ORDRES GOXGERWIXT LE SERVICE DES VIVRES EX VIAXDE
AU MARÉCHAL DAVOUT , PRINCE d'eCKXILHL, MLMSTRE DE LA GUERRE, A PARIS.
Paris, 3 mai 1815.
Alon Cousin , j'ai lu le rapport du 30 avril sur le service des vivres-viande. Les prix me paraissent excessifs et les conditions onéreuses. Une avance de 1,900,000 francs, qui n'est réalisable qu'en dixneuf mois, est inadmissible. Quand on paye au fournisseur les cinq sixièmes comptant, il doit pourvoir à tout. L'échelle de proportion qu'on veut régler pour les prix, sur la quantité d'hommes à
nourrir, n'est pas applicable à un territoire étendu et varié comme celui de la France. Le \ ar et le Jura n'ont aucun rapport entre eux; le territoire d'Alsace n'a aucun rapport avec celui de la Flandre ; il en est de même de ce dernier territoire avec les Pyrénées; 27 centimes est un prix excessif.
Je pense qu'il serait convenable, puisque nous avons une grande entreprise, de réunir le service des vivres-viande à celui des vivres-pain; cela diminuera le nombre des agents. Cela fera une grande administration à laquelle il sera plus facile de m:iintenir un grand crédit. On opérerait alors pour les vivres-viande comme on opère avec elle pour les vivres-pain. On lui donnerait les cinq sixièmes de son service; et, si elle avait besoin de quelques avances, on ne lui ferait qu'une simple avance de crédit, qui pourrait s'élever à 1,800,000 francs, payables en juin, juillet, août, et qu'on retiendrait sur son service par mois, soit par tiers, soit par sixième. Ce simple crédit serait suffisant au munitionnaire pour se former un plus grand crédit. Si M. Montessuy n'a aucun fonds ni aucune avance, il est difficile qu'il puisse être chargé d'un grand service.
Xapoléom.
['"après Turiginal coram. par M"»« la maréchale princesse d'Eckmùhl.
[18151 DE XAPOLÉOX I". 375