MOTS
AVEC LESQUELS A ÉTÉ COMPOSÉE la Mère coupable.
Air du Menuet d*Exaudet.
Le pétard, Le hasard, L'atmosphère, Récépissé, agio.
Oratoire, falot, Fleur de réverbère ; Salomon, Washington, Intrigaille, Y a faute, détempteur.
Club dénonciateur.
Canaille, Noir comité des recherches.
Enfer caverneux. Tartufe, Pied fourchu, serpent, sphinx,
Labyrinthe, Inconstitutionnel, Hélas! Grand Dieul Ah ! ciel! Éteinte, Bracelet, Cabinet, Et chapelle.
Infernale égalité.
Divorce, liberté, Deuil, reptile et libelle; Saint Léon Et Suzon ;
Ariane ; Le Minotaure est cerné.
Le Bégearss consterné
Le damne.
Sévère, béte enragée, Éplthalame aflQigée, Paradis, Amoindris, Radieuse, Finassé, million d*or.
Mon noble ami Major, Fougueuse ; Astorgo, Chocolat, Sans lecture, Chacun pour soi, Dieu pour tous.
Papa, maman, époux, Nature.
— Ma République^ auteur Platon, éditeur Jean de Sales^ plus connu sous le nom de M. Delisle, l'auteur de la Philoso^ phie de la nature^ de V Histoire des hommes. Trois petits volumes in-16 ; il y en aura douze.
Le titre de l'ouvrage annonce qu'il était destiné à être publié l'an 1800, un avertissement, qu'entièrement achevé le !•' janvier 1791, le manuscrit n'a pu être livré à l'impression que le 15 avril de la même année ; on en pourrait donc conclure qu'il paraît un an trop tard ou huit ans trop tôt, mais si l'ouvrage est bon, le dernier de ces torts est sans doute celui qu'on lui pardonnera le plus volontiers.
M. Delisle de Sales, pour donner h ses idées sur le gouvernement et la législation plus de couleur et plus d'intérêt, a cru devoir les envelopper d'une forme dramatique. 11 oblige ses lecteurs à s'embarquer avec lui dans le Cosmopolite^ bâtiment de la Tamise, destiné à protéger avec une petite flotte de conserve le commerce du Levant. Notre philosophe y rassemble des passagers des quatre parties du monde pour amener plus ou moins heureusement le récit des faits ou des apologues qu'il juge à propos d'invoquer à l'appui de sa théorie. Quelques-unes des anecdotes qui, en liant les parties isolées de sa République, doivent servir de point de repos à l'entendement du lecteur sont du moins fort étranges, comme celle du soldat autrichien crucifié et de
l'abandon de Tempereur Joseph par ses troupes pendant le siège de Belgrade. Quoique ce soient une jeune Grecque, Éponine, et le philosophe Platon, son père, qui jouent le premier rôle dans les discussions politiques dont s'occupent les passagers du Cosmopolite^ c'est vers le milieu de Tannée 1789 que l'auteur, après avoir fait croiser son vaisseau dans l'Archipel, le fait passer encore le plus heureusement du monde sous le canon des Dardanelles et voguer ensuite vers la Crimée. A cette époque, dit-il, se préparait Fexécution de ce plan magnifique d'après lequel Joseph II, déjà roi des Romains par le nom, l'aurait été en réalité en allant résider au Gapitole, et Catherine II, lasse de régner sur les glaces éternelles de la Neva, aurait transféré le siège de sa vaste monarchie sous le beau ciel du Bosphore.
