‹ Correspondance littéraire (volume 3)Chapitre 129 sur 354 · DE MADEMOISELLE MAGDELEINE MIRE · texte numérisé non relu

DE MADEMOISELLE MAGDELEINE MIRE

DARSBDSE DE L'OPÉRA.

Le 11 février 1760.

Jappran an se moman que ma bonne amie le Clair vient de mourir, j*ai su la tendre amitié quelle avoit pour vous, je lai vu peu dheur avan sa fin. Elle demandoit can cesse son chair sacson et dans son transpore elle vouloit partire avec son chair meniste pour aller à Franqore, et je ne sais combien dautre discour qui vous auret fandu lame. 0 milieu de sette triste situation on es venu anonser moncieur le curé de sint Ustache , on a fet sortir tout le mondde es moi come lais autres. Je fondez an larme, es je nai pu diner de la journée. A la fin pourtant je fet reflecsion que la ûlosofi consolet le tou; je santi que vote exquellanse auret besoin de <x)nsolasion, et je me crérai traize hureuse si vous me permettais di contribuer. On ma fet lirre le pelit pronfete, et depuy ce moman je santi pourre Fauteur les cantiman lais plus tandes, quelle gloare pour moi si j'avois Ihonneur de devenir profetesse. Come profete vous savois tou se qui ce passe dans le cœur, que ne lisais vou dan le mien toutte la tandraise que je pourre vous I Que je serez hureuse si je pouvés remplacer ma chère le Claire, a qui Dieu face pai 1 Mon chagrin mampeche dan dirre davantage. Adieu chair et adaurable meniste. Personne na jamés aime votre exquellance ossi sinsserement que

Magdeleine Miré.

Jéme la filosofi come la povre défunte, e je me contanteré dais mai mes condissions.

LETTRES

DE HBNai-CHABLES DB BISST,

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