LETTRE C X C V
Ok a donné à l'opéra Alexandre daas les Indes ^ qui z^ 'a rien d« coukhub que le titre avec Ici ,cé)jèU<re ouvrage italien^ Alessamdr4f nelle Judi^. Certainem^t les auteurs, de Topéra français ( car ils sont. deux eu trois ^ et xCen sont ni meilleurs écei vains ni plus connus ) sont fort Joiâ de . Métastase ^ et M. Mépea^x ^ ^uiteuc de la nni^ique , n'est pas t[in*Piccin| . Rien n'a réussi de cet ouvrage que la pompe du spectacle ^ tout le reste ta été vanté dans les jourjaaux^ et n'a eu afiËui;i succès dasa.le pu^c^ cosniçQ >c'eftt a$sé;2 la coutumft* Q^jl qui 4:ômbent au théât'fe cherchaut à sp ;relever dans iea Veuilles ^ Qt les £emUe6 désigDeiit oe q^ui^ été applaudi au t]fié^Q*:Tet estruaagefdepru4$ longrteni|M, et il n'est . p^ prêt à changer^ Cto a miaen même t^x^ Atys ^ tant crkiqtfté 4ans ;la nouveauté, e% qui s'est trouvé aujourd'hui la r<i^pmi^e.d9 l'opérar4i u'y a^qu'wBeivtcu à présent sttur le uiérlte de cet oun^râge; et tout le mende. court l'appleudir. Avec \y temps , notre public de Paris vaut ^juejque
i6b céÀRSSPOiTDAjrcs
chose ; mais il est un {)eu comme les femmes; il ne faut pas toujours s'en tenir à son premier mot, • . ;
On répète actuellement l'opéra de Uidon, du même Piccini , qui paraît exciter beaucoup d'enthousiasme, et qui, dit-on, aconverti même des Gluckîstes: grand miracle! L'intérêt de ce sujet , l'un dès plus heureux pour la scène lyriqu e , et le j eu de M »™« S^int-Hu ber ti, contribuent beisiucoup à ce succès ; mais en général on prétend que Piccini s'est surpassé iui«même. Je dois voir inceësaàiment lader- BÎère répétition ; mais il faut attendre l'effet de la pièce siir le publie- Les Italiens ont joué un drame intitulé Monrose et Amélie^ qui e^ti, dit- on , d'un médecin. M. de Bièvre ne inanquera pas de dire que c'est une drogue^ H y « pourtant quelque inftéf et d,âns lep deux derniers actes : es^ total , c'est un roman trivial ,' rempli de 'réminiscences^ ^e plagiats.^ de; lieux comjjbunset de mauvais goût. Ce drajole, quoique ^applaudi, n'attire pas graiid mfoudé} mais la AovXq est toujoia's à BlqUe ei'Buhi^t^ qui en ^tst à la trente et unième représentation, tant U est heureut; d'avoir une M*»^ Duga^pn !
La séance de la S. Louis n'a paa été briU lant«. On a lu un éloge de FoRtenelIe , composé par feu Duclos^et absolument dans le goût de cet écriv^n , c'est-^à-dire froid , sec et épigrammatique. Duclos> spirituel et précis dans ses Considérations sur les mœurs, moraliste et romancier ingénieux , était d'ailleurs étranger à l'éloquence , même à celle de l'histoire. On ^ remis le prix de l'éloge de Fontenelle à l'année prochaine ^ et proposé celui de Louis XII roi de France pour l'année suivante. M. Le Miàre a lu un acte de la tragédie de Barnevelt y pensionnaire de Hollande. Il est assez difficile que la lecture d'un acte détaché produise beaucoup d'effet , et le style de Le Mière , dénué de l'illusioh théâtrale ^ n'est pas séduisant. On a applaudi quelques y^ts , et tout le reste a paru fort ennuyeux.
La littérature est menacée de perdre les deux Atlas de ^Encyclopédie : d'Alembert et Diderot sont en fort mauvais état. Le premier sur -tout est très- mal; un ulcère à la vessie et une fumeur qui s'est jetée sur sa poitrine, l'ont réduit à l'éthisie , et il semble n'avoir plus que le souffle. La maladie de Diderot tend à Thy dropisîe j mais auo»-
ait sept ans de plus que d'Alembert, ( U a 72 ans ) U résiste mieux jusqu'ici , et paraît powoiï se défendre plus long - temps. J'ai to peu de Uaisons aveo Diderot, dont je tt'ai jamais goûté beaucoup ni les ouvrages «i môme la personne , malgré tous les éloges qu'il m'a donnés : mais j'aime d'Alembert, qui m'a toujours aimé , et son état m'afflige. Je joins ici quelques couplets faits le jour de la S. Louis, à la Ferté, pour M.--»» Descars, de VintimiUe et de Montesquiou-Fesénzac, ^ qui toute» trois^'appellent Louise.
Aux TROIS LOUISBS.
Les noms de la bergerie , Me dit un jour Apollon , Philis , Tbémire et Sylvie , Qnt endormi l'Hélicon.
Je prétends , quoi qu^on en dise , Qu'un autre nom soit chanté , Çt c'est celui de Louise Que ie donne A la beauté.
' A ce nom d'heureux présage , rattacherai mes laveurs 5 .
Il mc^rquera l'assemblage . Dea dons les plus enchanteurs.
Si ^ vev^ç qwç ro|i s'i;istrui*e Dans, les arts que je chéris , ^
f - .V, Je dirai y voyez Louise f 'Ulp en remporte & prix.
Si dans une aaîa savatitd Je fais. passer quelquefoii Cette harpe ravissante
Dont j'accofnpagn0 mA voiji ; Par avance elle est promise ; Je sais à qui la donnét.
C^est sous 1«8 doigts de Louîso Qu^on Penténdra rësoiiner.
Des talcn» de Polymnié J'aime les efforts heurei]:i ^ £t de sa don^e harmonie Les accords ing^niena?.
Je veux que son art produise L'ensemble le plus touchant .
£t que la voix de Louise N'ait rien d'égal que son chant.
De la grâce naturelle Dont Pesprit est embelli , Si je compose un modèle Qui soit en tout accompli | Si je veuîc qu'il reproduise Mes secrets les plus féconds f Ecoutes parler Louise ^ Vous entendrez mes leçons.
£t le Parnasse et Cythère De tout temps son! bons amis* A l'Amour je cherche à plaire | Et l'Amour m'a tout promis.
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D'un teint que lui-méflie il prise S*il Teut former les couleurs ^ (7est pour celui de Louise Qu^il garde le plus de fleurs»
Cest ainsi quVn confidence M^entretenait Apollon , Et d'un peu de complaisance Je soupçonnais mon patron* 8a Louise est peu commune f Je crus le portrait flatté ; Mais f en ai vu trois pour «uie| En Tenantà la Ferté.