‹ Correspondance littéraire (volume 2)Chapitre 69 sur 167 · M. Rcy, directeur de l'orchestre. (Meistek · texte numérisé non relu

M. Rcy, directeur de l'orchestre. (Meistek

sans caractère, défaut qui ne réussit pas mieux sur la scène qu'ailleurs. Quant au vieux Arvire, on le connaît trop peu et il agit trop peu par lui-même et pour lui-même pour qu'on s'intéresse à lui. Le rôle d'Kvelina. si on on excepte la scène où elle ramène Irvin aux sentiments d'honneur qui font armer ce prince pour elle et pour son père, ce rôle même n'esl pas plus attachant que les autres. G'esl cette absence d'intérêt qui a nui le plus essentiollemem au sucrés du poème.

La musique a paru digne du grand maître à qui nous devons tant de chefs-d'œuvre; peut-être même est-ce un des ouvrages où il a déployé le plus de force et de vigueur. Les morceaux que M. Rej a ajoutés à cette composition, quoique très-loin sans doute du charme et de la suavité qui distinguaient si éminemment le talent de Sacchini, ont paru du moins supportables, et un a--»1/, grand éloge. Ce musicien a eu le bon esprit de terminer l'opéra par un quintette entièrement parodié de Sacchini. rt cette attention lui a fait pardonner tout ce qu'il était impossible qu'il ne laissât pas à désirer dans les trois scènes de l'ouvrage qui lui appartiennent.

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