‹ Correspondance mathématique et physique (volume 2)Chapitre 12 sur 38 · OF X MF' X « = OP. X MP; ^- -*^ OP. X MP · texte numérisé non relu

OF X MF' X « = OP. X MP; ^- -*^ OP. X MP

Tom. IIL 6

8tz t36»ifiKip»jrï>i^<;fe ^ '■

Ijorscfae le poinl O coîiïejde • avec F , la divîite OP idtfvbnsmt nuU« , lé premier membre de cette, ëqîiation se réduit* & zëro f donc^

£t- iiiciPRCH^VKHkirr , 5^ F' a une position tette fu'on ait' tôUjf'âair» < cette ^derniène équation, quelque soit M'., le point, F. sent le centre des moyennes distances de Pi , P% ,.••• "P».

Car i ks pi-oduits FP, x MP; , FP, X MP; , . etc. , ^taut égaux 'aux produits de FM ^ par les perpendiculaires . abaissées, de Pi , Pa ,"-etc. , sur cette ligue, il faut, d'après Téquation supposée , que la Somme de ces perpendiculaires soit nulle, quelle que soit la positioii de FM.; par conséquent, F sera le

centre de P ^ , Pa 5 • • • P»- .

;y« En représentant, par^, d^ , rf, •••rf» , les plus' courtes

distances de OF, OP^ , OP» , . . .OP» , à un axe quelconque XY.; et, par b, b^ , fta ,-«-*5„Vles projections de OF, OPi , QPa , • • • • OP» i siu* un plan perpendiculaire à XY , nous avons vu (n« 3), qu'on avait ^ X ^ X i = ^i di-4- b^d^ -4J ^•. . -#- bndnm Lorsque XY rencontre OF , d^sso ; lorsque XY est parallèle àOF,i=so/ ainsi, dans ces deux cas, "^

d^ X ^i -*-.&a X d% H^.... -f-^^ X dn ==o.

Si l'on fiuppiose que le point O co)tnc^de avec F , la drottf^ FO deviendra nulle ; et il en sera de même des lignes 6 , <f ; par conséquent : la somme des plus courtes distances de FPi ^""FPn y à. un ajte quelconque XYy multipliées respecti' viemeni par, les projections de FP^ , --FP» , sur un pUmper* pendieulaire à cet axe , est, toujours nulle*

ijaréciproqueestvencore vraie*

N» 5. On peut observer que Te centre des moyennes distan*. ces des extrémités A, B, C, des trois' arêtes contigues d'un, parallélipipède y est situé sur la diagonale OD {Jlg* i^)^ en un point F^ au tiers de la longueur de cette diagotUthm

MATHSMATIQtTE ET PHYSIQUE, Si

En effet, pour obtenir le eentre des moyenn^^.dbtdnces de

A> B', Ci, il faut prendre le milieu M de AB ; joindre M et G , et

prendre le tieris dé MG.'Or , Wli^é$ t>K, CD étant égales et

parallèles, il est facile de voir que OD , ■• MC^e coupent eU un .

MC ^ OD point F , de manière <ju'on a : MF =-s- ,OF ««»-— ; ce qui

assigne au centre F la position énoncée.

U suit delà , et de ce qui a ^té démontré précédemment : i^ Que la projection de la diagonale OD , sur un axe çuel* conque, est égale à la somme des projections de OA , OB, OC^ sur le mém^è €txe^

2<» Que là plus coince distance de la diagonale OD , à un ate quelconque^ mukipKée par sa- projection sur un plan perpendiculaire à cet axe j est^égàlè à la somme des plus courtes di*stànce» des arêtes O A,' OB, OC ^ aq inéine axe, multîpiliées respectivement par leurs' projectionst \8Ùr le plan qui lui est perpendiculaireii •'.'''*!' . ; '/ -

N^ %^ Lorsque deuoi drofUes \f OF, OF^- ,\soiit perpendiculaires , ( ùf. 1 5 } 9 Ât somme dfs projections . de Tune • sur le& trois axes rectangulaires OX, OY^ OZ , multipliées respective' ment par les projections de r autre sur les mêmes axes, égale zéro.

