I . Mgr de Prilly
du frère *, car il n'y a que lui pour traiter ces clioseslà. Oa n'entend plus parler de Mgr Aflfre. Il gallicanise sous les ombrages de sa villa ^. Il faudra voir; je suis convaincu plus que jamais et sur bonnes raisons que la guerre avance nos affaires. La discorde est dans le conseil des ministres ; Louis-Philippe^ Guizot, Duchâtel, Martin et le ministre de la marine sont pour nous. Cunin, Teste^ Lacave-Laplagne, le maréchal Soult suivent les drapeaux de Villemain, poussé plus qu'il ne le voudrait par le conseil royal. Voilà pour l'enseignement. Pour le romanisme^ l'archevêque continue à lui faire des recrues. La guerre est bonne à TEglise. Mais je vous donnerai plus de nouvelles un autre jour : mes souffrances d'homme établi ne m'ont permis de voir personne que nos amis.
Ma brochure se vend et se lit en silence. Elle est bien prise des catholiques^ les autres ne soufflent mot. M. Villemain a défendu à ses journaux d'en parler. Mon nom n'est pas et ne sera pas prononcé ^ Montalambert recevra le paquet. Sa brochure est parfaite^ et bien plus çwe que la mienne. Foisset lui-même s'est échauffé et prépare quelque chose.
« Vous conviendrez, disait M. Villemain à un curé de Paris, qu'il est violent d'être traité comme un gredin par un homme qui devrait avoir de 1 urba-
1. Du Lac, II était alors chez les Bénédictins, dans leur couvent de Paris, rue de Monsieur.
2. Mgr Affre trouvait V Univers ^ les Bénédictins et Montalembert trop ultramontains.
3. Le Sièch' ne garda pas tout à fait la consigne, mais s'il attaqua ia brochure, il évita d'en nommer l'auteur.
20k CORÎIESPONDANCE DE LOUIS VEUILLOT.
nilé. » Il était question de ma brochure et de moi, car en défendant à ses journaux d'en parler, il en parlait lui-même à tout venant, et comme un homme qui n'est pas satisfait. Adieu, bon Père; priez pour moi et recommandez-moi aux prières de tout le monde sans exception. Je fais comme mon frère : jVmbrasse l'Abbaye. Bien à vous en Notre-Seigneur.
Louis Yeuillot.
LXXYI