La partie didactique de l'ouvrage, en offrant peu de vues nouvelles, manque tout à la fois de méthode, de précision, de clarté. Les fictions auxquelles on a cru devoir recourir pour charmer l'attention du lecteur sont rarement heureuses, le développement en est presque toujours pénible et souvent fort embrouillé. D'abord il s'agit du pacte social^ ensuite de l'anneau de Gygès, allégorie qui sert à prouver qu'il n'est point de bonheur pour l'homme individuel sans un pacte tacite avec Dieu, point de jouissance pour l'homme en famille sans le pacte qui lie le cœur de réponse à celui de l'époux, point de sûreté pour l'homme rassemblé en corps de nation sans le pacte qui enchaîne le roi et ses sujets; puis des trois morales, puis de l'origine de la Révolution française, puis encore de l'état de la France à l'époque de la Révolution, le tableau de ce grand événement et ses suites. Voici la conclusion du troisième volume qui n'a que trop l'air d'une prophétie :
« Le salut de la France a été manqué deux fois par l'Assemblée nationale, l'une lorsqu'à la séance royale elle oublia de prêter le serment mémorable qui enchaînait pacifiquement le chef et les membres du corps politique à la nouvelle Constitution; l'autre, lorsqu'à la naissance des orages, elle n'imagina pas, en voyant à ses pieds le roi et ses vainqueurs, c'est-à-dire le pouvoir et la force, de les faire concourir par des sacrifices mutuels à la tranquillité générale. Je tremble que de ces deux erreui-s ne naissent des troubles innombrables, qu'à l'inertie de l'esclavage sous le despotisme ne succède une anarchie féroce
qui la fasse regretter, et que la nation, revenue de son idolâtrie pour ses régénérateurs, ne finisse un jour par calomnier les lumières qui leur ont fait faire de si grandes choses. »
— Le R^gne du prince Trop-Bon dam le royaume des Fous, conte oriental, ou plutôt histoire occidentale publiée par Madame la toujours comtesse de**^^ et dédiée à MM, les rédacteurs du Journal intitulé TAmi du roi, sous la direction de M. Montioie. Brochure in-S"* avec cette épigraphe : En il 92, une armée victorieuse entrera dans Paris. Histoire de la Révolution de France, pai- M. Monljoie, tome I*% page 10.
M. Lemierre a dit fort ingénieusement :
L*allégorie habite un palais diaphane,
mais encore ne faut-il pas que cette transparence soit extrême ou ne laisse rien à deviner aux yeux de l'imagination, car dans ce cas l'allégorie ne serait plus une allégorie, et ce pourrait bien être le premier défaut du nouvel apologue d'être beaucoup trop clair. Le voile sous lequel l'auteur anonyme a voulu représenter Torigine et les principales scènes de la Révolution française est aussi grossièrement tissu que les préventions d'après lesquelles il juge les caractères et les événements sont injustes et frivoles. M. Necker, sous le nom de Keren ou le Nécromancien, est un des premiers objets de son insultante critique ; après lui, M. le duc d'Orléans. « Tout à coup une voix plus bruyante que le tonnerre et qui venait de l'Orient, cria : Fous que vous êtes, s'il tombe un seul cheveu de la tète du prince Trop-Bon, je suis sur vos trousses, je liens dans mes mains l'épée qu'on appelle la fulminante, etc. Cette voix fit beaucoup de peur aux enragés. (Jusqu'à présent du moins il n'y paraît guère.) Le cousin du prince Trop-Bon en eut une telle frayeur qu'il allait de taverne en taverne, criant comme un énergumène : « Je ne veux pas être roi ! je ne veux pas être roi ! car il faudrait me battre avec celui qui a la fulminante, et je ne me battrais pas avec lui quand il n'aurait qu'une épingle, etc. » Mais en voilà bien assez pour faire juger du ton, de l'esprit et du style de ce triste pamphlet.
— Le Club des Jockeys, ou Portraits des principaux per^ sonnages de l'Angleterre. Un volume in-S*", avec cette épigraphe :
Je les peindrai tels qu'ils sont. Je n'omettrai et n ajouterai
rien par malice, (Shakespeare.) Dicere verum quid vetat? Ouvrage traduit de l'anglais sur la troisième édition.
