‹ Correspondance littéraireChapitre 23 sur 47 · LETTRE CXCIV · texte numérisé non relu

LETTRE CXCIV

Lhs vacatices sont un temps â0 disette pour ^ la littérature; il ne se présente: presque rien qui soit digne d'attention. On a joué aux Français le Bienfait anonyme , mauvais drame qui n'a pas long -temps occupé la scène. Rien de nouveau à Topéra. On attend les spectacles de Fontainebleau, qui promettent beaucoup de nouveautés. La maladie de Larive a retardé Macbeth , qui allait être joué , et Ton a mis Jies Brames sur le répertoire, de Fontainebleau, Point d'ouvrages d'ailleurs en aucun genre , qui sortent de la clâsise des brochures vulgaires faites pour amuser les oisifs, et qui ne laissent pas plus de traces que les feuilles journalières qui en rendent compte. On fait courir une petite pièce de vers adressée àM.^^Piiset^Arré, les tenans du Vaudeville, et auteursdas Voyug0$ deRosine^ dontlefondetles'dëtails ont paru un peu indécens, et n'en oift pas moins réussi* Cette petite épître critique , toujours sur les mêmes rimes ^ dans le goût de Chapelle, est écrite avec une facilité quelquefoi$n£siible et

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négligée^ maïs en général agréable, et contient des idées assez saines et de bons avis» dont il est à «souh9.iter que ces messieurs pt-ofitent. *

'Et puis voici ' dès vers d^ùti genre tout différent : je les ai faits à la FeHé pour la fête de M.*« de Lîàborde, Tune des femmes les plus respectables qu'il y ait à Paris, et le modèle des vertus sociales et dômestiques • »

O vous ^ui d'un époux digne <ïe votre cœur , Embellissez les jours aussi purs que les vôtres ,

Vous qui lui rendez le bonheur

Qu'il sait répandre sur lés autres \ L^imoiir et Torhement de la société ; Vous qui nous^préeente» sur un, si beaii visage , Des modestes vertus l'intéressante imag^ ,

£t le charme de la bonté :

. Rosalie ,' aeréez nosL vœux et notre bommage. ^

Votre fête est dé tous les jours.

Peut-on vous fêter âiîenx qu'en vous aîmatit toujours ^ SaBS qu'on punse^ jam&is-vou9 aimer davantage ? "iiCest au3i yeiUKée>'P4uiiine^^ , àces-jeuxsi tôuçbiMis y .A dire inieu^ q^ nous à qu«l poi|it l'on vousaimè \

Mais ai }!e]i j^i^ .par moi^ipême i Jïoos avons tous pour vous le cœur de vos enfans.

mmmm^^mfmm^tttm^i^m^i^mmmmmmmmmm^fmmmitf^ifm

r Sa fille aSnée.

la im T à R À i A £• %5S

On jSL renHsaii ttiéâtre français la tragédie? des Trqyennes, de Châtéaubrun , qui n'ataif pas été jouée depuis trente ans .Le versconiiu de Boilêatt , . . '

£t chaque acte en sa pièce est une pièce entière* .

est la critiquq de cette tragédie /compoaéa de beaueoiap d'imitations du tfaiéâtre des Gred^; Malgré Je iBâxique d'unité, défaut ^^ capital'^ malgré la fariblc^S5)e du style ^ cet ouvrage H'e^ pa^ sans mérite. Il y a surtout au troisième acte Bue situatiom très • ittlé^ ressante, empruntée de Séuéque : c'est celte où Andromaque cache Son fils. dans le^topibeau d*Hieçlior« Il y a aussi dans lestyler quelques endroits to^chanset quelques moi:^ ceaux. âssess.purement écrits f mais ce qui/ dans laDouveaaté, contribua plue que tout le reste à la faire réussir , ce fut le talent de deux act^ces célèbres, M. i*» Clairon et M^^^® Gaussin , dont Tune , dans les pmplbjéties de Cassandre cù elle fut d^une beauté eupérieure, commença à méadtèr cette graade.réputatipn qu'elle â^eue^depuis; et rentre ^ dansle rèlé d- Androma^ue^ tina- le pl«us grand j>àt>ti âfi œ don ^«faftba vémer : des lames qnie la nature lui airâitmîe(»dé.OA€âiteeîie4»e aujourd'hui

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ce vers qxxi rappelle le grand wfet qu'elle produirait en disant à Ulysse ;

' Ces farouches soidais j les laissea^voaa Ici ?

