‹ Correspondance (volume 3)Chapitre 16 sur 133 · I. Editeur catliolique · texte numérisé non relu

I. Editeur catliolique

a. Mme Taibé des Sablons, auteur de romans honnêtes à Tusajje de la jeunesse, avait alors une certaine vogue.

11 '4 CORRESPONDANCt: DE LOUIS YEUILLOT.

aurions entendu « annoncer pour la troisième et dernière publication, » le mariage de Louis Veuiilot et de Mlle *** : ce qui aurait pu nous étonner sur le premier moment.

Autre: la cousine B..., en allant retenir sa place pour les grandes Indes, a rencontré un libraire en chambre y situé au\ environs de la rue Dauphine^ qui lui a offert son cœur et sa main; elle les a acceptés. Son mari la mènera passer la lune de miel en Suisse : oui^ Monsieur! après quoi, il se propose de m'avoir à dîner, et B... ne voyagera plus.

J'ai rencontré aux Tuileries ton collaborateur Beauvais, qui m'a dit que tu étais cbarmant et que ce n'est pas parce que tu es mon frère.

Toussenel part samedi, revêtu de deux de mes caleçons de flanelle *.

Tu verras dans l^ Univers du même samedi un article sur Janin et Mme Lafarge, dont tu reconnaîtras l'auteur et dont je te demande la reproduction.

Je suis fort chargé d s compliments de Bercy pour ta personne très chère.

Gustave m'a demandé si j'avais vu ses tableaux de maîtres y qui sont un Gérard Dow, un Terburg et un Téniers. Il les a eus presque pour rien. Je lui ai dit que je ne les avais pas vus, mais que je les contestais. 11 m'a objecté qu'il les tenait de son curé. Je lui ai répliqué que quand la cousine B... avait reçu une

I. Toussenel venait d'être nommé commissaire civil (sous-préfet) en Algérie, àBoiiffarik. L'autorité militaire était alors toute-puissante dans la colonie, et notre ami affichait l'horreur de l'officier : il dut quitter Bouffarik, après avoir provoqué en duel le commandant de la gar. nison.

pièce fausse^ rien au monde ne l'empêchait de la faire passer, et que cela ne rendait pas la pièce bonne. La discussion en est là.

Annette continue à plier son jupon. Elise est toujours une enfant charmante. Elle m'a dit aujourd'hui que si elle ne savait pas combien nous les aimons, elle désespérait de nous faire comprendre combien elles nous aiment.

Il faut pourtant que je te quitte, mon chou.

Voilà ce que j'appelle un post-scriptum.

J'ai reçu ta lettre au sujet d'un travail sur Robert d'Arbrissel. Je l'approuve fort et je t'en reparlerai.

l/article sur Drouet n'est pas mal, mais un peu lâché.

M. Boue *■ est venu hier me flibuster tes appointements. Il demande à les donner à quelqu'un qui ferait la besogne. J*ai dit grandement: Prenez! mais je me réserve le courant. C'est entendu, et zut!

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