‹ Correspondance littéraireChapitre 154 sur 179 · Paris, 1761, in · texte numérisé non relu

Paris, 1761, in

— Épîtrc sur la consomption et sur les vapeurs ^ C'est un morceau en vers dont il est impossible de soutenir la lecture.

— Les Amours de Myrtil^. C'est un petit roman dans le goiit grec, sans imagination, sans style et d'un froid à glacer. Jamais disette n'a été pareille à celle que nous éprouvons depuis quatre mois dans tous les genres de littérature. Ce roman est d'une belle impression, et orné de jolies estampes.

— La Francessina, autrement dit la signora Piccinelli, après avoir chanté à Vienne aux fêtes du mariage de l'archiduc, est venue à Paris, et s'est engagée à la Comédie-Italienne, où elle joue et chante. Sa voix est agréable, et elle paraît sortir d'une bonne école ; mais son séjour à Paris ne peut manquer de lui être préjudiciable. Elle y désapprendra, ou du moins elle n'y fera point de progrès dans son art, et, à son âge, il ne faut que perdre quelques années pour rester toute sa vie dans la médiocrité. -

15 août 1761.

Je n'ai encore pu trouver le moment de vous parler d'un excellent ouvrage que M. Noverre a publié l'année dernière sous le titre de Lettres sur la Danse et sur les Ballets ^ Cet ouvrage, écrit avec feu, est rempli d'idées et de vues, et en tout point supérieur au petit Traité de la Danse ^ par M. de Cahusac, qui parut en 1754 avec une sorte de succès. M. Noverre, avant d'écrire sur son art, nous a montré la possibilité de la plupart de ses idées par la composition de plusieurs ballets charmants qui ont reçu de grands applaudissements à Paris, à Londres, à Lyon, à Marseille. On peut dire que la France a fait une perte en cédant cet habile artiste à M. le duc de Wurtemberg, qui n'aurait pas à se plaindre de l'histoire si elle pouvait se borner à dire de lui qu'il a eu Noverre et Fornelli à ses gages. Voici quelques idées sur la danse, que vous pourrez ajouter à celles de M. Noverre ; elles serviront à s'éclaircir mutuellement.

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