M"^* la marquise de Villeroy. (Grimm
C'était un crime; aujourd'hui Ton pourrait En le faisant être bon catholique.
— On a imprimé VOraîson funèbre du roi et de la reine d'Espagne^, prononcée au commencement de cette année, dans la cathédrale de Paris, par M. l'évèque de Yence. Vous la trouverez vide de faits et remplie de moralités communes; c'est plutôt un sermon qu'un ouvrage de bel esprit. Il n'y a ni bien ni mal à en dire.
— Curiosités historiques ^ ou Recueil de pièces utiles à V histoire de France et qui n' ont jaynais paru'^ . Il y a dans ce recueil quelques pièces curieuses, et beaucoup de communes. A tout prendre, on peut parcourir cette compilation.
l*^»" mars 1760.
La guerre des esclaves est une époque célèbre dans l'histoire romaine. S'il faut juger du mérite d'un homme par les difficultés qu'il a vaincues, par les choses qu'il a créées, par les ressources qu'il s'est ménagées, Spartacus, leur chef, doit sans doute être placé au rang des héros. Vous connaissez l'origine de cette guerre mémorable. Deux cents esclaves, la plupart Gaulois ou Thraces de naissance, détenus et dressés dans la ville de Capoue pour se donner ensuite en spectacle comme gladiateurs, formèrent entre eux le complot de s'enfuir. Leur dessein fut découvert, et il n'y en eut que soixante-dix-huit qui eurent le bonheur de s'échapper, ayant pour toute arme des bûches et des couteaux de cuisine. De cette troupe si méprisable en apparence, Spartacus sut former une armée qui, bientôt accrue jusqu'au nombre de cent vingt mille hommes par les esclaves qui de tous les côtés venaient se ranger sous ses dra-