Car on peut considérer OF comme la diagonale d'un parailâipipède rectangle ^ dont les arêtes OK, OG, OH, coïncident avec les axes OZ, OY , OX.

Le centre des moyennes distances des points K , G , H , sera situé sur OF ( n® 5 ) ; et , si l'on abaisse du point F' les perpendiculaires F'K', F'H'te F'G' , sur les directions OK, OH, OG, la somme des produits OK X OK', OH X OH', OG X OG% sera égale k trois fois le produit semblable , relatif à la ligne OF, qui contient le centre des points K , F , G ( n» 2 , a« théorème) ; or, ce dernier produit est nul, puisque l'angle F'oF étant droit, la projection de OF sur OF' est nuUe, donc, etc.

RïciPROQTTEHEirT. Lorsque la somme OkX Ok.' -+- OHx Off' -^OGx OG' est nulle , tangle FOF' est droit.

Eu effet, dans cette supposition, la ligne OF multipliée par

84 CORRE3POIi]lJaiÇ<

le seginent qui lui ççMTespond est xmlle, ce quisenge <]ue le segment ^oit uul^ c!est-àrdire, que i'an^ F'OF soit dsoit.

Si la ligue OF était située dans le plan de deux des axes , par, exemple, dans le plan ZOY, il suçait que OK X OK' + OG X QG'=o pour que Fangie FOF' fût droit, car le troisième produit- OH X QH' serait nul de lui-même.

(La suite au prochain numéro^)

Sur les vitesses des hUles élastiques après le choc*

.Nous avons reçu de M. Tandel, régent au collège d*£ditemach, un mémoire sur les formules relatives aux vitesses des billes élastiqjués après -k ckoc. L*auteur se plaint de dV yoii' trouré auUe part de semblables for Ai;til^s ; il e^t vrai qu'on emploie ordÛBairement rla^ considération des vitesses initiales dont M. Tandel ne fait point usage ; mais il eist facile de faire disparaître ces quantités au moyen de leurs valeurs exprimées en fonction des masses et des forces. Quoiqu'il en soit, ce mémoire présente de^-développemens utiles, et nous regrettons que son étendue ne. noiis permette pas de le &ire oomiattreà nos lecteurs.

MATHiMâTIQiJB Wt PHTSIQVE. gS

MATHÉMATIQUES APPLIQUÉES

Detcr^9iiam$ de quekpimuns dêff principaux oBservatoires^ tFÂHenéagnè , 'eoiinnitiii»(iiëes frftr M* Znohmifttiti , astttmùine à Dresde; trad* par'A* Q«:

Ge moQiniwttl est ntaé ^r irai des pfoints. les plus ëlev^ls des^ remparts, au nord-cnest dela-TiUe (planche IV*) .Le terrain sor leqael J0| est placé, ^ appartient à nue cdline naturelle ; c'^étett Tandea bond du Prégel^ qnr madirténant ooule à une distance -de i8o Terges ; le }Jateaa est à: 6^*9 pieds dit '^BinÀi d'âératiiNi au dessus des aso^eHlies eamx.

A cette baukeur, rhoanaan antaur deKœnigsberg est entière* ment découvert ; senLement quelques b&timens de la t^ et ime collxne éloignée^ gamte de. bois j ènlàvegat dans le voisinage de Fhorittm , mie si faiMe jpartie de la Vue, qu'il n'est guères probable que l'on pubse perdre une setde bbsenratibn*. Le bâtiment est construit dis manière k pouvoir diiserrer vers tous les points du cieL On peut, voir la. perspective de sa partie extérieure, prise du côté nord*êst, dans la figure ( A )• .

La partie inférieure de rôbservatoire , dont nous exposons le plan, Ç8t uniquement consacrée aux recherches scientifiques. La salle de l'ouest contient les instruinens méridiens; deux percées permettent h la vue de parcourir sans obstacle tous les

86 ooRaaEsniROAirGE

points du ciel , depuis la partie méridionale de Thorizon jusqu'à la partie septentrionale ; en a se trouve le cercle, en 6 la lunette méridienne, et en c la pendule. Chaque percée est garnie de deux trappes, et sur les côtés, de deux yolets qui peuvent s'ou* vrir séparén^e^^, ^eti^^uj ,garantissqi^t^iuft£|n^ les

instruâiens et rebsefvâteur de l'influence de 'vents coulis. Les instrumens reposent sur deux piliers de granit qui sont établis avec soin et à une grande profondeur. Le sol de cette salle est garhi de carreaux recouverts de tapis.

