‹ Correspondance (volume 3)Chapitre 97 sur 133 · À M. LÉON QUID'BEUF · texte numérisé non relu

À M. LÉON QUID'BEUF

Paris, la septembre 1871.

Mon cher Monsieur,

Je suis fort content de votre portrait. Cela peut aller, et même très bien, car la condition de la langue (orale) n'est que secondaire, et je sais que la

I. M. Quid'beuf a fait suivre cette lettre, communiquée à PU/iherSy de la note suivante :

« Je répondis immédiatement sur tous ces points, en joignant une photographie à ma lettre. De plus, je demandais ce que je pourrais bien faire de mon fils aîné, âgé de seize ans, et qui venait d'être reçu bachelier es lettres, après l'avoir été aux sciences l'année précédente. »

plume est bonne. En tout métier^ la parole réfléchie vaut mieux. Maintenant donc, je suis muni sur votre compte, et je n'ai plus qu'à attendre la demande. J'espère qu'elle ne tardera pas. Je m'arrangerai d'ailleurs pour que l'emplacement ne vous soit pas difficile, ni le déplacement onéreux. J'ai connu la situation de l'homme sans épargnes. Ce n'est pas la plus rare, ni, Dieu merci, la plus triste du monde. J^e bon Dieu a fait les pauvres pour les servir et pour s'en servir.

J'aimerais à assister votre double bachelier. Ce n'est pas aisé pour moi, à cause de mes habitudes renfermées et de ma grande et perpétuelle occupation. J'y songerai pourtant.

Je dicte ce billet, parce que mes yeux sont malades, et je le termine en hâte pour me rendre en cour d'assises, où le sérénissime nous fait inviter aujourd'hui par l'ami Leblond. Je m'attends à ne pas être honoré autant que le vertueux Jules Favre, modèle des époux et des pères.

Votre bien dévoué,

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