‹ CorrespondanceChapitre 6 sur 96 · Une grosse dame que connaissait la famille Yeuillot · texte numérisé non relu

Une grosse dame que connaissait la famille Yeuillot

Tout à riicurc Arthur1 nie mènera confesser, puis à la messe, puisa Bon-Port; demain à Jumièges, où je serai reçu par un agent de change un peu voltairien, propriétaire de ce domaine, et

piloté par l'abbé Cochet. Tout le monde envie

le bonheur de l'agent de change et le mien : car l'agent de change m'aura, et j'aurai l'abbé Cochet.

Ne va pas pleurer. Tout cela est très supportable. C'est même amusant, parce que les cœurs sont bons et la nature belle , et que ça ne sera pas absolument long. Ma mémoire fait des tours de force qui me divertissent. Je me rappelle des choses et des gens enfoncés dans trente-six ans de poussière, et que j'étais loin de croire vivants. J'ai revu et reconnu mon ancienne boutique, l'endroit précis où je suis arrivé dans ma première redingote, achetée au Temple2, pour gouverner l'opinion des Français. Je n'avais rien oublié que le nom de mon journal. Il s'appelait l'Écho de Rouen et de la Seine-Inférieure , et j'avais un adversaire, nommé Vésinet, qui m'a tiré un coup de pistolet qui a gâté ma redingote, — et il s'est converti avant de mourir.

On a forcé Arthur à parler de son dernier procès. Il a expliqué le cas. V*** a dit : « Quel cas, Loth, hein! » Arthur, toujours poli, a cru devoir sourire; Y*** a rebondi. « Loth rit! J'ai vaincu

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