Deux portes conduisent de cette salle dans deux autres voii* sines, qui sont consacréçsiaus ohâet^atibns que Ton fait avec les instrumens mobiles. Ces salles coàimuniquent entre elles par mie porte assecz grande pour permettre de faive passer con^ modémentlesinatirumeiig^de runéidaiiai'awtre;eUea.d^>brdent aussi le reste du bâtiment du côté dii>sild et du xôté^duiiOrd. On trouve, dans chacune d'elles, une fenêtre vers Test et une autre vers l'ouest;: et- l'une r a. de {dnas-iune «fenêtre vers le sud et l'autre , une vers le nord. La hauteur de ces fenêtres , calculée . à ^rtk ^dà f sol est de 1 2 'pieds.' et deiiii ; îet kur largeur de 4 <^ dd 6 piedd. EUeaiéont ^rtkgéeB'par 'le mifieu etHsonstruites deimahièrei à pcfnnoir.glîsser dans tmé direction veftidale ', do. les relient à iàihaïUeur.ipi'on .désire auonojeii dé contrepoids', et^v peut même > tes abaisser dans leiM*9:appui8. Pak^ cette: construction, et par des volets qui se meuvent faorizontaleiiient, l'observateur a kl faculté de «e 'ménager >' doit» >qùeUe direction que ce soit, inàe petite oavtsi1»ii*e stfîctcmtet. nécessaire pour' rbb^ servation', et il 'met ainsi soht instrumeiit k l'abri de l'iiîfluenéè souvent nuisiUe dés vents^ On! peut aussi , |Àr tin temps cainve,' ' déconviHi entièrement le/ciél et abaisissr les deux parties' de la fenêtre. La hauteuir des fenêtres permet d'observer des astres même trës-élevés, mais afin de pouvoir- apercevoir e&c(»re ceux qui avoisinent le zénith, on a pratiqué dans les toit3 des deux salles, des ouvertures carrées de 4 pieds 'de côté. Comme d'ailleurs ces trois salles de l'observatoire ont leur partie supérieure couverte en cuivre et garnie d'une balustrade de fer j de ma-* nière à former une espèce de balcon ^ il devint si facile d'ouvrir

jmr.jttx Imut^lesi «ttappcs (jui ferment les. dernières: 0ui(rertures , qu'il aurait. ëté inntite . pour le petit Nombre de cirtcônstanGts dans lesquelles on doit en faireiiisages' d'y àdai^ter tout' expires des tours , comme aux trappes de la lunette mëridiènneé On a mis des planchers dans leftdeuix déroiëres^sajles; cependant, oa a placi^ des plateaux de marbre devant les fenêtres j pour donner aux instrumens une position plus. stable.

La salle du sud correspond , par un escalier de cinq marches, avec le cabinet» de' travail des astronomes; et celle du nord communique avec un auditoire ; prës de Fune 4i'elles se trouve un cabinet de repcfs. Ourtre ces chambres , on trouve encore hVéiage, inl^rieur une antichafmbre et une chambre pdur Ife concierges lie hatrtest occupé par les 'famrlles des astronomes-, et les souterrains servent aux domestiqaes et- à dMfâ'ens tiisàges. Deux bâtîmens situés plus bas, et qui ne gênent pomt la vue , sont destinés,, l'un k servir de foyer, et l'autre dé demeure au gardien de nuit de l'c^ervatoire. 'Uti jardin environne le tout. . »

• ( On sait que ce monument scientifique est dirigé par le célèbre astronome S^^^e/i ) ! ' '

' OBSERTiTOIRB B» SEE6ERG. ' ' ^ '

Cet observatoire est situé sur le Seeberg , à une demi-li^ue de Gotha; les 'quatre faces sont dirigées vers les points ' cardinaux; et il la partie nord-ouest de l'édifice , se trouvé la demeure du directeur. On a projeté die construire une aire semblable du è&té nord-est , mais on n'en a pas encore commencé la construction. ' .

