IV AVERTISSEMENT
deux furent dessinéi par Carmontelle : celui que les éditeurs de 1812 publièrent avec la seconde édition de la période de 1770-1782 * et cette aquarelle que nous avons déjà signalée dans VIconographic de Diderot.
Le premier fait partie de cette collection de sept cent cinquante portraits en buste ou en pied, dont l'acquisition fut refusée par l'État en 1806, à la mort de Carmontelle, et dont les débris ont passé, après bien des vicissitudes, dans les collections de M. le duc d'Aumale.
L'aquarelle dont nous avons vu une répétition entre les mains de M. Alfred de Vandeul a été exposée en iSlk au Corps législatif par M. de Langsdorff et photographiée par M. Ad. Braun. C'est sur Toriginal que M. Frédéric Régamey a gravé les deux portraits que voici, véritable frontispice d'un livre auquel les noms de Grimm et de Diderot sont à jamais attachés.
Il a existé, paratt-il, un buste en terre cuite de Grimm, depuis longtemps brisé, mais dont le souvenir s'est conservé parmi les descendants de M*"*" de Bueil. L'auteur nous en est inconnu et son œuvre n'a pas figuré aux divers Salons de l'époque.
1. « M. Richard de Lédans, ancîea lieutenant-colonel d*infanterie et chevalier de Saint-Louis, Tun des amis du baron de Grimm, nous a donné son portrait qui a été dessiné d'après nature par M. de Carmontelle, en 1709. Nous Tavons fait g^raver et il se trouve en tète de cette seconde édition. M. de Lédans, qui habite Paris, nous assure que ce portrait est de la plus parfaite ressemblance. »
C'est un profil au crayon, légèrement teinté d*aquarelle, haut de 20 c. et large de 15. La date de 1758, tracée au-dessous des noms du modèle et du peintre, a été 8urcharg:ée. Nous en connaissons les reproductions suivantes :
— De pftfil à dr. dans un t. c. ; chapeau sous le bras ; jabot, larg^ manchettes. Au bas, à g. : Dessiné d'après nature par M. Carmontelle en 1709, Lecerf se. En haut: Frontispice. Tome l" Il y a un premier état plus p&le et sans aucune lettre.
— De profil à g. dans un ovale. On ne voit que le haut du corps et du bras. Au bas : Dessiné par Carmontelle, gravé par Ambroise Tardieu. Au-dessous : F.-M. Grimm (critique et philosophe). Né à Ratisbonne le 20 décembre 1723. Mort à Gotha le 19 décembre 1807.
— De profil à dr., au trait. La pointe du tricorne passe sous le bras. Sans nom d'auteur. Au bas, en anglaise : Grimm.
— De profil \ g. au trait dans un triple t. c. Tricorne sous le bras. Au-dessous dans un cartouche : Grimm. M"*' Soyer se. En haut : Histoire de France. Tome XVIII, p. 504.
— De profil à dr. dans un ovale, au pointillé. Sans nom de graveur. Au bas, en anglaise : Le Baron de Grimm. En tète du Grimmianaf par Cousin d'Avalon, 1813, in-18.
AVERTISSEMENT. v
Qnant à Pautographe communiqué par M. Etienne Charavay, il est surtout intéressant parce qu'il est daté et signé, précautions que prenait rarement Grimm pour la plupart de ses lettres.
Les additions considérables que nous apportons à la Correspondance littéraire nous avaient un moment inspiré la pensée de sup^ primer les articles de Diderot qui en font partie, mais qui ont tous été reproduits dans Tédition nouvelle. Nous nous sommes ravisé et nous donnerons non-seulement ce que nos prédécesseurs avaient imprimé, mais encore les divers articles retrouvés par M. 60 lard, à Pétersbourg, et insérés par M. Assézat sous la rubrique de « Miscdianea »; bien plus, quelques courts fragments qui manquent aux manuscrits de l'Ermitage verront ici le jour pour la première fois. 11 va sans dire, néanmoins, que nous ne reproduirons ni les Salons, insérés par Grimm au fur et à mesure de leur rédaction, ni la Religieuse et Jacques le Fataliste que Meister fit connaître è ses abonnés après la mort de l'auteur.
Cette réserve nous amène tout naturellement à traiter un point délicat pour notre conscience d'éditeur : Raynal, Grimm et plus tard Meister, prenaient à tâche d'adresser à leur clientèle princière es nouveautés qui circulaient sous le manteau et dont les exemplaires étaient presque toujours si rares qu'il fallait en faire des copies. Voltaire défraya pendant plus de vingt ans la curiosité légitime excitée par le fruit défendu; mais il n'était pas le seul à qui s'adressaient les correspondants en quête d'un régal digne de palais raffinés. Raynal mettait à contribution Piron, Voisenon, Roy, Remis, Robbë et d'illustres inconnus, comme Laurès ou Tannevot ; Grimm avait mieux à offrir : c'était tantôt un paquet de billets du patriarche, tantôt une lettre de Galiani à M°>* d'Épinay; tantôt, aux jours de disette, une élégie de Lemierre ou une chanson de Laujon. Personne, assurément, ne nous reprochera la suppression de YÈpitre au président Hènault, de Babouc^ du Pauvre Diable, de PHomme aux quarante ècus, etc.; mais nou^ aurions inutilement grossi un recueil déjà fort volumineux, si nous ne nous étions décidé è ne conserver, après des recherches sérieuses, les pièces empruntâmes à d'autres écrivains, que lorsque nous avions lieu de les croire inédites, ou quand leur élimination aurait entraîné celle du passage qui les corn-