< arrivée, le 20 vendémiaire, à hauteur di Il ne nous restait plus que sept à hi faire pour entrer dans le lac Swilly, qi cert avec Bompard, j'avais choisi poui barquement. Le temps était beau, le rable; depuis deux jours, nous avioni vue le vaisseau rasé et les deux frégates qui, depuis l'île d'Ouessant, nous ava tamment observées. Tout semblait nou un succès complet.
A midi, nous aperçûmes une escadn composée de huit vaisseaux, qui forcèrc de voile, les uns pour nous reconnaît!
près, les autres pour gagner le vent. Da ment même, nous éprouvâmes une avai
rable par la fracture et la chute de notre grand m&t de hune. Il ne m'appartient pas de vous donner les détails des manœuvres qui furent faites pour atteindre notre but et remplir vos intentions ; je laisse ce soin aux officiers de marine (1).
(i) Journal de bord du capitaine de frégate Bar g eau y
commandant la Résolue.
Du 20 au 21 vendémiaire.
A midi, grand frais du N.-N.-O. La mer est très grosse, la division sans ordre.
A une heure, le Hoche a démâté de son grand mât de hune et ce mât a entraîné dans sa chute celle du mât de perruche.
A deux heures, nous avons signalé quarante-deux pouces d'eau à l'heure, les quatre pompes gréées.
\ trois heures, nous avons signalé que les quatre pompes étaient insuffisantes. Le commandant fiompard a signalé qu'il laissait le capitaine de la Résolue libre de sa manœuvre pour la sûreté de son bâtiment.
Le capitaine, jugeant qu'il n'était pas prudent d'abandonner la division sans escorte, surtout à la vue de huit gros bâtiments suspects, qui nous suivaient dans le sud-est, à distance de cinq lieues, résolut de suivre, l't l'on crut que cette résolution, dont le commandant s'aperçut, le portait à ordonner à la Loire et h la Romaine de nous tenir continuellement à portée de la vois. Les deux frégates nous observèrent de très près, tout le reste de l'après-midi et pendant la nuit.
Les vents soufflaient toujours avec violence du N.-N.-O. ; la mer était très grosse, notre batterie à la serre, la Résolue fatiguant extraordinairement et les pompes jouant sans cesse.
Les bâtiments aperçus furent bientôt reconnus pour une division ennemie, qui louvoyait pour noud approcher.
Le Hoche a signalé de virer de bord, à huit heures, et de