X.ITTilLÀIRX. 3o
>• Bourgeois gentilhomme existât dans vtat » société où les loix ont fixé les diffëreris » états d*une manière invariable , et fairiiaî j» mieux lui laisser croire que le poëte àvaitl » tort que d'entreprendre de le justifier en » lui présentant le tableau de 1108 désordres. » Mais ôi personne ( ajouta -t -il) ne peut 3» tromper sur sa naissance , il est aisé d'en y» imposer sur son caractère. Tous les pays » Ont leurs tartuffes ; la Tartarie a les siens, » et je désire que tous me^ fassiez traduirez » cette pièce. » -
Krim-Gueray avait de l'humanité : elle est toujours la suite des lumières. Il détedtaît la cruauté desTurcs, toujours prêts à répandre le sang sans nécessité , et cet usage barbare de porter en trophée les têtes 'coupées de kurs" prisonniers. Il contenait sévèremenr les maraudeurs sur les terres- de ses alliés. M. de Tott en raconte un exemple frappant, mais qui l'est encore bien davantage , si on le considère comme le modèle du dernier degré de l'obéissance passive où le despotisme puisse accoutumer les hommes.
On trouve des particularités très-curieuses dans la partie de ces Mémoires qui concerne les instructions militaires que le baron de
3o4 COa&M3FDKPASrCB
Tott était chargé de fournir aux Turo$ d^ns la guerre contre les 2lufi9e8. Il parle du svU tau Mustapha a?ec beaucoup d^e^tîme , ^t 1« r^ésente comme trés^supérieur par hn \v^ {uières à tous ses miaietres , quoique tpujovirv trompé 9 sur •• tout par upe suite néeespslrt 4e oette ignorance iuviucible attachée ^u despotisme $ condamné k ne saveir jamAii rien que ce qu'on veut bien lui direr . L'aui:eur paraît avoir eu grande ps^rt à la confiance ile ce monarque qui le çousidérgit
extrêmement. Il rapporte un mot de Mvit^
pha, fort ingénieux , et oi^ Vofx reçpQJ^ft I^ tournure orientale- Il disait 4 sou ?i^ir t homme fort indolent ; ^ aaye^^ ypu« la diffé^ Kence qu'il y a entre Tott et vous ? Quaud U est venu au monde p il e'eAt «aU h ^urir «i court encore : vous $ vpu$ ^te# tonl^i SW votre cul et vous y ^tes resté, «»
'i l i'l i I J ».i ru ri .rV ■ i ,i i ' ■ i.f, n i ij;.t
r L.E.T T RE C CXV I L .
A réqeptjîçii de M., Target , qui a ^u lieu }e lo de pç fiioisy a été brillante. C'était un éiw^ïne^t j^tparquable ep Ipl - n\ème : SI y aVaît.pW d^/çpnt ans qu'aucun avocat n'avaî C été reçu ^,r^çAdéin΀i française, Cexi^est pas'*- ^ue le Norajj^jlfl ^ .Cojchîn , Gei;bijer et quelques. autre;^l^ij'eussent assez de ^epiltâtîôii/ pour y prét^^re ^ titre d'orateurs j ftiais ili* ayaieut été rçteiius par la craii^ie d'oxciter Id jalousie d^ leurs , çoïjjfr ères V (J^ns un ordre très -délicat et très - susceptible , où cètte\ j^OjU3ie, peut ^tre plus dangereuse que partiçut pilleurs. Aussi M. Target, avant de? ikire aucune ^ démarche y a .eu solii de prendra ^avis d'un certain nombre des- plus anciens avocats. Cette déférence et la considération personnelle dont il jouit , ont fait oublier leé vieux préjugés de corps , et tout le barreau est venu à l'académie partager le triomphé dvi récipiendaire. Son discours a été fort goûté et méritait de l'être : il est écrit de manière à justifier assez le choix de l'académîc , en faisant voir qu'un grand avocat est .
