‹ Correspondance littéraireChapitre 101 sur 179 · in-g · texte numérisé non relu

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5. L'auteur de eette critique (s. d., in-i", 43 pages) est resté inconnu.

6. Première, Deuxième et Troisième Lettre de M'*' sur Voltaire Vapostat, à Voccasion de sa dernière ode. SI. n. d.; 3 pièces in-4", de 4, 7 et 6 pages. L'auteur est inconnu.

2hh CORRESPONDANCE LITTÉRAIRE.

cuistre de collège, sont divertissantes à force de bêtise et de fureur. On voit une bête féroce et enchaînée qui écume de rage. On souhaiterait, dit-il, en insinuant [finement au Parlement ce qu'il voudrait, que ce tribunal auguste sévît contre la personne des auteurs impies en même temps qu'il flétrit leurs ouvrages. 11 n'y a point d'injure qu'il ne dise à M. de Voltaire.

— On a opposé aux Quand de M. de Voltaire des Quand où il est accablé d'injures grossières. Cela n'a pas mis les rieurs du côté de M. de Pompignan. Comme ils étaient intitulés les Sept Quand, le public les a nommés les Sots Quand pour les distinguer de ceux de M. de Voltaire ^ C'est l'ami des hommes, M. le marquis de Mirabeau, qui s'est déclaré auteur des Sots Quand. La querelle de M. Le Franc de Pompignan et celle de la comédie des Philosophes ont produit des feuilles de toute espèce. Si cela dure, les gens de lettres n'auront bientôt plus d'autre occupation en France que d'écrire des satires et des libelles les uns contre les autres, et cela nous fera un honneur infmi.

— Lettre d'un ancien officier de la reine à tous les Français, sur les spectacles, avec un post-scriptum à toutes les nations^. C'est dommage que le P. Castel soit mort. A en juger par le titre, on jurerait que cette lettre vient de lui.

— On a imprimé ici depuis peu le Panégyrique de Mathieu Reinhart, maître cordonnier. C'est une plaisanterie du roi de Prusse faite l'année dernière dans le camp de Landshut. Vous y trouverez des longueurs et des choses plaisantes. En général, ce genre n'est pas celui où le philosophe de Sans-Souci excelle le plus. Ce monarque a adressé cet hiver, au milieu de ses travaux militaires, une Épître en vers à M. d'Alembert, sur la suppression de Y Encyclopédie, Ce morceau m'a paru rempli de chaleur et de force. Maître Joly de Fleury, avec son réquisitoire de l'année dernière; les jésuites, avec leur hypocrisie française et leurs sales affaires en Portugal ; les sots, avec leurs prétentions et leurs absurdités, n'y sont point ménagés. J'aurais voulu pouvoir ajouter ce morceau à ces feuilles; mais M. d'Alembert n'a pas jugé à propos d'en donner copie jusqu'à présenta

t. Voir le n° 833 de la Bibliographie voltairienne de Quérard.

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