A M. ADÉODAT LEFÈVRE
Mars 1874.
JMoNSïEUn^
Depuis la suspension de V Univers^ je n'ai pas achevé de remercier les personnes qui ont bien voulu me témoigner leur intérêt. Je m'acquitte tardivement de cet agréable devoir envers vous et envers le comité catholique du IIP arrondissement. Croyez à ma reconnaissance : elle est bien vive, quoique déconcertée par le nombre de mes amis dans cette occasion. Il n'y avait point d'organisation chez moi pour faire face à tant de compliments. Je pourrais^ une fois dans ma vie^ me croire populaire !
Je me hâte : on me dit que la suspension sera prochainement suspendue. Je ne le crois pas^ mais tout peut arriver. Ce que je crois moins encore, c'est qu'on me fasse connaître le crime pour lequel je suis puni. Après avoir subi l'injustice^ je subirai la clémence, et les deux ensemble compléteront l'avanie.
Oui, Monsieur, comme catholiques et comme Français, nous avons raison de nous affliger. Pour mon compte, quoique très honoré et très fier de vos suflVages, je vous avoue que je suis inconsolable.
Veuillez agréer l'expression de mon respectueux et afléctueux dévouement.
I^oiiis Veuillot.
I. Président du comité catholique du lit* arrondissement de Paris -, i] avait écrit au nom du comité.