Dans ^observatoire, ' " * aetb forment la bibliothèque , c est la salle d'observation ; on y trouve^, . ; '

a' Un instrument dès passages^ anglais de 6 pieds de lon^ gneur; b' Un «cercle également anglais..

L'obseryatoire possède encore un'faéliomètre construit a M i*-

98 araarafOHDAiioE

nick, ua tbëodoiite de Reichenbach, un instnimeitt pardketique, des quarts de éerde ikioraux et des tâesoopes.

Le professeur Encke crut remarquer, en iS^a, un petit d^* rangement dans riustrument des passages , occasionné, par les grande^ chaleurs de Vété et les froids rigoureux de Fhive^*

Les fimdemena de Vobservatoire reposent sur une roche calcaire, qui plus loin passe au grès.

OMKay^TOIlB DE lÊXniCM»

L'observatoire de Bogen-Hausen , près de Mnuifib 9 est 6i1»< sur la rive élevée de Tlsar* U domine un peu led plaines voûhnes, et la vue peut s'étendre librement sur les en^îronsi & est du reste exactement orienté.

a Est la bibliothèque ;

,^ La salle d'observation, Qn y trouve

a' Le cercle méridien de A0À7ilk'iA(s^^ ; b' Le grand cercle de Reichenbach.

II. est entouré de quatre pili^r^s d^pienre^ qui sqnt assujettis par le haut, au moyen de fortes bandes de fer. Au milieu de ces bandes, tourne l'axe du cercle*

c' L'instrument de& passages , de 5 pieds et demi de distance focale.

</' Deux pendules.

Tous ces instrumens reposent sur un griand massif formé de pierres .de.:taille et de briques, qui descend en terre ^e iii à t5 pieds, et qui est éloigné d^ plusieurs pieds de tous les murs exté* rieurs. Les assises de ^pierfç inférieu^ir^s sont entoujpées* de sable.

La ligne ponctuée e désigne, sur le plan 9 le contour de ce massif.

Sur le faite du bâtiment s'élèvent encore deux coupoles qvâ sont projetées sur le plan, en a et ^3^ elles ont des toits tournans et servent principalement à recevoir des instrumens moitiés* ( Extrait des notes d'un voyage à Jffunich 9 en iSo^^^ ooiaiiaiini* que par W. G. Lohrmann ). . .

MATHiM MtQVB CT FBTSIQlTE. S^

OBSEiyiTOIAE I>E OQBITniGVE.

Uobservatoireest bâti sur un terrain uni, devant la porte méridionale de la ville. Les înstrumens sont places si bas que, dans les jardins voisins , on a dû abattre des arbres pour laisser la vue Hbre vers la mire de Tinstrument des passages , qui se trouve à une assez grande distance. Cette mire est une petite pyramide située dans la direction de Thorizon.

L*d>servatoire tourne ses faees vers les points cardinaux.

n fert de dép6t'pour difFérens petits instrulnens mobiles;

^ Est la s^Ue partiouli^ement destinée aux observations ;

af Est le cercle méridien;

y L'instrument des passages ;

d La pendule;

c Est une antichambre , d'où Ton passe par un escalier k la coupole du toit.

d Renferme plusieurs instrumens anciens , tels qu'un quart de eercle mural , etc. , qui sont employés à enseigner l'observa^on aux élèves.

e Sert de dépât aux télescopes et aux autres instttimens dont Tastronome Schrœter a fait usage de son virant.

/ Est une coupole destinée à recevoir une forte lunette pardlactique. Cependant on n'a pas encore pris de décision à cet^rd.

Le massif sur lequel sont établis le ëercle méridien et l'instniment des passades , est en pierres de taille et descend dans le sol à la profondeur de lo k 12 pieds. Les assises sont disposas avec le plus grand soin et sont recouvertes à leur partie rapërieure , par de grandes pierres qui s'étendent sur toute la largeur du plateau ; de manière que les piliers qui portent l'instniment des passages et le cercle méridien sont dressés sur une seule de ces pierres. M' le conseiller Gauss me rappela ^ ce sujet que M' Bessel^ à Kœnigsberg, avait remarqué un enfoncement inégal des piliers qui n'étaient point dressés sur UBe seule et même pierre.