3o6 coaisspoKBÀir CB
fait pour être \m bon écrivain. II e$t vrai que le sujet qu'il traitait n'est guères par lui * même ^u'un lieu cpmmun aasea usé :
c'est tfn résumé des différentes révolutions que l^éloquencfe a éprouvées ché2 tous les peuples. Ce sujet a été traité cent foi»} mais du moins le nouvel aca:démiciea l'a rajeuni , autant qu'il était possible^ par la fàp)d^té de ses exposés et la marche lumineuse d^ sofi dis^ cours; par l'adresse qu'il aèUedepîacer Télege de son prédécesseur au milieu' de ses réfle* xionssur Péloquence ; par le tbn noble et îtitéres^ant dont il a parlé de lùi-tnême et de la profession d'aVocat. Tout cela prouvait un hopime supérieur à sa matière , et un esprit juste qui ^ent les convenances, il caFactérîsa l^u.ssi avec beaucoup de justesse le genre d'éloquenc€$ qui convient' au barreau.
Lç nouvel académicien, ne pouvait pas tirer un grand parti de l'éloge de son pré-^ décesseur. L'abbé Arnaud était un homme d'esprit et dç goût , un amateur plutôt qu'un écrivain j il n'était guères connu que par quelques morceaux de critique ^ plus on moins estimables. M. Target en a rappela plusieurs en les faisant valoir le plus qu'il lui était possible j mais il a eu le bonheur
Il I T T é K A I fl £• io/
de trouver une anecdote aussi singulière qulntéressante , et qui fait honneur à la mémoire de l'abbé Arnaud,
Le duc de Niremois , faisant encore les fonctions de directeur, à la place de l'arche* vaque de Toulouse , a répondu à mon gré beaucoup mohis heureusement qu'à l'abbé Maury. Son discours m'a paru fort médiocrej et rempli de choses aussi communes pour le fond que pour le style. Il n'en a pas été moins bien accueilli du public , toujours plus disposé à l'applaudir qu'à le juger, et il £i.ut avouer qu'il y a bien des raisons pour justifier cette indulgence.
Voici une chanson d'un vieillard épousant une jeune femme , qui m'a paru assez jolie.
Bon soir ^ ma jeune et belle amie | Il est minuit y sëparons-nous.
Je suis si vieux y vous si jolie !
Ce n^Qst pas Pinstant d^être épou^.
A minuit caches^moi vos charmes ; Je craindrais d'outrager Tamour.
Depuis que j'ai perdu ses armes | Mon bonheur fuit avec le jour.
A mon âge , avec un cœur tendre ^ 8i Ton peut encor bien rêver ^ Puisse un heureux songe me rendre Le bien dont je dois me priver*
3o8 CORRESPO^TB À N C%
Demain yous revoyant plus belU ^ Et me rappelant mon erreur y Je me dira/ j ouï * j c'était-elle y £t j^ai connu le vrai bonheur.
O TOUS I ma femme et mon amie ^ ^ Que je ne puis asses chérir • Il faut dans Phiver de là rie • Il faut ou rêver ou mourir.
* Hiatttt.
t'i i* T î a À. 1 It. E. ^ 5op
LE T T RE C ex VI I T.
Xjb prodigieiix'&ucèès de Figaro \ suspendir à la soixante ^ qtiatorzslème représentation , par la maladie Ahm acteur , a été siiîti (Pnn ëyéneiâent tout aussi remarquable qtie ce succès même; car il semble qlie todt^ce qtiî' a rapport à Beaumarchais doive être extràordinatre. Il aétéaVrêté la nuit pat ûti "ot^lre particulier du roi et conduit à S. Lazare; M est bcm d*observer que S. Lazare est une maison de correction', où l'on enfèrn^ pendant quelques mois* lés jeunes gehs qùî oiit f idt des sottises ùtt'pèu graves. A leur 'âgé,; cela est assez ëa»s 'conséquence; mais iin&
prison de cette espèce pour un homme de 55 ans, est une flétrissure , et ce qui peut être est pis parnii**iîèu8yttn ridicule; Comiiie Beaûiiiâi'châiis a^Uhéf folilè d'fenneiiii^ ,' et què^ d'ailleurs notre bon-JSùblîc est toujours ravi-^ de voir lui libWfûe' humilié au milieu «d' tin grand succès , le jfrt^etoier four c'était uiré* joie universelle, et l*bn' s'eSt égayé aui: dépfeiis" du pauvre prisoniîier par des couplets* ,- dès estampes^ des parôpliletS) etc. Le sefcohd jour
on a commencé à demander pourquoi il ilsât là, et les causes de sa détention étant encore inconnues , chacun c'est épuisé .en conjectures. Le troisième jour on a £iit des réflexions; le quatrième on a appris qn*^n Tenait de le tirer de sa prison ^ ce qvi a parti aussi singulier que tout le reste. Depuis ce temps, Beaumarchais se tient renfermé ohea lui et ne veut voir personne ; il travaille, dit-on, 4 un mémoire pour le roi. Tout Faria s'est occupé de cet événement beaucoup plus que de la querelle de l'empereur et des HoUan* dais. C'est le sujet de beaucoup de ditcoors i jp me borne à rapporter les faits.