J'ignore si cet ouvrage a beaucoup perdu de son prix en passant dans notre langue, mais à n'en juger que par la traduction, il est permis de croire que l'esprit de parti, la haine et la malignité qu'on peut satisfaire quelquefois sans de grands efforts d'esprit ou de talent en ont essentiellement assuré le succès. €'est une galerie de portraits satiriques dont la plupart ont assez peu de physionomie et d'originalité ; les plus piquants sont ceux de MM. Sheridan, Fox et Pitt. Les deux premiers ont été traités par l'auteur avec le plus de complaisance; il dit de M. Sheridan que cet homme universel semble être Vepitome de tout le genre humain ; de M. Fox que son esprit fut formé lorsque la nature était dans sa meilleure humeur; que, très-utile et très-brillanl comme un des chefs de l'opposition, il est trop indolent et trop adonné à ses plaisirs pour être jamais capable d'administrer avec gloire le gouvernement d'un grand empire. Après beaucoup de déclamations contre le caractère public et particulier de M. Pitt, il avoue que « sa précaution et sa plausibilité sont bien calculées pour enchaîner la confiance de l'intérêt territorial et mobilier, et qu'il en lire le meilleur parti, etc. »
Tout pour amour ^ ou Juliette et Roméo ^ drame en quatre actes, en prose, mêlé d'ariettes, a été donné pour la première foLs sur le Théâtre-Italien le samedi 7 juillet. Les paroles sont de M. Monvel, la musique de M. Dalayrac.
On retrouve dans ce drame presque toutes les situations de la tragédie de Shakespeare ; ce sont les masses d'un grand tableau resserrées dans le cadre d'une miniature. On voit au pre-
1. Nous respectons rindication donnée ici par le manuscrit, mais il y a erreur évidente, à moins que Meister n^ait tenu, en servant tardivement ses abonnés, à respecter quand même l'ordre chronologique. Il est matériellement impossible qu'au mois de Juillet 1792 il ait pu parler d*un ouvrage où il est question du 10 août et des massacres de septembre, ainsi que de pièces représentées le 30 septembre et le 8 octobre.
JUILLKT 1792. 159
mier acte les préparatifs d'une noce, un bedeau de paroisse ivre, un bal masqué, un orage, un rendez-vous de nuit, un duel ; au second, les adieux de Juliette et de Roméo, adieux qui ressemblent à ceux de Chimëne et du Gid, ensuite les convulsions de l'empoisonnement qui finit pourtant, comme on sait, par n'être qu'une bonne et douce léthargie ; au troisième acte, un fort bel enterrement dont Roméo, revenu subitement à Vérone, fait arrêter le cortège au milieu de la place publique ; au quatrième des bedeaux s'enivrantà la porte d'un caveau funèbre, enfin Juliette couchée sur un cercueil orné de fleurs à la manière de son pays (m her best robes un cover^ d*on the bier)^ son amant à ses pieds, et bientôt après sa résurrection et son mariage. Ce qu'il y a de plus singulier dans tout ceci, c'est que tant de spectacle, tant de merveilles, tant de situations pathétiques ou romanesques ne produisent presque aucun effet ; ce sont des tableaux de lanterne magique qui ne font qu'étourdir l'attention sans intéresser le cœur. M. Monvel, à qui l'on ne saurait d'ailleurs refuser une très grande connaissance de la scène, a presque toujours échoué dans les compositions de ce genre , plus le fond de ses sujets semble vaste et riche, moins il sait en tirer parti, et c'est au contraire le canevas le plus léger, tel que celui de Biaise et Babeiy de Philippe et Georgette^ qu'il a l'art de broder avec le plus de succès. 11 y a certainement dans les deux ouvrages que nous venons de citer un intérêt plus vif, plus vrai, plus attachant, quelque simple qu'en soit l'action, que dans l'énorme machine de Juliette et Roméo. La musique de ce dernier drame n'ajoutera rien à la réputation de M. Dalayrac, mais elle est tout à fait propre à la soutenir.