Le bfttiment de l'observatoire est entoure cTune terrasse qui est disposée en jardin fort agréable, autour duquel on a placé une balustrade en fer*

(J'ai cru que ces notices offiîraient quelqu*intérét dans un moment où l'on s'occupe de construire , à Bruxelles , un observatoire que réclamaient depuis long-temps dans nos provinces les besoins de la science et la dignité d'un gouvernement généreiax, auquel les sciences et les arts doivent déjà tant d'institutions utir les. Je ferai connaître encore quelques autres observatoires: de premier rang, et j'espère pouvoir faire fi^rer dignement parmi eux Tobservatcare de Bruxelles , dont je . donnerai également le plan. Les rccberches- que j'ai faites spr ce sujet depuis plusieurs années , et les renseignemens que je dois à Tobligeaûce de quelques astronomes céUïl>vea , sn*aUlAccmt à remplir cette prcmiesse. Je serai cependant forcé d'omettre une foule de petits détaib , qui ne pourraient être compris que par les astrono-^ mes mêmes , et qui ne tendraient qu'à montrer la difficulté de construire un bon observatoire et les précautions sans nombre auxquelles on doit avoir égard , quand on veut rendre se& travaux utiles. J'ai accepté avec reconnaissance l'honorable commission que S. M. le Koi des Pays-Bas a bîeni voulu me donner de lui présenter les premiers plans et de me charger de la. partie scientifique; j'avais Vivement soUicité cette faveur, depuis près de six ans (i) , sans offi:ir à la vérité d'autres garanties qu'un zèle ardent, qu'un amour passionné pour une science qui n'avait jamais eu de temple dans nos provinces méridionales. Je sens parfaitement la responsabiUté que je contracte devant .la nation et la science; mais elle ne fait qu'accroître mon zèle, qui est soutenu d'ailleurs par les encouragemens de plusieurs savans que j'honore , par la bienveillance des hauts fonctionnai-, res de l'instruction publique et par celle de la r^ence de la ville de Bruxelles.) A*. Q.

(4) Voyez page 67 du yoI. i . correspondance matfu

MATBXMATIQVE ET PHYSIQUE. 9I

&ir une nouvelle nébuleuse*

Une brochure de M' Caceiatore , sur Voriglne du système solaire , impriinée h. P alevine en 1826, renferme (p. 18) l'annorice d'une découverte remarquable, sur laquelle on doit déûrer plus de détails. « J'ajoute à ces exemples, dit l'auteur, la fort belle nébuleuse' de la constellation du T^escope , que j'ai Tue pour la première fois le 19 mars i825. Dans le lieu même où je l'ai aperçue , La Caille , étant au Cap de Bonne-Espérance , le 4 avril 1^52, observa seulement son étoile i483 C. A. , et n'en vit aucune autre. Piazzi observa dans ce même lieu, en 1794 et 1801 , l'étoile dé La Caille^ et il n'en signale aucune autre. Moi-même en 1869 et t8to» je n'ai rien vu de plus.; mais, le 19 mars 1826, je fus frappé de l'aspect de cette belle nébuleuse , trop brillante pour n'être pas remarquée. Elle est ronde , du diaimètt'e d'une minute et demie. Lorsqu'on fixe soi| œil sur elle , on aperçoit de temps en temps au travers de cette nébuleuse , dont la densité s'accroît vers le centre , un point lumineux , son ascension droite est de 268.° 4^' > et sa déclinaison australe de 43.^ 47'- .

' Sur les taches du sûléiL

M' Capocci et le chev. de Bieia , ont remarqué une liaison entre l'état des taches de cet astre et le voisinage des grandes comtes. Le dernier dan? une lettre à M' Schumacher ^ datée de Naples , 3o novembre 1826 , ajoute : « Je crois du reste, pouvoir affirmer avec confiance , d'après mes propres observations , que lorsque les taches se forment et vont en croissant sur la surface du soleil , il y a sur là terre une chaleur extraordinaire » .