Les deux dernières séances publiques 4e l'académie irai^çaise se sont fait aussi remar* quer par une sor^ de ^cmndalé dont il n'y avait pas encore eu d'exemple, he jour de la réception dp Tabbé. |4^ury» M* Gaillard a comiqencé la lecture d'un morceau sur Démosthéne. Il |aut cpnv^nir que ce mof * ceau était plus fait pour être lu dans un collège qu'à l'académie. L'auteur y rappor* tait av^ . une sorte d'emyh<ts0 des faita connus.de tout écolier de troisième, et mal** heureusé^in^nt son débit ajoutait beaucoup au ridicule de la compO$itîim : il avait un
peu le ton d'un régent dans sa classe. Cela n'a pas duré long-temps : il n'avait pas lu deuit pages que les murmures , les risëes , le^ huées en vinrent au point de l'interrompre absolument» Il se trouva mal ; on fut obligé de le conduire liors de. la salle, et on le^a la séance.
Cette sc^ne très - désagréable donna lieu à beaucoup de réflexions , qui malheureuse^ ment venaient un peu tard. On observa que le public que l'académie invite volontair^*^ ment à ses assemblées , ne doit y porter ni les mêmes droits ni les mêmes dispositions qu'au spectacle , où il paye en entrant la liberté de manifester toutes ses impressions; qu'à Tacadémie les gens de lettres sont Ghe2s eux , et qu'il est coi^tre les bienséances so^ cialesy qnand on a été invité dans une maison; d'en insulter les maîtres , comme il serait iiidécent de sifHër à un spectacle de sdciétéi Tout cela est très - vrai ; mais il fallait se souvenii* aussi que quand on a laissé le public en possession de témoigner son plaisir par des battemens de mains, on ne l'empêche pas aisément de marquer aussi son inëcônlentement par desmurmures: l'un estla suite de l'autre , et rien n^est si voisin des applau-
3ia CORRESyON'BJlCN'CE
dissèmens que les sifïlets. Il aurait donc falla originairement ne pas laisser introduire à Tacadémie l'usage d'applaudir comme au spectacle , et s'en tenir au gros bon sens de l'abbé d'Olivet/ qui disait fort bien : Messieurs', h lu. comédie on')ba$deA mains ; à V académie on écoute. Mais aujourd'hui que le public est dans l'usage ^ d'applaudir partout y mftïne diez le roi , il serait d'autan^ plus dîfHcile dé lui ôter cette liberté i que c'est la seule dont il jouisse. .11 «.est .sons ce seul rapport le maître par-tout où il ^stf sa force est éri raison de sa massé , et vouloir qu'il n'en abuse Jamais, c'est demander aux hommes plus qu'on ne doit en attendre..
Cependant l'abUé de BoismOifit Ëi«crUi pouvoir loi faire entendre raison., et ^ la récep- }:ionde M, Target, il a lu ^^^r(fiç,xions/siir les assemblées littéraires. J?eut-âtr,e evt/il été possible , avec beaucQupuJft s^çspe dgi^s les id^es et de mes«i:e dani^ |e^ ^xpreçs^ç^Sj; en prenant le piiblîb Iwi-n^ma^pour juge,de ce qu'il se doit et^ç^çq qu?li doit à la pre-r
wière compagnie l\ttél-.aire.,'ras3emblé^ flan3 le. s^n^ctuaire^ df>3. 4eJtri?%rfÇt-Je^.j^j4gj;pe.ut- #tl-e, dis - je ,'fei!U:'il été, possible de |lui faire goût^p de3 k^0n3 fqvJ4pr«! îtQHt^ p<?rôonn6
n*est otlîgé de prendre pour soi. Mais l'abbé de Boismont s*y est mal pri^î son <liscours ëtaît tout entier sur le ton de la plaisanterie, et .cette plaisanterie était le plus souvent de fort mauvais ton. C'était vqfi amas d'épigrammes , de quolibets , de calembours j:il prétendait persîffler le puWic, et le public l'a sifflé; maïs plus ferme que M. .Gaillafid , il a fait tête à l'orage et a fini salectqr^; , ,
Depuis! cette 'nouvelle déconvenue, on a pris lé seul parti, raisiannable qu'il y eiit à prendre; c!estjde veiller à ce qu'il y eût désarmais dans une assemblée publique moins de. foule et .db coliue, de restreindre' le nomLre des billets qui excède toujours celui des places, et de n'en distribuer que ce qu'il çn- faut pour; que tout le monde soit assis j car. ordinairemenf c'est la foule qui occasionne le désordre? , et Je scandale se cache» dans la foiilc; Avec ces précautions prises, o'estià ciiacuia.dés académiciens à prendre garde à ce. qu'il voudra lire en public.
