‹ Correspondance littéraire (volume 5)Chapitre 33 sur 113 · P&ris, 174S, in · texte numérisé non relu

P&ris, 174S, in

Car on croirait à leur travail informe. Où le bon sens ne fut jamais admis.

Que le ministre a fait Sémiramis Et le poète arrangé la réforme.

— Testament d'un Gascon^. C'est le titre d'une plaisanterie qui vient de paraître. Les Gascons passent parmi nous pour glorieux et pour pauvres. Le Gascon dont on a feint le testament soutient bien cette idée. Il n'a rien à donner, et il fait des legs d'un air d'importance comme s'il laissait des millions. Ce qu'il y a de plus heureux dans cette brochure, c'est le titre, qui devait inspirer cent choses vives, agréables et spirituelles.

— La Motte-Houdard, parmi beaucoup d'ouvrages manuscrits, a laissé en mourant un opéra intitulé Pygmalion. Rameau, avant de le mettre en musique, a voulu y faire faire quelques changements. Il a choisi pour cela un nommé Ballot, qui vit ordinairement à Passy, maison de campagne d'un financier homme d'esprit appelé La Popeliniëre. Ces changements ont déplu au public, et ont donné lieu à l'épigramme que vous allez lire. Vous vous rappellerez aisément, en la lisant, que le poète La Motte a beaucoup écrit contre Homère et contre les autres grands hommes de l'antiquité.

Contre Thonneur des morts sublimes, Connais, Houdard, quels sont tes crimes Par la rigueur du châtiment :

Cest qu*en nos jours, impunément.

En butte au plus vil des outrages, Ton sort se décide à Passy; Mais quel sort? Tremble, le voici :

Ballot corrige tes ouvrages.

— Voici quelques traits d'histoire que j'ai recueillis sur Jacques II, roi d'Angleterre, que j'ai jugé qui pourraient vous faire plaisir.

Un jour que le roi allait à sa chapelle, il donna l'épée de cérémonie au duc de Norfolk qui, né papiste, avait embrassé la religion protestante. Le duc marcha devant le monarque jus* qu'aux portes de la chapelle, où il s'arrêta : « Milord, lui dit

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