— On trouve dans VÀntologia du mois de janvier 1827, Metodo e tdvole etc.. Méthode et table pour construire une éphéméride des occultations des étoiles fixes derrière la lune , par Jean In^irami^ des Ecoles Pies de Florence (Journ* de Schumacher). *

9^^ <^OJlRSSFONDAircÉ

fi.^x>nse du rédacteur à la lettre de M» Hachette >.^»r une nousfclle expérience sur la combinaison du choc de Vaùr ostL de Veau as^ec la pression a^&nosphérique* (Voyez le' cafaîçr précédent, page 24*) .

Pal reçu av^c reconnaissance les résultats de vos reckerciies sur la combinaison du choc de Voir ou de Veau auec la pression atmosphérique; je me suis empressé de répéter l'expérience avec Tappareil fort ceiixmode que vous indiqpez^^,: et fai pleinement réussi. (Je Fai montrée depuis- lians «les leçons, publiques au Musée de Bruxelles*) Ayant eu occasion d'en parler à M« LipkenSj inspecteur du cadastre dans notre royaunnéy il m*a fait part de quelques observations qui m'ont paru ca* rieuses , et qui ne sont peut-être pas indignes de votre attention» V Quand on dirige^ un courant d*air perpendiculairement ou obliquement sur une surface plane, l'air chassé de cette ma* nière ne se réfléchit pas sur lui-même , mais glisse le long du plan et entraîne avec lui les petits corps légers qui se trouvent sur son passage ou dans son voisinage. Ainsi la flamme d'une bougie allumée, et placée devemt une surfacje plane,: sédkrige vers le point où l'on soufUe. En répétant cette expérience de différentes manières, j'ai remarqué que si l'on transporté: la flamme parallèlement au plan contre lequel on souffle, elle finit par prendre une direction perpendiculaire à ce plan, puis elle devient encore oblique , mais dans un sens opposé, et fiidrait par lui devenir à peu près parallèle. Si l'on plade la flamime sur le prolongement même du plan , elle est qhassée avec rapidité dans la directicm de cette sui^face : il e^t aus$i à remarquer quelac/oruQhe d'air chassée parle courant semble contracter une adhérence très^forte avec le plan , et qu'ellea tpne épaisseur d'abord fort mince, puis , qu'elle prend plus d'expansion^ si elle

MATBiEIIATfQÛE £t MtTSIQtTE. ^

tient à r^ncùfaàxw an second pkn fbrmant un angle dièdre, droit ou cbtm 9Yec le premier, le courant se transmet encore en ^Ussant le long de cette seconde surface; quand Tangle est aiga, le courant suit plt» particuli^ment la direction de Taréte^et quand l'angle est de plus de rSo^, le courant se transmet dans la direction du premier plan sans passer sur le second. Ceci peut rendre compte du vent qu'on éprouve quelqnefois dans les appartemens , quand on est assis contre Taréte saillante d'une cheminée , ou de la maniëre dont fument quelques cheminées selon la disposition des toits sur lesquels elles s'élèvent.

Puisque les couches d'air sont entraînées par un courant qui a un mouvement rapide, j'ai essayé de substituer à une couche d'air un feuillet de papier percé d'un trou , à travers lequel fai fàit-pftoacx- he tuyau d'un soufflet , et j'ai vu aussitôt le ptqkier se porter rapidement contre un plan qu'on présentait méoie à une distance de 12 k 1 5 lignes. On demandera peutêtre pourquoi la présenise du plan devient nécessaire ; j'observerai qa*e&ctivement le ph^omène a lieu sans le plan, mais d'une miamière peu {»*ononcée, et seulement dans le voisinage du oQurant^i) ; <]p'il devient inifiniment plus sensible, quand le oonrattt, en se répandant sur une grande surface^ tend à mettre en mouvementt avec lui' toutes les parties du feuillet qui lui sont opposées.