Le roi vient d'augmenter le poids de nos Jetons académiques "qui ne valaient guèrés plias rde trente sous , et..d:e les porter à un» éçu. Cette opération a paru d'autant plus
Si 4 CORRCSFOjrDAirCB
juste qu'elle est proportionnée à la valeur actuelle du marc d'argent qui ne valait que vingt* sept francs du temps de Louis XIV »
et qui en vaut aujourd'hui cinquante • sii au titre. II est donc clair que le roi ne donne guères à l'académie que la même quantité d'argent au poids qu*il en donnait au tempi de la fondation.
L'académie a disposé du prix d'enconra* gement fondé par M. de Valbelle, et qui con^ siste dans une médaille de douze cents .livres , en faveur 4e M. de Murville qui a remporté , il y a quelques années , le prix de poésie , jeune homme sans fortune , et qui a montré quelques germes de talent pour la versification.
On a joué au théâtre italien avec beaucoup de succès la Femme /alouse, pièce en cinq actes et en vers, de M. Desfbrges, auteur de Tom Jones à hondres. Ce nouvel ouvrage est un drame où il y a quelque intérêt , et n'ett pas une bonne comédie. Il y a dans le sujet un vice radical : la jalousie de la femme est fondée sur des apparences si fortes et si bien justifiées , qu'il n'y a pas moyen de lui en faire vn reproche. Ainsi le but moral est manqué} maisxes apparences produisent des
âtuatîpns qui ont de TeiFet au tbëâtr^. L« «tyk est naturel et facile , sans déclamation ^ sans écarts et sans jargon : c'est beaucoup anJQurd'hui. Il est vrai qu'il y a peu de vers heure^^ , peu de vers de comédie ^ et l'on attendait davantage de l'auteur de TomJones^ Les caractères d'ailleurs sont dessinés avec vérité, et la pièce marche bien.
Au théâtre français on a remis la Coquette
corrigée , de Lanoue. Cette pièce a été beau«>
coup mieux acouèilliequ'elleneravaitencore
été, et c'est une nouvelle preuve que ce
sont les acteurs qui font au théâtre le sort
des pièces. La figure et l'esprit de M.^^* Contât
vont parfaitement au rôle de la Coquette f
aussi le joue-t-elle de manière à faire ou^
blier les défauts de l'ouvrage. U n'y a
ni intrigue , ni comique , ni mœurs ; car
celles de la pièce ne sont nullement celleè
du monde. Le rôle principal est plutAt
celui. d'une effrontée que d'une coquette:
si l'auteur eût étudié la Célimène du Mi*
santrope, il aurait vu ce que c'est qu'une
coquette de bonne compagnie. Le style est
souvent guindé , entortillé et infecté de
jargon ; mais tout le monde a retenu deu!x
vers excellens «ur la conduite (jti*i\ 'Mmviënt 4e. tenir avec une femme dont on a à ^ plaindre; • - ^
h9 bruit est pour le fat , la plainte ea^ipo^m le.spi; L^boonéte homme trpmpë 8'éioigoe. et n^. dit tnot*
if 1 1 »
il I t i« y ) • * #. «
t i,TT à K À, i»a I. ' 5i7
X]:fi^.'^;r^n paru de. nouveau sur les- tr pis théâtres depuis la reàtree^-si/céu^'est une comédie, eu cinq actes et envers , dntitiuléelea Dei{x :jFr.èrçs , jouée par les comédiens français y qui aeu bien de jia pein^ h âtce aciievée et n'a pasj^eparu. L'auteur ^ M. de RQcbefort,^ de Taçadéipie des inscriptions^ n^est pas plus fait pour- réussir au théâtre que pour traduir(^ jHLdmère. C'est un écrivain de la plus, ipfatîg^'ble. médiocrité, qui a pris, on jie sait pourquoi , la peine de traxluire en vera VHiade et l'Odyssée, croyant apparennnenl; qu'il siifiis^it d'être savant en grec pour être poëte en français* U a fait plus j il a entrepris une tragédie âi'J^lectfe , quoique nous en ayons deux ^u ^théâtre, une de Crébîllon, où il y a de belles scènçs ,.une de Voltaire, qui est une belle pièce. M. de Rochefort qui ne doute de rien, en a fait imprimer une nouvelle, et menace même de la faire représenter; et peut# être aura- 1- il le malheur d'en venir à bout, coaame cela lui est arrivé pour ses Deux Frères , que les comédiens n'ont joués que malgré eux.
