A M. L'ACBÉ PROVOST, CURÉ DE LANGRUNE
20 février 1874.
Monsieur le curé.
Nous avons trinqué de si bon cœur sous le brave clocher de Langrune, et bu du si bon vin! et voilà que je meurs comme Jonathas. Mais ce vin-là n'était pas défendu, et je ne suis pas tout à fait mort. Dans un mois, je revivrai. Consolons-nous par cette espéi ance. Au bout du compte, si mon métier n'avait pas de périls, quel profit en pourrais-je tirer? A semer les bonnes choses, on attrape des coups de soleil et des coups de vent. Ce n'est pas à vous qu'il faut Fap- |)rendre. La récompense du semeur, c'est que le bon ;aain soit dans la bonne terre. Vous savez encore cela. Cela est fait : dormons notre somme. La bonne