Si jnaintaïaiit à un ft^Uet de papier mobile , on substitue a|ie plaque fixe de cuivre ou de fer Manc , en donnant de la mdlîlité an petit plan opposé, cette dernière surface ne sera portée sur o#lle qui lui est parallèle que pour autant qu'elle

(4) £b fainfnt un petit aintags moMe et tjISmàncfaf .on «itm« ^vMé, ile^tem^rt^ parle courant. De petites lame» de papier , à tra<ver« lecçieUes passait le tuyau da spufflet , ont été paiement emportées. Pour ëtudier le mouvement de Fair contre un plan , M. Itipkens me disait avoir employa avec succès laiTamëe d'encens hMé dans de petits baquets placis contre le plan qui servait aux expériences.

g4 CQBBESFOimAVCS

en sera peu Aoigaée, comme dai^ rexpërieDee4ieMMw Clément et Thenard. Pour étudier les mpayemeuâ dfi Voir entre d^eux surfaces qui ont une distance plus grande que cieUe à laquelle le phénomène de l'adhérence se manifeste , j*ai rendu fixes les deux plaques entre lesquelles |e soufflais. J*ai été éb»mé de voir qu'alors la flanune d'une bougie n'était chassée qiie d'une manière à peine sensible dans Iç prolongement de la plaque contre laquelle )e soufflais , quand celleci débordait de quelques pouces celle qui lui était opposé^. Il se produirait alors un mou* vement composé. Pour mieux l'observer , j'ai répandu siiccessi* vemènt un sable très-fin sur l'une et l'autre des deux plaques, comme pour les expériences de Chladnî sur les lames vibrantes. Xai remarqué que le sable s'amassait sur les bords de la plaque circulaire attachée au tuyau du soufflet et autour de l'ouvertiu*e par laquelle passait le côUraut d'air ,^xlcr^aMkftU£ire qu'il se dessinait une circonférence conçen^ique à celle de la plaque et d'un rayon beaucoup moindre. Sur le disque opposé, le sable était repoussé et se rangeait circulairement .autour du point swr lequel était dirigé le courant; la circonférence formée était cependant moins grande que celle des deux plaques en présence, ce qui semblait montrer .qu'il se foi'mait un seul courant de la combinaison des deux autres , dont l'un provenait d'une partie de l'air qui était soufflé, et le second d'un peu d*air extérieur qui affluait entre les plaques. Ce mouvement dévenait assez visible^ en mettant entre les plaques quelques duvets ; il se formait aussitôt autour du courant et parallèlement aux plans, une espèce de couronne qui prenait un mouvement révplutif fort rapide; de manière qu'après, quelques instans, le duvet était tressé en fil très-mince. J*ai remarqué qu'on peut produire les mêmes efiets sur un seul plan , mais ils sont moins prononcés. Ces mouvemens de l'air entre des plaques fixes, sont assez remarquables, et il serait peut-être intéressant de déterminer la distance à laquelle ils cessent d'exister, pour faire place au courant d'air qui. seul remplit l'intervalle des deux plaques , quand commence à se manifester Fadhérence , d'après l'explication de M. Clément.

MATHZMITIQVE ET.PBTSlQUr. 9$

Extrait d'une lettre sur une nouvelle expérience de M* (kiiiEHT»

M^ Clément a lu hijer , à la Société Philomatique , une lettre fort intéressante sur une réduction de. cuivre dans une chau* dière de ce métal , contenant des dissolutions saturées d*acétate et de sulfate de cuivre. Le métal réduit s'était moulé sur le pourtour de la chaudière, à partir du fond, sur une épaisseur qui m'a paru d'un millimètre au moins , et sur une hauteur d'un (léçimètre. Cette, feuille de tôle avait, pris naissance sur la jonction des parois verticales et du fond horizontal de la chaudière. Son bord.intérieui* est lisse, et le bord supérieur dentelé, de manière. que ce. dernier bord peut être cousidéré comme l'arête d'un cristal, qui attend df aouvelles molécules cristalliques.

. ¥an8, le i7 juin 4827.

