‹ Correspondance littéraireChapitre 39 sur 47 · I. r T T as A A I R E. fi · texte numérisé non relu

I. r T T as A A I R E. fi

style sauvent pénible , vague et prosaïque ; maïs le défaut absolu d'intérêt et d'action . s'est fait sentir généralement , et les deux derniers actes ont été • très-mal reçus. Il a employé huit jours à corriger les fautes les plus visibles; maî's à la seconde représentation il n'y avait personne, et il a fallu retirer là pièce à la troisième, ,^

Piccîiii n*a guéris été plus heureux dans J?/2^/^zW , pastorale fort plate, où 6e grand compositeur à pour ainsi dire prostitué son talent, et dont il p'a pu sauver l'insipidité, La pièce n'a fait que paraître et disparaître j mais Piccini a obtenu tant àe triomphes sur là scène lyrique qu'à peine a-tron remarqué cette petite disgrâce, qui même à proprement parler n'était pas la sienne.

Dardanus j opéra de Labruère et de Rameau , remis en musique par Sacchini, a eu plus de succès. M.^GuilIard n'a pas laissé de gâter un peu les paroles qui ne sont point du tout mauvaises, qnoique le fpnddu'sujét soit plus noble qu'intéressant. Quant à la musique , on y reconnaît toujours un grand maître , mais qui a trop conservé les défauts de l'opéra italien , et connaît peu les effets <lramatiques , et l'ensemble et la marche

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d'un ouvrage de théâtre. Sa. musique est souvent hors de place et quelquefois hors de sens ^ et ses accompagnemens sont négligés. Rien ne fait mieux sentir tout le n^rite de Ficcini , qui ^ après. savoir travaillé si long^ temps sur des plans plus ou moins mauvaisi a su élever tout d'un coup son talent à la véri* table tragédie lyrique, telle qu'elle n'a enôôre été connue qu'en France , et nous a donné, dans l'espace de six ans, les plus beaux ouvrages qu'on çût encore vus au théâtre de l'Opéra.

Dans la foule des nouveautés du théâtm italien , deux seulement, ont été remarquées : i.o les Docteurs modernes, farce en vaudevilles, qui n'est qu'une satyre asse^ gaie du magnétisme animal. Quelques rigo- • ristes ont préteiidu que c'était là de la satyre personnelle, et que cela passait ^les bornes prescrites. Nullement ; le magnétisme n'est plus le secret de Mesmer; c'est une épidémie qui a gagné toute la France; et çoQxme il est permis depuis cent ans de jouer la mé* decine svlt le théâtre, il n'y a pas de raison f our que la médecine magnétique soit plus respectée qu'une autre ; quoiqu'à mon avis, la médecine soit une fort bonne chose , et^

que le ridicule ne ^oive pas tomber sur elle ^ mais sur les médecins* x

:2.o Richard cœur dé Lion y opéra comique de Sedaine et de Grétri , qui a eu beaucoup de succès; La pièce est comme toutes celles du même auteur : des situations ^ des effels de théâtre y et des fautes de toute espèce rachetées par la musique : elle est de Grétri*

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