IV
h50 CORRESPONDANCE LITTÉRAIRE.
et fine. L'abbé Trublet serait un excellent personnage dans un roman, si nous en savions faire dans le goût anglais. M™^ Geoffrin, qu'il a citée dans son Foiitenelliana, ainsi que beaucoup d'autres gens qui n'y avaient que faire, a dit sur lui un mot très-plaisant et qu'il aurait bien dû compiler. On disait un jour devant elle qu'il fallait pourtant convenir que l'abbé Trublet avait de l'esprit, a Oui, répondit-elle, c'est une bête frottée d'esprit, on lui en a mis partout. »
— Oraison funèbre de Marie- Amélie de Saxe^ reine d'Espagne ^ prononcée par M. l'évêque de Senlis^ Le peu de talent de nos prédicateurs et le goût de la philosophie ont entièrement dégoûté le public, depuis quelque temps, des sermons et des oraisons funèbres. Il n'y a guère que quelques gens de collège et de communauté qui s'en occupent encore.
— Parlez-moi du Parfumeur royal ^ ou Traité des parfums^ un volume in-lS, nouvelle édition d'un ouvrage qui en aura bientôt d'autres^. C'est un livre classique pour une nation qui a poussé la science de la propreté du corps à un si haut degré de raffinement et de perfection.
— Les Vieux Garçons^ comédie en prose et en trois actes ^ par M. de Vilori^ C'est une pièce triviale et froide qui n'a pu être jouée.
— U Agronomie el V Industrie ^ ou les Principes de V agriculture^ du commerce et des arts^ réduits en pratique ^ par une société d'agriculteurs, de commerçants et d'artistes. On vient de publier le prospectus de cet ouvrage, dont il doit paraître six volumes tous les ans^. Chaque volume sera partagé en deux parties, et il paraîtra une partie chaque mois. C'est, comme vous voyez, un nouveau journal qui coûtera dix-huit livres par an.
— M. Le Beau de Schosne a fait imprimer une Lettre à M. de Créhillon^ de V Académie française^ sur les spectacles de Paris ^ dans laquelle il est parlé du projet de réunion de V Opéra- Comique à la Comédie-Italienne^» C'est un plat et insipide bavardage qui ne peut intéresser personne.