MÉTÉOROLOGIE

Grêle extraordinaire tombée à Maestricht. ,

Le 3 août, à la suite de quelques jours de chaleur excessive^ un orqge s'annonce à 7 heures du soir. Les nuages orageux sont très-élevés et s'avancent du sud-ouest au nord-ouest. On n'entend pas de forjts éclats de tonnerre , mais un roulement continu; les. éclairs se succèdent presque sans interruption. Les personnes qui ont observé le ciel au commencement de l'orage, ont remarqué dans les nuages, d'une teinte extrêmement sombre, un mouvement particulier, par lequel ils semblaient se replier rapidement et à plusieurs reprises sur eux-mêmes et s'entremêler^ Bientôt des masses de glace viennent frapper la terre ,. nous en avons ramassé dont le diamètre avait jusqu'à 6 pouces (centimètres); on assure qu'il en a été vu de bien plus considérables. Nous avons examiné plusieurs de ces

1^6 COBAESPOirDAVCE

gréions; leur forme n*étsât pas moins remarquable q^e leur grosseur. La plupart étalent à peu pr^s sphâîques ; d'autres étaient plus ou moins aplatis ; leur grand diamètre était quelquefois le double du petit. La surface des plus gros grêlons était bérissée de fortes aspérités, dont quelques-unes avaient au delk d'un pouce (centimètre) de saillie; les petits avaient la plupart une surface lisse. L'intâ*ieur des grains offrait la structure la plus étonnante. Une suite de coucbeis composées alt^nativement d'une glace transparente et d'une glace apaque, formaient autant de spbères concentriques d'une régularité parfaite. Ces coucbes différaient beaucoup en épaisseur dans les divers gréions: dans les uns^ elles se succédaient à des intervalles égaux de I a 2 lignes (millimètres) , et remplissaient tout le grain; dans îfca^^utres, l'espacement était variable, la coucbe de glace transparente avait quelquefois aa d^à d'un pouce (centimètre) d'épaisseur, et alors on j remarquait des rayons de glace opaque , divergeant du centre commun des sphères. Enfin, la coupe de ces gréions rappelait exactement l'idée de certaines agathes zonaires.

Trois orages successifs commencèrent par verser de la grêle avant qu'il tombât de la pluie. A chaque reprise , les gréions étaient moins gros, quoiqu*encore d'une dimension extraordinaire ; mais ils étaient plus abondans , surtout la seconde fois. A chaque chute aussi , les masses qui tombaient les premières étaient les plus grosses; les suivantes diminuaient graduée* ment d'épaisseur.

On se figure aisément les dég&ts causés par ces glaçons, qui descendaient par une chute oblique et dirigée à peu près du sudouest au nord-est , sur toute la zone exposée à leurs ravages, et les villes de Maestricht, de Tongres, de S^.-Tronc, etc. , j étaient comprises. Dans notre province, des milliers de vi-» très ftirent cassées; des tuiles et des ardoises furent brisées sur les toits; beaucoup d'arbres furent blessés au point que sur quelques-uns on ne reconnaissait plus les végétaux qu'ils avaient portés.

La grêle tombée à plusieurs autres époques de Tété , surtout

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pendant les mois de juin, sans pi^ësentéi: les circonstances remarquables de celle du 3 août, n'en a pas été moins funeste à plusieurs communes de 'notre province ; il en est dont les grains d'hiver ont été détruits en juin, et les grains d*étë en août».* Le i*' juin, la foudre est tombée sur un troupeau de i55 nàoutons, en plein champ, dans la conunune de Slenakeii, et, d*un seul coup, en a tué 6S, dont la laine a été éparpillée au loin. Le berger a été paralysé pendant huit jours (i).

(La forme remarquable des gréions, m engage à vous donner un dessin que j*ai pris moi-même de quatre d*entre eux , mesurés au compas et placés devant moi. — La fig. 17 montre la forme que les grains affectent ordinairement , savoir celle d'un secteur sphérique, dont la surface sphérique est plus ou moins mamelonnée , tandis que Tintérieur est rayonné du centre vers la surface sphérique. En comparant cette forme (fig. 17) à celle de la fig. 16, il semble que Ton peut en conclure que les gréions qui tombent dans les cas ordinaires , ne sont que des £agmens de plus grandes masses , car on ne peut pas admettre par de nouvelles additions , que des segmens sphériques , soient changés en sphère complète.)

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