— Le Faux Insouciant^ comédie en cinq actes, en vers, représentée pour la première fois sur le théâtre de la Nation, le jeudi 5 juillet, est de M. Maisonneuve, l'auteur de Mustapha et Zéangir^ d'Odmar et Zulna. Il n'est pas aisé de faire l'analyse d'une comédie sans intrigue et sans action ; aussi nous garderons-nous bien de l'entreprendre* Quoique fort bien jouée, la pièce n'a eu que cinq ou six représentations.
— On vient de nous envoyer de Londres le prospectus d'un ouvrage intitulé Dernier tableau de Paris^ ou Récit historique de la révolution du iO aoûty des causes qui Font produite^ des événements qui Vontprécédée, et des crimes qui Vont suivie^ par
160 CORRESPONDANCE LIïTÉRAIHE.
i. Pellier, de Paris, auteur des Actes des Apôtres^ de la Correspondance politique^ et de divers ouvrages publiés depuis trois ans; avec cette épigraphe :
J'entends encor ces cris, ces lamentables cris, Ces cris : Sauvez le roi, son épouse et son fils.
« Si une Providence céleste, dit l'auteur du prospectus, m'a conservé sain et sauf pendant si longtemps au milieu des haines et des ressentiments personnels, si depuis elle a permis que je survécusse à l'abbé Roy ou, à Suleau et à Du Rozoy, et que je pénétrasse jusqu'aux rivages de la vérité et de la liberté, elle m'a sans doute destiné à dévoiler et à peindre dans toute leur horreur les scènes terribles qui viennent de se passer sous mes yeux. L'urgence de la conjoncture m'obligera de publier cette narration avec un peu de précipitation, mais si la simplicité est la forme que je choisis, le fond brillera surtout par la vérité. Beaucoup d'anecdotes privées seront renvoyées à la fin de la publication de cet ouvrage ; le danger pereonnel que court encore une partie des infortunés dont j'aurais à parler m'oblige à cette circonspection... Jamais plus grandes circonstances ne s'offriront à la plume de l'histoire; si la peiTersité du cœur humain va paraître dans tout son jour, des traits sublimes de courage, de fidélité, d^intrépidiié, d'honneur et de loyauté, viendront aussi reposer l'attention et soulager l'âme des lecteurs ; et certes je n'oublierai pas dans ce tableau les vertus hospitalières et généreuses de la grande nation qui sert aujourd'hui d'asile à tant de malheureux. »
L'ouvrage sera composé de douze numéros, et chaque numéro de 60 à 80 pages d'impression. Il y sera joint un plan gravé de l'attaque et du combat dans le château et le jardin des Tuileries, les Champs-Elysées et les rues adjacentes, une estampe représentant le massacre de l'Abbaye et le Tribunal où se prononçaient les jugements, et un portrait représentant le Dauphin d'après nature. Le prix de la souscription est une guinée.
— Lettres sur divers endroits de l'Europe^ de l'Asie et de r Afrique parcourus en i788 et i789y par Alexandre Bisani. A Londres. Un volume in-8«.
Ces lettres sont datées de Palerme en Sicile, de Malte, des
iles de la Grèce, d'Athènes, de Gonstantinople, de Smyrne, de Gibraltar, de Carthage, de Toulon, de Livourne, mais sur toutes ces contrées elles ne nous apprennent rien qu'on ne trouve dans les voyages les plus connus; ainsi l'auteur aurait pu écrire le plus commodément du monde sans sortir de Londres, où il parait les avoir publiées. Le style en est assez soigné, mais souvent avec une recherche froide et pénible. L'ouvrage abonde en réflexions qui ont tout l'air de pensées et qui n'en sont pas, des descriptions qui veulent être rapides, mais qui ne laissent après elles aucun souvenir et ne font jamais image. Les anecdotes les plus curieuses de tout le recueil, celles du moins qui nous ont le plus frappé, les voici :
« 11 y a ici (à Ck)nstantinople) un papas qui vient de traduire en grec V Esprit et le Système de la nature pour rendre service, dit-il, à ses compatriotes ; mais comme ceux-ci n'aiment ni l'esprit ni le système, ils l'ont peraécuté, c'est pourquoi ce Grec est tout fier de ce que ses traductions lui ont valu les honneurs de la persécution.
