‹ Correspondance littéraireChapitre 45 sur 47 · I T T ^ H jL X K B. 3ot · texte numérisé non relu

I T T ^ H jL X K B. 3ot

semble qu'il ait voulu étonner son lecteur plutôt 'que l'instraire. Joignez k ce défaut essentiel ceux du style qui manque souvent de clarté et de précision. Il cherche le tour ^pigrammatique et le trait , et il en résulte de l'obscurité dans son style, I.e« constructions louches , embarrassées , équivoques, lenéologtsme, le mauvais goût, l'iacorrectîon gâtent cet ouvrage , qui pourtant est celui d'un homme d'esprit , et où il y a des morceaux très-bien traités, particulièrement celui de l'incursion des Tartares dans la nouvelle Servie.

M. de Tott suivit Krim'Gueray dans cette expédition , et il trace un portrait intéressant de' ce prince , qu'il peint comme fort supérieur & sa natibn, ayant beaucoup d'esprit naturel , nn sens droit et une sorte de ^ilosophie. Qui crrârait, par exemple, qu'un K.an des Tartares fut mort précisément comme Pétrone F C'est pourtant ainsi que finit Krîm-Oaeray, si l'on en croit M. de Tott. t J'entrai dans l'appartement où . » le Kan était couché : il venait de terminer » différentes expéditions avec son Divan- » Ëflfendi. £n me montrant les papiers qui )* l'«avironnaient, voilà, dit-il, mon dernier

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^ travail y ^t j'y ai destiné mon dernier mo- 3» ment. Mais s*apperoevant bientôt que le^ » plus grands efforts ne pouvaient vaincre la yy douleur qui m'accablait , séparons - nous, 9 ajoutat-il^ votre sensibilité m'attendrirait^ ?» et je veux tâcher de .m'endormir plus gaie* » ment. Il fit signe alors à six musiciens rao- » gés au fond de la chambre de comoleDcer » leur concert, et j'appris une heure après » que ce malheureuîc prince venait d'expirer » au son des instrumens. » M. de Tott paraît convaincu que Krim - Gueray fut empoisonné, par un médecin grec.

Une conversation qu'eut M. de Tott avec ce même Kan , à l'occasion d'une comédie turque qu'il venait de voir représenter , fait sentir combien ce prince avait le jugement sain, ce Krim-Gueray me fît pendant la pièce 3> beaucoup de questions sur le théâtre de » Molière dont il avait entendu pai'ler. Ce » que je lui dis des bienséances dramatiques, » et des convenances qui s'observent sur nos » théâtres , lui donn^ du dégoût pour les pa- » rades auxquelles les Turcs sont encore » réduits. Il sentit de lui-même que Tar- » tuj^e était préférable à Pourceaugnac } » mais il ne put concevoir que le sujet du

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