OEUVRES DE NAPOLÉON I" A S AI\ TE-HÉLÈX E
dénùment; que la solde n'était pas payée, qu'ils étaient mal nourris; que le génie et l'artillerie n'avaient aucun fonds pour pourvoir à leurs besoins. Mais ces raisons n'ont point été goûtées : les privations ne prouvaient que davantage la nécessité de confondre l'ennemi par un coup de tonnerre et une bataille décisive, où toutes les chances étaient en faveur des Français; il y avait plus d'espace qu'il n'en fallait pour qu'une armée de 50,000 hommes pût se déployer dans les îles et dans le terrain compris entre le bonnet-de-prêtre et la Kinzig.
De leur côté, les officiers autrichiens, qui ont voulu justifier l'imprudence et Tinconsidération de ces sièges de la part du prince Charles, ont dit qu'il était instruit de l'esprit de découragement qui existait dans l'armée française, de l'étonnement que l'issue de la campagne avait produit sur les chefs, et que c'est surtout sur leur irrésolution qu'il avait compté pour mener à bien une entreprise aussi dangereuse, qu'il croyait nécessaire au succès de la campagne qu'il méditait pour l'Italie.
D'autres ont dit que ces sièges avaient été entrepris par des ordres de Vienne et contre son avis. Cela est probable.
D'après le teste original, communiqué par S. M l'Empereur Xnpoléon III.
OBSERIATIOXS