« Le fameux comte de Bonneval mourut dans une espèce de transport en prononçant ces mots : Quand les cochons sont sortis detétabley il faut fermer la porte \ ce qui montre qu'il était plongé dans des pensées chrétiennes, car on sait que les Turcs n'aiment cet animal ni ne s'en occupent jamais. Il était pacha à deux queues, et il avait deux mille piastres par an. »
— Au doux Ça ira^ vient de succéder la chanson que voici*, comme les Marseillais ont succédé aux jacobins. On Tattribue à M. Rampalle fils, fédéré marseillais.
— L'opéra de Corisandre^^ représenté le 30 septembre avec tout le soin possible, a été terminé par VOffrande à la liberté^ scène patriotique sur la chanson des Marseillais. Immédiatement après les cinq premiers couplets chantés par M. Renaud et répétés en chœur par tous les acteurs et coryphées, la statue de la Liberté parait sur un autel, une marche religieuse amène tous les danseurs, qui déposent chacun une offrande au pied de l'autel,
1* Meister donne ici, sans variantes, Thymne de Rouget de Tlsle, qu'il serait assurément superflu de reproduire. Nous ne conservons même ces trois lignes qu'à cause de Tattribution fort inattendue de la Marseillaise au citoyen Rampalle; c'est Q& prétendant de plus à cette glorieuse paternité.
2. Husiqae de Langlé, paroles de Le Bailly et de Linières; ^représenté pour la première fois le 8 mars 1791.
on allume des feux sacrés, puis un chœur à voix douce chante
à genoux :
Amour sacré de la Patrie, Conduis, soutiens nos bras vengeurs; Liberté, liberté chérie.
Combats avec tes défenseurs, (bis).
Sous nos drapeaux que la victoire Accoure à tes m&les accents ; Que tes ennemis expirants Voient ton triomphe et notre gloire.
• Ici la cérémonie est interrompue par le son lugubre du tocsin, le canon se fait entendre, tout le monde se lève, on distribue des armes, et Ton finit le couplet : Aux armes, citoyens! et avec les sons de voix les plus éclatants. Cette petite scène, qui produit un effet prodigieux, a été arrangée par M. Gardel. M. Gossec a fait de nouveaux accompagnements à la marche et les a variés à chaque couplet. Jamais l'exécution de l'orchestre n'a été plus parfaite.
— * A la suite du ballet de Mirza ^, donné sur ce môme théâtre, M. Gossec a mis aussi en action la chanson des Marseillais^ dont il a fait la musique. Après les danses qui terminent le ballet de Mirza et du colonel français, un officier vient annoncer que les troupes étrangères menacent nos frontières. On voit s'élever au milieu de la scène la statue de la Liberté, on place un autel devant elle et l'on chante en chœur la marche des Marseillais. Des coups de canon annoncent une attaque, les hommes y volent, et pendant le combat les femmes invoquent la Liberté. Les Français reviennent vainqueurs avec des prisonniers que l'on rend libres ; cette intention a eu le plus brillant succès.
Quoique Pindare n*ait pas fait les vers de la chanson et que la musique ne soit pas de Tyrtée, il est impossible de l'entendre sans éprouver une sorte d'enthousiasme. Si le chant n'est pas neuf, s'il paraît être fait de plusieurs phrases musicales connues, il n'en a pas moins un caractère majestueux, énergique et qui produit le plus grand effet, effet qui justifie celui qu'on attribue aux chants guerriers des Grecs, des bardes, des sauvages, enfin à cette fameuse chanson de Roland, depuis si longtemps perdue*,