‹ Correspondance (volume 3)Chapitre 121 sur 133 · A M. HIPPOLYTE FERRY DE PIQUES · texte numérisé non relu

A M. HIPPOLYTE FERRY DE PIQUES

ao février 1874-

Monsieur,

En ce moment j'ai le beau malheur, mais c'est un malheur tout de même, d'avoir plus de vrais amis que je n'en peux embrasser d'un trait de plume. On m'a ôté mon porte-voix, et en me l'ôtant on me l'a rendu plus nécessaire. Il faut souffrir ce que l'on ne peut empêcher, et laisser passer la force brutale.

J'attends le 20 mars. Ce jour-là je me couvrirai de !*( ailles^ comme le marronnier des Tuileries. Je sens ([ne les feuilles poussent en dards^ et les rameaux reverdis seront autant d'arbalètes. En attendant, dai- [^nez recevoir un bref et tardif remerciement de votre lettre charmante.

Je suis, Monsieur, avec respect, et permettez-moi de dire avec amitié, votre très humble et très obéissant serviteur,

l.ouis Veuilloï.

Page 1