LETTRE DE MADAME LECLERC A GRIMM
Chinon, ce 8.
Monsieux,
Je sui dan le dernié desespoir sur ce jai tapri de ma fdle Manon qui vous secturi par ou elle condessandoit a des proposition de libertinage dont au quel une honeste famille a lieu d'être bien sensible sur tous quan vous saurés monsieux que delïun mon mari et moi lui avon toujour remontré la crainte de Dieu et de conservé son honesteté pour Dieu monsieux sy elle ne la pas encor fait je vous demande votre miséricorde pour une jeunesse. Tiré la du vice au lieu de ly mettre, je peu attendre ca dun seigneur come vous qui à sune ausi charmante réputation , car je me suis laissé dire que vous zétié un filosofe de grand esprit et que cetoit rapor a ca que les messieux de Franquefor vous zavoit fait minisse vou voiré que ces a cause de ca aussi que ma fille Manon ces amouraché de vous, car pour ce qui est de lesprit jai toujour vue quel aimoit les plus gran, malgré quelle a un petit air modesse, quan que Ion ma dit quelle était au zopéra, allé monsieur jai bien pleuré , car quoique je nai qu'un rouoit pour gaigner ma vie , jay de lonneur et jaimerai mieu voir Manon ravaudeuse que dans le chemain de perdition ou elle est. Mais jespere monsieu qun homme qui a tant desprit aura ausi de la pitié pour une povre inocente qui ne savoit guère ce qui se pratique a Paris quan con y entre, je me dis don monsieux, en vous prometan mes prière pour votre prospérité, avec un vénérable respect,
Votre très humbe servante la veuve
Le Clerc.
Je demeure au Puy des Banc, quartier St. Etienne à Chinon.