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M.«® de Beaunoir^ mais son mari eii est (dit -on) j^'auteur. Il s'appelait autrefois Ilobineau, et a donné sous ce nom quelques actes aux Boulevards; ,
^621 coEÂESFoirsilircit
LETTRE ce X I.
Les trois théâtres n'ont rieç offert 4^piiis trois mois qui soit digne d'une grande atten* tion. A la comédie française, le phénomène .
unique de Figaro s'est soutenu ^dans tout son éclat jusqu'à ce moment , où il en est à la soixante ^ cinquième t^epréseiitàtion , toujours également suivi. Il n'y a point d'exemple d'un pareil succès dans les an\|ialea du théâtre; car les quatre-^ vingts représentations dô 77/wc7rn»/^, mauvais^ tragédie de Thomas Corneille qui n'a jamais reparu depuis sa nouveauté , na peuvent pas être comparées au succès de Figaro \ vu que la salle du spectacle d'aujourd'hui contient le double de mondé. Il ne faut pas croire non plus avec des censeurs trop sévères, qu'il en sera de la pièce de Beaumarchais comme de celle de Thomas Corneille , et qu'on ]ne la Teverra^ius. Je l'ai revue, et je p^se qu'elle pestera au théâtre '^. Je sais bien que des
* Du moins jusqu^à ce quUl soit épuré , quant à b par(]> movalf^^ «e il 1^ tçra. Ve^i^s du maçl «q ton^
LITTERAIRE. a63
Circonstances particulières à L'cmvrage et à Tauteur spnt au moins pour la moitié dans ce prodigieux succès j que ce n'est pas à beaucoup près une bonne comédie;: qu'elle est remplie de fautes et de mauvais goût ; que le quatrième acte est vide /et le cinquième dénué de toute vraiseniblaiice. Mais en total t^esx.un imbroglio très-amusant^ plein d'esprit et;do gaieté. Les trois premiers actes atta* client par les situations et par les détails ; en un mot , pendant trois heures que. dure la représentation ^ il y a beaucoup plus de plaisir que d'ennui^ et c^est un mérite remarquable dan^ une «^ièce qui remplit toute la durée d'un spectacle. Sx les deux derniers actes valaient les trois premiers ^ il y aurait peu d'ouvrages plus divertissans ; mais s*il est facile de critiquer Figaro » il est difîicile de ne pas rire j, et la gaieté excuse tout.
On a donné à ce théâtre ^ tout au travers de J^a/ia.» une comédie en trois actes et en
«nèii» la réforme en tout. C^estl^ marche de là Sagess•^ «opréopie qui veille à son ourragei et c'est l'explication ^« grand phénoàoiène de^ Ie révolution françai«e. Qtd fotesi çapere capiat*
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vetÈ ,de M. Vigée , la Fausse Coquette. Elle ^ été applaudie et peu suivie ; il y a de la •facilité et de l'esprit /et point de mauvais goût j 'mais c'est une de ces productions de jeune ikomme, doiitles^ détails et le fond rapscellent tout ce que l'on connaît. Une autre pièce de M. Desfauchérais, V Avare cru bien* faisant^ en cinq actes et eh vers , a été rejetée tout de suite : le parterre. n*est pas toujours de là même indulgence.
• Marmon tel , après avoir quitté le théâtre •frajfiçâis dépuis plus de trente ans , s'est avisé d'y reparaître avec sa Cléopâlre refaite sur un nouveau plan. Céttetentative imprudente -à son âge , et que tous ses amis ont blâmée, lîiB lui a pas réussi. Ce n*est pas à soixante ans qu'il faut teàtrer» dans une carrière où l'on a toujours été Hialhet|l*eux j et sur- tout îl ne faut pas y rentrer par un sujet reconnti impraticable , et tel que Voltaire lui-même ne s'en serait pas tiré. Ce qu'il y a de pis, c'est qu'aux vices essentiels du sujet Sfe joignent toutes les fautes que peut commettre un homme qui n'a jamais senti nî connu la tragédie. On a goûté des détails nobles ^et imposans dans les premiers acte^^ de Ipiç^Uî^ morçe^iu?; rei«ar(juahles danSr «H