‹ Correspondance (volume 3)Chapitre 127 sur 133 · A M. NO'ÉL LE MIRE · texte numérisé non relu

A M. NO'ÉL LE MIRE

2 1 fi'viier 1874.

Cher Monsieur^

Les Lyonnais, el Dugas^ et vous entre les Lyonnais^ vous êtes d'étranges actionnaires. On fait de hautes imprudences, on déplaît à cette pauvre Prusse, on met le feu au monde, on saccage l'Eglise de la Roche-en-Brenil, on vous ruine, et vous êtes contents! Vous serez punis. Vous n'aurez que quinze pour cent cette année : que cela vous rende sage.

Recevez^ d'ailleurs, mes amitiés très chaudes et très heureuses. Vous trouverez peut-être que c'est un peu tard. La cause en est dans les deux à trois cents lettres que j'ai dû écrire depuis un mois pour remercier vos abonnés, aussi fanatiques que vous. Tout le monde me félicite. Le moyen de revenir à la raison, comme l'entendent le Mac-Mahonnat, le Broglionnat et le Dupanloupat!

Jusqu'au Pape qui m'écrit sa satisfaction, comme vous le verrez dans le prochain numéro.

A vous de tout cœur.

Louis Vedillot.

Page 1