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pas d'en avoir rreirvu nulle part; et vous savez que ce que j'évite le plus en tout genre, c'est de rentrer dans ce qui a ëté fait.
ÂboNi$. autrefois hrùU pour Cythënée*
Du plus beau des Lumain« Vénus idolâtrée
Brûll pbur Adonis ) et sans peine à ses YPi\^
Le mortel qu'elle aifuait eifa^a tous les dieux.
Que leurs jours étaient doux ! Cependant la déesse
Se plaignait en secret (amour se plaiut sans cesse ) ^
Que souvent pour la chasse un goût trop séducteur
Arrachât de ses brais son jeune adorateur.
Quoi ! Diane et ses jeujt ont-ils làut de puissance
Qu'ils coudamnint Venus aux ennuis de l'absence !
Tel est l'homme \ ii s'agit'e en ses igoûts inconstans ^
£t du même bonheur n'est pas heureux' lOiig-tems }
11 p«rte en ses plais r& sa vague inquiétude.
Les femmes dont l'amour est la plus douce étude ^
Satisfaites *dc plaire ^ heureuses de chatmer y
Pour remplir leurs momens n'ont besoin qUe d'aimer.
Vénus sur-tout, Vénus n'eu connaissuit point d'autre*
Cœurs tendres, cœurs aimans, sa plainte était la vôtre.
» Où va-t-il? loin de moi pUul-il se plaire, hélas !
Il est donc des plaisirs qu'il ne me devra pas j
D'autres plaisirs pour lui que ceux de la tendresse !
Il va dans les forets oublier sa maîtresse y
Me laisse pour seul bien l'attente du retour,
£t les purs à son gré sont trop longs pour l'/imour ! »
Cest ainsi qu'à son iîls s'expliquait sa tristesse ^ Non pas à son ajuant 3 non^ sa délicatesse
ao co&aEspoKDAKcs
Craignait de lui déplaire ^ gépiu»! ses désirs*
Ah. ! qu^au plus .teindre amant on cache de soupirs !
Que ces chagrins secrets y ces mystères de Pâme
Souvent ne sont connus que du cœur d^une femme !
ce Consultez ( dit TAmour '■ TOtrê frère Apollon»
Souvent on tous fêta dans le sacré vallon f
Pour vou^-j'ai des neuf Sœurs souvent monté la lyrt ^
£t leur voix s^embellit en chantant votre empire.
Elle pourra calmer votre esprit agité.
Allez , le dieu des arts doit servir la beauté. »
Il dit y et sur un char Cypris s^est élancée.
Déjà près de son sein Péristère * est placée ^
£t ses cygnes divins au joug accoutumés |
L^eulèveut mollement dans les airs parfumés.
Le char baisse et descend ; la déité s^avance.
L^Hélicon de Véni^s ressentit la présence f
Il retentit alors de concerts plus touchons ;
Euterpe modula de plus aimables chants.
Su clavier des neuf Sqeurs les Grâces s^approchèrent^
Ht sur les harpes d^or les amours se placèrent.
Apollon de sa cour étala les trésors.
Ses sujets empressés ^ variant leurs efforts ^
Offraient à la beauté les fêtes du génie ^
Terpsichore dansa les airs de Poiymnie }
Et Cypris edi goûté de si rians loisirs ^
Si L'amour qui se plaint goûtait quelques plaisirs*
Phœbus de ses chagrins reçut la confi/dence.
et Vous voyez, lui dit-il^ le chant , les vers, la danse ^
^ La colombe fayorite de Vénus.
L I T T É R A I A i, * / it'
La douce illusion qui nott vous les pln'ée&tix, ' La flôte qu'on entend éoas Tombre des béh^eàux i Tous les arts égayant ces rives fortunées y
Défendent à Teuntii d^obscuircir noB journées.
Agréez nos le^on^, et sacliez-ën user.
Quand Pamour e^t lieureusfc , il le faut amuser |
li faut que vôtre sexe ait tous les dons de pkiro.' '
L'amour en est la source', il eit est le'èàMrey
tl fit nattre les arts j et c^ést pour le servir. '^
Il n^est point de talent qui ne donne utt plaisir*
Faites-les à ce titre -entrer dans vo^trè empire ^ ^
£t laissant Adonis au penchant qui Talitlre ,
Vous cependant' veîiez apprendre en nos vallons
L'art d'embelHr les jours ^ de les rendremoins longs.
L'étude auprès de nous vous semblera facile } '\
Votre cœur nous promet une éiôve docile ;
£t si de vos travaux vous pouviez vous lasser ^
Songes que votre amaot doit les récompenser, a»
Vénus crut ses avift, et le prit pour son guide* Apprendre , c'est jouir : le progrès fut rapide. Cbaque inâtant fut i^mpli, chaque instant Ia formait: C'était une déesse ^ et la déesse aimait*
Un jour qu'au bruit diLcer qui dans les bols- l'appelle ^ L*impétueux chasseur est prêt à fuir loin d^elie j Elle l'arrête , et l'œil ùxé sur son amant :
s Avant de me quitter écoutez un moment.
Permettez qu'aujourd'hui des mains encor novices De leurs talens nouveaux vous offrent les prémicea. Venez d^ns ce sallon par les Muses orné. »
£lle entre ^ et sur ses pas Adonis entraîné |
Voit entr&^es ^genoux une harpe placée ^ . .
Sous ses pieds délicats U pjédale est.presséa.
Sa main çur Tinstrument qu* Apollon lui rendît |^
Interroge en courant la cordée qwi frémi (.
Combien d'eflels divers quç.le. talent nuance !
Du chantre ailjé des bois la brillante cadence »
La joie, et ses^éclats^ Iç desjc etsça feux ^
La plainte prolonge çn^. a Qçen$d.ou Ion reux^ .
Le reproche gro^jdc^nt.suç la cordç serrée , .
Et le covirrouf g.yi nieurt sur la cçrdc çfileuréç |^
£t la mél|Lncolie en son tendre chagrin «
Se reposant, tp^i ours si^r le même refreiu.
Pas un^çoi» n^eçt perdu pour Toreiile ou pour Tan^çw
L^ef(e( qu^çlle, produit elle-même l'enflamme \
Son ame toute en.tière a passé sous ses doigts ;
£lle charme ) attendrit^ ou surprend à son choix i
£lle peint dan^ ses yeux ce que les sons expriment i
3a tête est élevée, et ses regards s'animent \
Et Pheureux Adonis éperdu | transporté ,
Crut voir en ce> moment unç autre délié*
C'est alors qu^aux accens de sa harpe sonore ,^ Accordant de sa voix les sons plus beaux encore ^ Elle chanta ces vers qii'ïiuterpe avait' notés : L'Amour qui les retint me les a répétés.
« Plaire à celui que j'arme es^ ma seule victoire ^ Et mes talens pour lui sont de nouveaux tributs. Je les ai cultivés sans prétendre à la gloire ^ J'ai cherché pour l'amour un langage de plus. Vous aimez mes accens ; leur charme s'en augmente | Mais l'art n'enseigne pas le plus tendre de tous.