5l8 CO&REâPOlTBAjrCE
Les Noces de Figaro paraissent enfin sivec la fameuse préface tant annoncée* Ce morcean est cornai^ tout ce qa^écrit Beaumarchais ^ d'un style bizarre et inégal, tantôt ingénieux, tantôt ridicule. Cest une vivacité d'esprit qui le jette dans des saillies bur^ lesqnes, et \m amour du style figuré qui va jusqu'au plus maurais goût. Quant à la thèse qu'il y soutient , que son ouvrage n'est point immoral , il répond fort bien aux objectozns qu'il se fait, parce que ce sont les pins faibles qu'il a soin de choisir f mais il se garde bien de dire un mot de celles qu'il •erait plus difficile de réfuter# £hs reste, il 89 prodigue à lui-m^e les plus grands éloges , et s'applaudit d'avoir rétabli la W* ritable comédie. Si cela est, celle de Molière n'est donc pas la bonne*
Il ne parait d'ailleur» aucun ouvrage qui mérit# l'attention du public. Teujdtrrs force recueils , dictionnaires , abrégés , extraits ds livres faits avec des livres , manœuvres de librairie , etc. C'est là le cas de recueillir les bagatelles courantes. En voici quelques-* unes de fort gaies sur ce ^uvre M. * * , autrefois commis^ aujourd'hui espèce de par* venu , et auteur de quelques mauvaises farces 'dramatiques.
Sur Tair : Accompagné de plusieurs autres.
Au bas d^un pont dans im burefta j M.** visait !• numéro Dd mes voicurea et des vôtres ^ Quand ii se- dit un beau matin :
Je veux faire aussi mon chemin } • Je le vois bien faire à tant d^autres.
Ma'£gure dont chacun rit ^ £st plate autant que mon esprit* Quels protecteurs seront les nôtres ?
Mince en tout^ comme en revenus , Grossissons-nous par les menus.
Comme on en voit grossir lant d^autres.
Il part f il vient , cherche à Paris Beautés piquantes à tout prix.
« J^en ai pour vous et pour les vôtres ; J^ai des Hollandaises sur-tout y Persanne^ Anglaise^ â votre goût^ Pour les seigneurs et pour les autres. »
Roi des dramatiques tripots ^ La'Ferté voyant mon héros ) Dit : bon j il faut qu^il soit des nôtres.
Pour mon argent toujours dupé , Toutes mes catins m^ont trompé :
Allons , M** I cherchea*m*en d'autres.
320 COKaBSFOKDAJNTCE
Voilà M** chef d'opéra , Traitant la ville et caetera»
Ses vins valent mieux que les nôtres \ £t dans un carosse brillant Monte ce valet insolent , Accompagné de plusieurs autres.
Mais c^est bien pis , ce directeur , Garni, d'argent | veut être, auteur Pour ses péchés et pour les nôtres ^ Et par- tout fait brocher des airs Sur vingt actes de mauvais vers y .
Qu'il a fail: griffonner par d'autres.
Quand on vend si bien du plaisir , Il faut au moins savoir choisir ^ Sur- tout quand il s'agit à^s ^aôtrea* Fournisseur de marchés divers , Quand vous achetsrez vos vers y Ah ! par grâce achetez -en d'autres»
ff
Pourtant votre gloire va bien ^
£t vos talens • on en convient . ,
Ont fait des proverbes modernes*
Pour vous ou change de dicton y
Cela brille aujourd'hui , dit-on ,
Comme un M*^ dans des lanternes.
Il y a eu depui:i quelque temps deux débuts qui ont marqué , Tun à l'opéra, l'autre à la comédie frajiçaiiie. Le premier est celui 4^