Mais comme nous n'avons plus ni Clairon ni Gaussin , rien n'a pu couvrir les défauts de la. pièce qui n'a que dés instans d'intérêt. Bile a été froideipent accueillie^ et il à fallu la retirer: après trois représentations» C'est une de Ces pièces qui ne peuvemt pas âtite au réper^ foîre^ , mais qui^ lés comédiens poi^^raient remettre de temps en temps ^ ^ur^'t^ut s'ii se trouvait une actrice en état de faire valoir ti rôle d'Andi'bmaque.

Les Gomédiens qu'apparemmesiton appellera toujours Italiens, donirenit toutes les semaines ' de^^ces bagatelles que multiplie la iacUité du genre et celle xlu public iVUeunuse Erreur ^ de' M.. Patrat , Cassàndre mécanieien , vaudeville , le Médecin de V Amour ^ éxta La vogue est à ce théâtre, et tout réussit pb^r huit jours. •• ' " < L'académie: française avait proposé pour snfel d'éloquence de cette asinéé VEl&^e de Fantanelle.) |1 ti^^a eu, que- sept discours^ ce q«ii est ,'je'C^is>:'8ans eicemple, six- mauvais» et uai; si iifiédiocre. qu'il ff'à pas été {>oâslble4^do]ï]»i: leprix. Je.tte>8aisjsi: pour

L 1 T T i R A i a I. iSj

Tannée prochaine on proposerais même sujet.

Les deux fils dumimstrè de Sa guerre v M."^* de Ségur, cultivent tous deux les lettres et la poésie. Voici une chanson du comte de Ségur, qui peut, ce me semble, passer pourbp^ne.

TôOT cœur seiisîbU pvëfère" La Ittné à Pastre du jour. • »• • Sa douce et tendre lumière « Sombre et claire tour*à-4our • Offre .sofi ombre au mystère ^ Et ses clartés à Pamour.

I Deé.loiigiiA«miit9dejl2«,b^ejiç4f

Seule eUç adoucît rho|*reiir|. \

Offi:6 è^.iAon.cp^ur IV^pérança ^ . >

Forte à.m«a'Aea8 la fraîcheur « ' Et seipbié I par aon atleaçe f . , .

Attentive à ma^d9|iL9iir«: .

Sa lueur pâle et iiiscratfe^'** - '' D'alAdur'tih^ige' l«B pas 9- f c i j

De Ut fettRê 'bergetetto Fait de^œr les appar^ • Et qt^elquefois-mêbie en prête A ceHrqili ft^en a j)a8* '• ' i

O puit par éîlè embellie j" ' Pïiis bellé^ que les ' beaux prs* !* Quand' je suis près de Julien,* Fuisses- tu durer toujours ^ ç

Endormir la jalousie y 3^' éveiller ^ue les amours '

ir^rjc

i58 cpaft E$F<)4rpâirGE

* lie vicOBite> sou irèr^ , a fiait le çqate soi* Tant sur ane areotare réelle ât sur up mot jGOona.

O TOUS dont la douce existence , L'état heureux , la complaisance ^ M'ont fait plus d'une fois envier vos plaisirs ^ Je Tenx | s^ges c«.. ^ mais san« nulle indécance , , £n parlant d'un confrère ^ayer. me» loisirs.

Damon depuis d^ux' ans voyait dans son ménage

Un galant assidu , bTen joli ^ bien tourné.

Damon se vit c«.. ; mais comme il était sage j De ce qu'il ne dit mot soyez moins ëtbliné.

Souvent avec le temps l'amour pti^^'^Ven vole | On en voit chaque jour des ex^mplesf rapparia. Ce que je trouve affretix , cVstqifèl^on ^en'<$onsole : Si je fus infidèie y au moins je- m^eft^repâ^ns, ' Revenons à Damon : son ëpotfst joli^ | - ' '

Un jour y soit iiâlidélité , " «> * » ••• • '

Soit caprice on4A§^ûti i • ' > • De quitter son eimtu^tcçqi^t ^^ ^tffm^ i

» Je veux, dit-eUe.4'«>*klé^i«w;,,,f C Qu'au marquis dès ce^sfiix me^çoiiti^^H%fir'ltée. On le croit mo»aoiaA^, fttjVnr9l^is.fi%,«((^nfDux. Je ne veux plus le yoir ,, .j'y Ani» é^fa^n^, » « Doucement, dit Damonj tenez à votre^ choix. Je veux ▼oir^le^^fiF^uis^ret toute lajo^rnj^ Vott» l'avez pris jit^jif^qps,; çpa^çiT!^«-|^e po^ moi.

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